Vous souhaitez partager les archives de vos ancêtres lors de la première guerre ?

Contactez-moi

Merci

Vous recherchez un lieu, une carte, le parcours succinct d’un régiment, des photos

NOUVELLE MISE A JOUR LE 15 avril 2014

dimanche 27 juin 2010

Festival Art et Jazz Gros plan sur trois sculpteurs

.
Plusieurs sculpteurs ont accepté de participer au Festival Art et Jazz d'Hermonville, et parmi ces artistes, figurent :
- Francois Mayu, un Parisien passionné de la Première Guerre mondiale. Après avoir travaillé dans la communication, voilà sept ans que François Mayu pratique son art. Il sillonne le Chemin des Dames pour y ramasser des éclats d'obus, car c'est ce matériau qu'il utilise pour créer ses sculptures.

La suite sur l’union
.

Caverne du Dragon Des collégiens exposent

.
LA Caverne du Dragon, musée du Chemin des Dames, n'en est pas à son coup d'essai en proposant à un collège du département de devenir son partenaire dans la conduite d'un atelier photographique. La création photographique au service de l'histoire. Ou l'inverse.

La suite sur l’union
.

samedi 26 juin 2010

Le 1er Régiment d'Artillerie de Marine dans la Somme

.
LA SOMME - 1916

Au début de 1916, Le Premier Régiment d'Artillerie Coloniale prend part à des manœuvres dans les environs de Crévecoeur, sous la direction des Généraux FOCH et PÉTAIN, et, le 28 janvier les trois groupes cantonnent auprès de Boves (Somme), lorsqu'ils sont alertés au milieu de la nuit. Les Allemands ont attaqué à l'ouest de Péronne, enlevant Frise et avançant jusqu'à deux kilomètres de Cappy.
Dans la journée du 29 janvier, les batteries du régiment prennent position dans la région Cappy – Chuignolles, ouvrent le feu le soir même et prennent part aux combats qui durent jusqu'au 20 février, nous permettant de reprendre les bois de la Vache et du Signal au sud de Frise.

Le 16 mars 1916, le premier groupe du régiment est cité à l'ordre du corps d'armée, en même temps que la 5ème batterie (Chef d'Escadron CAUQUIL, Capitaine NOIR).


Jusqu'au mois de juin, le régiment reste en secteur, participant à tous les coups de mains de la 2ème Division Coloniale, repoussant les attaques allemandes. Mais alors, les trois groupes se concentrent à l'est de Cappy, en vue de l'attaque qui va avoir lieu le 1er juillet, après une préparation formidable qui dure huit jours pleins (23 au 30 juin). Le terrain sur lequel va s'engager la bataille s'étend sur la rive gauche et au sud de la Somme, à l'ouest de Péronne : le plateau de Santerre.

En trois jours (1er au 3 juillet), grâce à la précision des tirs et à la rapidité avec laquelle les batteries se sont portées en avant dès la première journée, assurant immédiatement leurs liaisons avec l'infanterie, toutes les positions allemandes sont enlevées sur une profondeur de sept kilomètres jusqu'à Biaches et la Maisonnette où notre infanterie se heurte à de nouvelles organisations ennemies. Les canonniers SOUPÉ et JEGAT s'y font particulièrement remarquer :
« Détachés au bataillon PRUD'HOMME comme signaleurs et agents de liaison, ils partent avec la première vague d'assaut. Le feu d'une mitrailleuse située dans la tranchée Kreutzy arrêtant nos marsouins, SOUPÉ saute résolument dans la tranchée, révolver au poing, entraînant la vague d'assaut. Devant son attitude résolue, les occupants jettent bas les armes et sont alors cueillis par les marsouins. »

Du 4 juillet au 23 août, date à laquelle les batteries sont relevées, celles-ci prennent part à toutes les attaques et contre-attaques qui vont avoir lieu dans cette région.

Le 9 juillet : attaque sur Biaches, la Maisonnette et Barleux, menée par la 16ème Division qui a relevé la 2ème Division Coloniale le 4 ; seul Barleux reste aux mains de l'ennemi.

Le 15 juillet : contre-attaque ennemie sans résultat après un intense bombardement par obus de tous calibres.

Le 20 juillet : attaque contre Barleux, pris, mais évacué dans la soirée.


Le 12 août : attaque contre le bois Blaise par le 4ème Colonial (arrêtée immédiatement par la violence du tir ennemi).
Mais, en dehors des actions ci-dessus, il y a peu de journées où il ne se soit pas produit de vigoureuses actions d'artillerie : tirs de barrage à déclencher et concentration de feux ennemis à subir où les batteries sont soumises à un bombardement ininterrompu. Le saillant formé par notre ligne, dès le 5 juillet, permettait aux batteries ennemies de nous atteindre avec des feux de front, d'écharpe et de revers. Les pertes ont été énormes.
Le Premier Régiment d'Artillerie Coloniale a vingt-cinq officiers, dont ses trois commandants de groupe et trois cents hommes de troupe mis hors de combat.
Malgré ces pertes, malgré l'extrême fatigue causée par le manque de sommeil, les bombardements à obus à gaz, les difficultés de ravitaillement (certaines batteries ont changé sept fois de position), le régiment n'a cessé de remplir, avec un dévouement soutenu et une énergie constante, ses importantes missions.

Source Historique du 1er Régiment d'Artillerie de Marine
Avec l’aimable autorisation de Jean-Luc Dron

Plus de photos sur la Somme
.

Sedan, ville allemande en 1914-1918

.
Longtemps les photographies de cartes postales ont joué le rôle de vecteur d'information. Même sous l'occupation allemande de 1914-1918, Sedan n'y a pas échappé. Vécu dans un climat d'oppression et de terribles privations, le joug de l'ennemi a eu ceci de positif qu'il a laissé une manne étonnante d'images de cette sombre période.

La suite sur l’union
.

vendredi 25 juin 2010

Le 3e BCP en Artois

.
EN ARTOIS
(Deuxième campagne : décembre 1914-janvier 1916)
_______

Ainsi recommence, pour le bataillon, cette campagne en Artois, qui va se prolonger jusqu’au jour où le canon d ’alarme de Verdun l’appellera sur les hauteurs de la Meuse.
Treize mois durant, le bataillon va occuper les mêmes secteurs, mornes et désolés.
Il y subira les obscures misères de deux hivers particulièrement rigoureux ; il y connaîtra l’angoisse et la monotonie des relèves incertaines ; il y sera soumis presque sans trêve à des bombardements de jour en jour plus furieux. Les obus, les balles, les grenades, les luttes corps à corps, faucheront impitoyablement ses rangs toujours renouvelés.
Mais ce que la science destructive allemande ne saura réduire, c’est l’admirable entrain de ces survivants d’un jour, leur enthousiasme, cette gaieté de la tranchée, patrimoine des anciens de Crimée, et qui, cette fois encore, jaillit vibrante et sincère, bien au delà de la petite scène de théâtre dressée en défi sous la mitraille boche.
Et la gloire du bataillon grandit en proportion des souffrances et deuils vaillamment supportés.
Du 13 au 15 janvier, il prend, perd et reprend l’important système de tranchées du Grand Éperon.
Le19, il fonce sur l’adversaire et ramène 117 prisonniers.
Du 3 au 7 mars, il participe à des contre-attaques brillantes qui rétablissent la situation un moment compromise par une très puissante offensive ennemie. Et le 21e corps d’armée enregistre alors, à l’actif d’une des unités du 3e, la citation suivante :

La 6e compagnie (capitaine Crombez) : le 4 mars 1915 chargée de se porter en avant pour assurer la liaison entre deux de nos attaques qui se produisaient sur ses flancs, a sauté hardiment de sa tranchée en plein jour et en terrain découvert sous le feu de l’infanterie et de l’artillerie ennemies ; avec un remarquable élan, a progressé de 100 mètres, s’est cramponnée au terrain et s’y est maintenue jusqu'à la reprise de l’offensive.

(Ordre général n° 44, du 21e corps d’armée, du 13 avril 1915.)

Le 8 mai, chasseurs du 3e bataillon et spahis à pied, groupés sous les ordres du commandant Madelin, attaquent, avec une fougue reconnue dans les rapports allemands, la position formidable des Ouvrages Blancs. Le groupe des grenadiers mérite à son tour la citation suivante :

Le groupe de grenadiers du 3e bataillon de chasseurs : A l’attaque d’un ouvrage allemand très fortement organisé, se sont conduits d’une façon héroïque.

(Ordre général n° 7, de la Xe armée, du 27 août 1915.)


Malheureusement, le chef admirable qui a préparé cette attaque et qu’y n’a cessé d’encourager ses chasseurs par sa magnifique attitude, le commandant Léon Madelin, a été frappé mortellement d’une balle à la gorge, au moment où il faisait à la jumelle la reconnaissance du terrain. Et ses dernières paroles furent qu’on l’emmenât debout, pour ne pas apprendre aux chasseurs qu’il était atteint.
Le commandant Pineau le remplace, et sous ses ordres la lutte se poursuit avec le même acharnement.
Le 13 mai, au cours d’un assaut héroïque, le capitaine Constantin est tué en tête de la 5e compagnie.
Le 25, après préparation d’artillerie, ce sont trois autres compagnies qui, à la sonnerie du Refrain, bondissent au delà des parapets et, la baïonnette haute, s’emparent de toute la position ennemie du fond de Buval.
Chaque semaine va désormais marquer une nouvelle attaque et une nouvelle morsure dans la ligne allemande : du 6 au 12 juin, au bois Carré ; du 16 au 20, à la Tranchée des Saules ; du 26 au 30, au Chemin Creux. Là, une section de la 2e compagnie, sous la conduite du sous-lieutenant Dulys, mérite la citation suivante :

La 1er section de la 2e compagnie : le 29 juin, sous un feu violent d’artillerie et de mitrailleuses, sans pouvoir se creuser d’abris, a fait preuve d’une admirable ténacité en tenant toute la journée un point important qui avait été confié à sa garde. N’a pu être renforcée par une autre section de la compagnie qu’à la nuit tombante, alors qu’elle était réduite de 31 à 3 chasseurs.

(Ordre n° 100, de la Xe armée, du 26 août 1915.)



Ces trois braves : les chasseurs Nigron, Flamand et Martin, reçurent la médaille militaire. Les deux derniers, ainsi que le sous-lieutenant Dulys, tomberont au champ d’honneur dans la suite de la campagne.
Pendant trois mois, l’intensité de combat se ralentit dans le secteur. Toutefois, le bombardement intermittent n’est pas sans nous causer des pertes sensibles : du 5 juillet au 23 septembre, le bataillon sera trente-cinq jours en première ligne et aura32 tués, 211 blessés.
Et soudain, le 25 septembre, après une préparation d’artillerie de soixante-douze heures, très efficace, mais qui a l’inconvénient de donner l’éveil aux renforts ennemis, une offensive française et anglaise est lancée simultanément en Champagne et en Artois. Cette offensive fut enrayée. Mais elle coûtait à l’ennemi près de 100.000 hommes, un important matériel, des pertes capitales : Tahure, Beauséjour, la Main de Massiges, en Champagne ; Loos et Souchez, en Artois.
La 43e division coopéra à cette dernière opération par une forte attaque sur le Bois en Hache, au nord de Souchez.
Trois assauts, exécutés en dépit d’un violent feu de mitrailleuses, permettent au 3e bataillon d’établir un saillant à la corne sud-est du bois ; le chef de l’attaque (capitaine Jeannerod), 5 autres officiers, 73 chasseurs, sont frappés à mort.

L’hiver est revenu, rigoureux et triste, sans rien abattre des énergies. Depuis plus d’un an, le même bataillon tient le même secteur, lugubre entre tous. La rafale de mort y a tout fauché : rien n’y est plus que boue, boue odieuse sans cesse refaite par les sapes, par les mines, par les obus, par les pluies tombant à torrents. Mais cette boue a désormais des noms, les noms de nos grands morts : le boyau Madelin, les tranchées Jeannerod, Dulys… Elle a ses centaines de tertres qui sont les tombes de nos officiers et chasseurs. Et sait-on de combien d’autres des nôtres elle est pétrie, tant est grand le nombre de ceux dont un jour on a plus su que dire, sinon qu’ils resteront les disparus de Lorette !

Source : Historique du 3e Bataillon de Chasseurs à pied - BERGER-LEVRAULT, NANCY – PARIS – STRASBOURG
.

jeudi 24 juin 2010

Le 2ème RÉGIMENT DE CHASSEURS D'AFRIQUE

.
1er RÉGIMENT DE MARCHE DE CHASSEURS D'AFRIQUE
3ème et 4ème ESCADRONS du
2ème RÉGIMENT DE CHASSEURS D'AFRIQUE

Participation à la Bataille de La MARNE
(Combats de CHAMBRY de VAREDDES et poursuite).


La VIème Armée récemment formée à MONTDIDIER et confiée au Général MAUNOURY devait s’appuyer sur le camp retranché de PARIS, faire face à l’Est et prendre à revers dans la direction de L’OURCQ, la Ière Armée Allemande (Von KLUCK). Le 6 Septembre commence cette série de manœuvres qui caractérise la bataille de La MARNE et qu’on ajustement qualifiée de « rétablissement stratégique ».
La 45ème Division d’Infanterie composée de Troupes Marocaines s’est rassemblée au Nord-est de PARIS sous les ordres du Général DRUDE et fait partie de la VIème Armée (Général MAUNOURY). Elle a pour Cavalerie le 1er Régiment de Marche de Chasseurs d’AFRIQUE.
Le 3 Septembre le Régiment se porte d’ANTONY au BOURGET en traversant PARIS. Il arrive au BOURGET à 9 heures.
A 14 heures il prend les avant postes à la PATTE d’OIE, dans la direction de GONESSE. A 17 heures, il quitte les avant postes pour aller bivouaquer sut le parvis de l’église de ROMAINVILLE où il reste le 4 Septembre.
Le 5, la 45ème Division d’Infanterie étant réserve de la VIème Armée, il reste en réserve sur le flanc droit à MITRY.

Combat de CHAMBRY (6-7 Septembre) — Le 6 Septembre le contact de l’ennemi est pris. Le Régiment est à l’extrême droite de la ligne de feu pour couvrir une attaque à la baïonnette de la 45ème Division d’Infanterie. La Cavalerie (3ème Escadron) fait une marche d’approche au galop de 2.000 mètres sous les obus pour atteindre CHAMBRY (6 kilomètres au Nord de MEAUX) et elle engage un combat à pied dans le village. L’Attaque Française est repoussée par les Allemands. Le Régiment reste en l’air ; il doit remonter à cheval et se retirer sous la pression de l’Infanterie allemande qui s’empare du village.
La Division se reporte en avant le 7 Septembre. Le 3ème Escadron fait l'avant-garde dans la direction de CHAMBRY. Le combat s’engage. Tandis qu'un Régiment de Zouaves attaque le village et s'en empare, la Cavalerie est envoyée en soutien de l’Artillerie.


Combat de VAREDDES (8-9 Septembre) — Le 4ème Escadron reçoit 1’ordre, dans la journée du 8, de se porter sur le pont de VAREDDES. Il est arrêté en cours de route par les obus et reçoit l'ordre de se replier. Le Maréchal des Logis BAUDEON est grièvement blessé d’un éclat d'obus au ventre. Malgré son horrible blessure, il s'efforce de continuer sa mission jusqu'à l'épuisement complet de ses forces. Il meurt, vingt jours après à l’hôpital de MEAUX. Son cheval est tué par une balle reçue en pleine poitrine. Quatre autres chevaux sont blessés.
Dans la journée du 9, le Colonel fait occuper VAREDDES et le pont sur La MARNE. Il se bat lui-même dans les rues avec le 1er Escadron, contre une arrière-garde allemande.
Il appelle à lui le 3ème Escadron. Celui-ci, se pointant de la BRIQUETERIE au pont, est pus à partie par l'Artillerie ennemie. Il y a trois tués, l'Adjudant TARDY, le Brigadier maréchal REST et le Cavalier CAMES plus six blessés, le Maréchal des Logis chef MEUNIER, les Chasseurs MOREAU, RAYMOND, ARDOUIN, PEYRABELLE et PESNEAU. Le Cavalier LOTTAS, Éclaireur d'Infanterie, a la tête enlevée et le Maréchal des Logis de BEUVRON est très grièvement blessé. Il obtient la Médaille Militaire. Le 4ème Escadron est détache à l'Artillerie. Le Chasseur PERRIN reçoit une grave blessure à la jambe, en portant un ordre au Commandant de 1’Artillerie sous un feu violent. Le Brigadier PERNOT est blessé à la fesse, et a son cheval tué sous lui.



Poursuite. — A partir du 10 Septembre, les Allemands battent en retraite. La poursuite se fait dans la direction de SOISSONS. Le Régiment franchit L'OURCQ à LIZY-sur-OURCQ, il capture 200 prisonniers, et 450 ennemis blessés tombent entre ses mains.
La poursuite continue, le 11, Le Régiment se porte à l’Est de la forêt de VILLERSCOTTERÊTS, par DAMMARD, La FERTE-MILON, FAVEROLES, CORCY et LONGPONT. Trois prisonniers sont encore capturés à LOUATRE, par un Peloton lance à la poursuite des fuyards.
Le contact est repris à CHAUDUN, où une patrouille allemande, plus forte que la patrouille française, prend la fuite.
La Cavalerie arrive le 13 à NOYANT, à 6 kilomètres au Sud de SOISSONS. La poursuite semble enrayée. De fait, le Régiment entier passe L'AISNE sur une passerelle établie par le Génie, près du pont du chemin de fer entièrement démoli, mais l'Infanterie, qui a pris SOISSONS, a à peine débouché, et le Régiment, pris de plein fouet sous un feu terrible de marmites et de shrapnells, est obligé de rebrousser chemin. Le pont est barré par une Batterie de 75 dont les chevaux sont tués sur le pont même. Force est de se terrer contre le talus de la voie ferrée, en attendant le déblaiement du pont. Par bonheur, les marmites, qui arrivent par dix, tombent dans L'AISNE, et les shrapnells éclatent trop haut.
Les pertes sont relativement minimes : 8 hommes blessés ; 2 chevaux tués et 7 blessés.

Source Historique du 2ème Régiment de Chasseurs d’AFRIQUE
Avec l’aimable autorisation de Jean-Luc Dron.
.

Assemblée générale d'Horizons d'Argonne Pierre Labat raconte 14-18

.
Comme à l'habitude, l'assemblée a débuté par une conférence donnée avec talent et conviction par Pierre Labat, maire de Massiges, remarquablement documenté sur les combats de 14-18 dans sa commune.
Progressant dans le déroulement des offensives et contre-offensives, il a souligné le rôle fondamental joué par le 24e RIC et ses marsouins au cours des opérations sur les crêtes dominant son village.

La suite sur l’union
.

Hommage à Robert Cermolacce, soldat du 159e régiment d'infanterie

.
Seul militaire de 1914-18 reposant dans le cimetière, sa sépulture serait tombée dans l'oubli si M. et Mme Dupuich ne venaient l'entretenir régulièrement. Les croix et les plaques des tombes implantées dans les nécropoles militaires ont été renouvelées. Celle de Robert Cermolacce devenant illisible, le Comité historique de Carency, les Gardes d'honneur de Notre-Dame de Lorette et la municipalité ont tenu à rendre hommage au militaire enterré dans ce petit coin de France à l'occasion du 95e anniversaire de la 2e Bataille d'Artois et de la reprise de Carency et ont mis une nouvelle croix et une plaque de marbre.

La suite sur La voie du Nord
.

Suippes / Mémoire de la Grande Guerre

.
Des plaques pour les villages détruits CINQ villages détruits au cours de la Première Guerre mondiale, au fin fond du camp militaire de Suippes, sont depuis trois ans accessibles aux visiteurs le 12 septembre. Depuis lundi, des panneaux indicatifs se trouvent devant ces villages, pour témoigner de ce qu'ils étaient avant que les bombardements français et allemands ne transforment les maisons en ruines.

La suite sur l’union
.

mercredi 23 juin 2010

Une relecture des mutineries de 1917

.
L’histoire des mutineries de 1917 a engendré une importante littérature historique. Rupture évidente de la cohésion nationale, l’événement, même s’il est limité dans le temps, symbolise à lui seul la fin de l’Union sacrée. On pourrait croire que tout a été dit sur le sujet et pourtant André Loez apporte un éclairage nouveau sur ces événements. L’ouvrage est intéressant à plus d’un titre. D’abord, parce qu’il renouvelle le questionnement sur les mutineries. Ensuite, plus généralement, son travail est l’occasion d’une réflexion plus générale sur les sources historiques, leur silence et leur sincérité, et sur le travail de l’historien en général. Au fil de la lecture, on est frappé par la grande rigueur de l’auteur, qui lui a permis de prendre en compte toutes les dimensions de ces mutineries et l’a conduit à s’intéresser à l’ensemble des mutins, et pas seulement aux plus cultivés d’entre eux.

La suite
.

« Le village martyr » méritait bien l'attribution de la Croix de guerre

.
Le blason du village de Lorgies est orné de la Croix de guerre depuis 90 ans. Mais aucun document officiel n'attestait de ce qui s'était passé au cours de la Première Guerre mondiale. Jeudi, la municipalité a officiellement reçu le diplôme attestant de cette attribution.

La suite sur La voie du Nord
.

Devant un champ de blé...

.
Les champs et pâtures des Weppes et du Bas-Pays de Béthune, terres de guerre et de souffrances, sont parfois le cadre de cérémonies qui pourraient surprendre les promeneurs. La photo ci-dessus, prise samedi, présente les musiciens du Nottingham Band of the Royal Engineers, entonnant « The Last Post » devant un champ de blé. Pourquoi ?

La suite sur La voie du Nord
.

le livre « Des héros » fait revivre des Poilus

.
L’idée est venue de l’association du patrimoine, qui voulait rendre hommage à tous les Yzernéens morts à la guerre 14-18. « Des héros », un livre de 80 pages en couleur sur papier glacé, vient de sortir. Thérèse Maindron et Gérard Gazeau sont les deux initiateurs du projet.

La suite sur Ouest-France
.

mardi 22 juin 2010

Le 18e B.C.P. aux Eparges

.
LES ÉPARGES
(5 juillet-23 septembre 1915)

Pendant l'occupation du secteur de Woëvre, le Bataillon a appris à connaître la crête grise, sorte de falaise qui domine les villages des Éparges et de Combres. De leurs tranchées, les chasseurs ont pu voir cette crête bombardée quotidiennement, secouée par d'incessants combats locaux, derniers soubresauts des attaques faites en ce point quelques semaines auparavant. C'est là qu'ils sont envoyés dès le 5 juillet, pour y tenir le secteur, l'organiser et s'efforcer de conquérir le sommet de la crête, le fameux « Point X » dont les communiqués ont révélé l'identité, et d'où un guetteur, dominant la plaine de Woëvre, empêche tout mouvement de jour à l'intérieur de nos lignes.
Ce secteur se ressent de l'activité guerrière qui vient de s'y manifester et qui est loin d'être apaisée. A la suite des attaques de mars et d'avril, nous avons conquis la presque totalité de la crête, sauf le point culminant, où l'ennemi accroché, en assez pénible posture, ne réussit à se maintenir que grâce à une attitude agressive ne laissant aucun répit. Les lignes sont au contact, pour éviter la bombe et l'obus, mais c'est alors la grenade qui intervient, et l'on passe là des journées entières guettant l'engin qui va s'abattre en tournoyant dans la tranchée : pétards à manches, « tuyaux de poêle », ou même torpilles de 240, qui balaient de leur souille hommes, pierres, sacs à terre. La fatigue est extrême du fait de la tension nerveuse, mais pas un instant ne faiblit la volonté de tenir malgré tout. On riposte avec toute la gamme des grenades dont on est abondamment pourvu, avec les « celleriers », ces minuscules canons faits eux-mêmes d'un corps d'obus, avec les mortiers Aasen, avec le canon de 58. Pour aller chercher le Boche, accroché aux pentes devant Combres, l'artilleur diminue ses charges ; pour limiter la débauche de munitions à laquelle se livre l'adversaire, on lui applique le régime des tirs de représailles. Et l'on a la satisfaction d'apprendre que tous les jours ne sont pas roses pour « Fritz » qui, dans une composition en vers tombée entre nos mains, chante les tourments de l' « Enfer de Combres ».


Pour hâter l'évacuation du Point X, un certain nombre de galeries de mine ont été creusées. Nous devançons l'ennemi dans ce travail. Le 12 juillet, trois fourneaux sont prêts à exploser : deux sont sous la tranchée allemande elle-même. Une attaque combinée avec l'explosion doit nous donner la possession de la crête. A 10 heures, en effet, les trois mines sautent et nos vagues d'assaut se précipitent, mais la chute des pierres projetées par l'explosion tue ou blesse plusieurs chasseurs et disloque un peu l'attaque. Cependant, les bords des entonnoirs sont occupés par deux compagnies (4e du 18e et 3e du 9e) qui prennent pied en divers points de la tranchée allemande. Mais l'adversaire sort en masse des abris creusés dans les pentes sud de la position ; l'artillerie allemande, non contrebattue, agit à vues directes sur nos éléments d'attaque qui, après une lutte de plusieurs heures et après avoir perdu tous leurs officiers, doivent revenir à la tranchée de départ. L'attaque, reprise au petit jour avec d'autres compagnies venues de l'arrière, ne donne pas un résultat meilleur. La journée a coûté de grosses pertes au Bataillon, qui n'en défile pas moins brillamment, drapé de boue et d'orgueil, dans les rues de Verdun où ses clairons retentissent le jour de la Fête Nationale. Par période de sept jours, alternant la tenue du secteur avec des repos à Glorieux, au Camp Romain, à Fontaine-Saint-Robert ou au camp des Trois-Jurés, travaillant même à la Tranchée de Calonne dans le secteur plus calme de la brigade voisine, le 18e passe ainsi les mois de l'été 1915.
Le 23 septembre, il est définitivement retiré de la région, vient un jour au secteur du bois Bouchot, puis, embarqué en camions-autos, il débarque à Verrières, au sud de l'Argonne, le 1er octobre. Depuis le 25 ont commencé les attaques de Champagne. On parle d'une grande victoire, on pense percer et couper en deux les armées ennemies. Et le désir d'être de la fête laisse dans l'oubli les fatigues de l'âpre secteur dans lequel, au cours de ces deux mois et demi d'occupation, tant des nôtres sont tombés.

Source : Historique du 18e Bataillon de Chasseurs à pied BERGER-LEVRAULT, NANCY – PARIS – STRASBOURG
.

lundi 21 juin 2010

Le dernier saut


Hors sujet, sûrement pas. Il était de la même trempe !


Envoi de M Jean-Paul Harant que je remercie


Cet après midi je me suis permis d'aller rendre un hommage à ce Grand Soldat.
Sur son cercueil reposait, un képi blanc, un béret rouge, la célèbre casquette cam et son képi de Général.
Des petits gars du 516e Régiment du Train de Toul l'accompagnait.
Beaucoup d'émotion.

Au revoir mon Général.
.

Communication de M TOMASETTI

.
Je vous remercie d'avoir retranscris ce texte sur votre site, cependant le journal a commis une petite erreur dans l'adresse à laquelle l'appel à témoin est lancé.
La bonne est la suivante : projet.spinner@yahoo.fr.

Bien cordialement

P. TOMASETTI

.

Peyrolles sauve de l'oubli cinq soldats tués en 14-18

.
J. Maury, L. Raynaud, B. Rousset, A. Monié et J. Cros ont enfin leurs noms inscrits sur une stèle car Peyrolles n'avait pas de monument aux Morts.

Peyrolles : 82 habitants en 2010...
Et cinq soldats oubliés, cinq "Poilus" de la "Grande Guerre" tués quelque part entre Somme et Lorraine voici près de cent ans, leurs corps à jamais perdus, pulvérisés, disparus dans une bataille de fer, d'acier, de feu, de poudre et de boue mêlés, enfouis dans la terre perforée de balles et broyée d'obus ; cinq vies fauchées par la mitraille et que l'Histoire allait peut-être oublier.

.

Dans un mois, jour pour jour, le Prince Charles à Fromelles ?

.
Dans un mois, jour pour jour, le 19 juillet, ce sera la grande inauguration du Pheasant Wood Military Cemetery où reposeront les deux cent cinquante soldats du Bois du Faisan.
Où en sont les préparatifs de cet événement ?

La suite sur La voie du Nord
.

14-18 : une exposition émouvante à la médiathèque

.
L'exposition sur la guerre de 14-18, que propose la médiathèque jusqu'au 30 juin, présente un aspect assez original. Bien sûr, certains panneaux qui la composent relatent ce que plus personne n'ignore de cette effroyable boucherie…

La suite sur Sud-Ouest
.

Des flammes...à la lumière

.
Entrez dans le plus grand Son et Lumière de la Grande Guerre,
Vivez l'émotion des 15 ans d'un spectacle grandiose en un Son et Lumière saisissant de réalisme...

L'une des plus grands scènes naturelles de France
Une fresque historique grandiose réalisée par 550 bénévoles dont 250 acteurs français et allemands sur scène, 1100 projecteurs, 900 costumes, 40 km de câble, des effets spéciaux...

.

vendredi 18 juin 2010

On a commémoré la bataille de Serre-Hébuterne, en juin 1915

.
La bataille qui se déroula aux frontières de la Somme, dans la plaine au sud d'Hébuterne, du 7 au 13 juin 1915, entre Français, Alliés et Allemands, devaient fournir une diversion pour soulager le front de Lorette - Vimy.
L'action se déroula autour de la ferme de Touvent.
Des milliers d'hommes y trouvèrent la mort et l'on compta plus de dix mille blessés.

La suite sur La voie du Nord
.

Aubérive Commémoration franco-polonaise

.
La mairie d'Aubérive, l'association des anciens combattants polonais à Troyes et l'amicale régionale franco polonaise invitent la population à la cérémonie annuelle qui se déroulera le dimanche 4 juillet au cimetière franco polonais d'Aubérive, sur la route de Suippes, à 25 km de Reims, pour commémorer les morts français, polonais, résistants et parachutistes, tombés en 1914-1918 et 1939-1945.

La suite sur l’union
.

Les Australiens la surnomment la place de 11 heures 30 !

.
Saviez-vous par exemple que lorsque des Australiens ou des Anglais viennent sur les traces de leurs ancêtres, morts au front à Armentières, ils cherchent désespérément la place de 11 h 30 ?

La suite sur La voie du Nord
.

Dissolution du 2e régiment du génie de Metz

.
En attendant les hussards, Le 2e régiment du génie (RG), unité stationnée depuis 1826 à Metz, a été formellement dissout mercredi lors d'une prise d'armes à laquelle a assisté le commandant des forces terrestres, le général de corps d'armée Antoine Lecerf.
Créé en 1814 à partir des bataillons de sapeurs et de mineurs qui avaient participé aux campagnes de la Révolution et de l'Empire …

La suite sur FR3
.

jeudi 17 juin 2010

Ouverture de l’Abri Mémoire à Uffholtz

.
Du 25 juin au 10 septembre 2010 : Exposition « La guerre de montagne, ici ? »

Le site de l’Abri Mémoire sera accessible au public le vendredi 25 juin 2010, à partir de 15h00
La journée se poursuivra par de courtes conférences menées par des historiens locaux et spécialistes sur les spécificités de la guerre en montagne à partir de 16h30 :

- 16h30 : conférence de Gilbert Wagner sur le Hartmannswillerkopf

- 17h15 : conférence de Thérèse Bisch sur la photographie

- 18h15 : conférence de Philippe Koch et Daniel Roess sur le service de santé

- 19h00 : conférence de Yann Prouillet sur les fronts montagneux ailleurs


Les démineurs s'en vont, les pelleteuses arrivent

.
Après plus de six mois d'un long et dangereux travail de déminage -au sens propre du terme - les travaux de la future déviation d'Aspach ont débuté hier.
Dans les prochaines semaines se dérouleront de spectaculaires opérations de terrassement.

La suite sur les DNA
.

D'étranges similitudes entre le village et la commune de Poelkapelle

.
L'association du Tank de Flesquières a participé à la commémoration du premier engagement des tanks Britanniques dans les Flandres Belges, en 1917.
Sous la conduite de leur président, les membres du comité directeur de l'association se sont rendus à Poelkapelle.

La suite sur La voie du Nord
.

Commémoration Cérémonie au monument de Navarin

.
C'est le dimanche 20 juin qu'aura lieu dès 9 h 45 la cérémonie annuelle au monument de Navarin, nécropole du souvenir aux morts des Armées de Champagne, commémoration du souvenir aux morts des différents conflits armés

La suite sur l’union
.

Au coeur des tombes sud-africaines... en Normandie

.
L'Afrique du Sud et la Normandie sont liées par une histoire commune ! Lors de la Première Guerre mondiale, des personnels sud-africains sont morts par centaines dans notre région. Leurs tombes sont toujours entretenues à Rouen et Arques-la-Bataille.

La suite sur Paris Normandie
.

lundi 14 juin 2010

Pré carré, camp retranché, secteur fortifié : trois siècles d'histoire militaire

.
Cette trilogie maubeugeoise se poursuit aujourd'hui.
Trois associations, Renaissance Vauban, pour les remparts du 17ème, présidée par Jean Claude Descamps à Maubeuge, Sauvegarde du Fort de Leveau, pour la période de la Première Guerre mondiale, présidée par Patrick Camberlin à Feignies et la plus récente Amifort SF, pour l'ouvrage de la Salmagne, blockhaus de la Seconde Guerre mondiale, présidée par Marcel Caty, ont décidé d'unir leurs efforts et de présenter une plaquette trilingue, en français, anglais et néerlandais, qui est parue fin avril à l'occasion du traditionnel rata du poilu, organisé au fort de Leveau.

La suite sur La voie du Nord
.

Étaples-sur-Mer - Folkestone : le trait d'union fait mieux que résister

.
Hier, une délégation d'Anglais est venue de Folkestone pour un hommage aux soldats britanniques morts pendant la Première Guerre mondiale et enterrés à Étaples. Cérémonie qui s'appuie sur l'Amitié franco-britannique créée entre autres par David Dorrell, qui habitait cette ville d'Angleterre.

La suite sur La voie du Nord
.

L'instituteur d'Esternay publie un nouveau polar

.
Aujourd'hui, l'instituteur d'Esternay récidive et sort son deuxième roman policier « Champagne rouge garance ». Dans ce nouvel opus, l'histoire se déroule dans la région, et prend ses racines dans la Grande Guerre.

La suite sur l’union
.

dimanche 13 juin 2010

Le 166 R.I. en Champagne

.
Combat du mont Blond - Massif de Moronvillers
(Mai - juin 1917.)
____

A la fin du mois de mai, le régiment reçoit l'ordre (29 mai) de relever le 9e R. T. dans le sous-secteur du mont Blond.
Les circonstances difficiles de la bataille qui se livrait en ce moment aux monts de Champagne vont mettre à nouveau le régiment à l'épreuve; elles lui donneront, en revanche, l'occasion de s'illustrer une fois encore par de glorieux hauts faits. Le secteur du mont Blond vient d'être conquis ; le terrain n'est pas organisé et il n'existe ni tranchées, ni boyaux, ni abris. D'autre part, l'ennemi a ses meilleures troupes rassemblées en face de nous ; il dispose de sérieuses forces d'artillerie et n'est pas résigné au recul qui lui est imposé sur ce point du front.
Cette situation fait régner une grande agitation pendant la première quinzaine de juin. Le tir de barrage est déclenché plusieurs fois chaque nuit et nos positions sont soumises à des bombardements violents et à des tirs de harcèlement ininterrompus qui nous causent des pertes. Néanmoins, au prix de beaucoup de courage et d'efforts, l'organisation du secteur entre en bonne voie de réalisation. Si peu favorable que doive être à cette tâche l'activité de combat, il devient cependant nécessaire de la créer pour obtenir l'amélioration de certaines de nos positions avancées. L'ordre est donné, dans ce dessein, d'enlever le système de tranchées Flensburg et Blonde.

Le Mont Blond

L'attaque est fixée au 18 juin 1917. La mission en est confiée au bataillon d'INGUIMBERT (1er bataillon).
La 1re compagnie (DIOT) et une partie de- la 3e (GALLAS) réussissent à atteindre leur objectif (partie est du système de tranchées). Le tir mal réglé de notre artillerie arrête la progression de la 2e compagnie (HARISPURU) qui fait face à la partie ouest des tranchées Flensburg et Blonde.
Les gains sont maintenus et deux grosses contre-attaques ennemies repoussées. Le 19 juin, après des combats à la grenade dans le but de consolider les gains de la veille, la 2e compagnie est chargée pour la deuxième fois de s'emparer des branches ouest des tranchées de Flensburg et Blonde. Notre attaque est enrayée par le bombardement et les feux de mitrailleuses ennemies.
Le 2e bataillon (BOUCHÉ) remplace, le 20 juin, le 1er bataillon qui a souffert et qui passe en réserve. Sous un pilonnage meurtrier, le 2e bataillon organise le terrain et fait des travaux d'approche en vue de préparer une nouvelle attaque du bloc de tranchées Flensburg et Blonde, encore aux mains des Allemands. L'opération est exécutée, le 21 juin, par la 3e compagnie du 166e et quatre équipes de grenadiers de la IVe Armée.
Le 2e bataillon a ensuite la rude mission d'occuper les positions conquises et de les organiser ; étant soumis aux réactions violentes et prolongées de l'artillerie ennemie, il s'en acquitte vaillamment. Les contre-attaques tentées par les Allemands restent vaines. Les 1er et 2e bataillons sont fatigués et très affaiblis. Le régiment est relevé, le 25 juin, et transporté dans des cantonnements de repos de la vallée de la Coole, où il stationne jusqu'au 20 juillet. Au cours de ces durs combats, il a perdu 5 officiers, 41 sous-officiers, 561 hommes.
Le sous-lieutenant MANGIN, le sergent PIERROT, les soldats HENRION, AUBERT et BREDA sont cités à l'ordre de l'armée.

Source Historique du 166ème Régiment d’Infanterie
Avec l’aimable autorisation de Jean-Luc Dron
.

Oradour: une commémoration sans ministre

.
Hors sujet mais c’est lamentable

Pour la première fois depuis des années, aucun ministre ne s'est déplacé à Oradour sur Glane

.

L'histoire corrigée

.
Les Poilus
« On appelait les soldats de 14-18 les Poilus parce qu'on avait fait venir beaucoup de singes d'Afrique dans les tranchées ».
Les tranchées artères
« En 1914, les soldats se battaient dans des tranchées artères ».

La suite sur Presse Océan
.

Un cimetière militaire de Loos-en-Gohelle profané

.
Plusieurs tombes d'un cimetière anglais de Loos-en-Gohelle ont été retrouvées souillées par des croix gammées.

La suite sur Nord-éclair
.

Avant le monument, un square

.
Mais en 1920, les communes sont invitées à ériger un monument aux morts de la Grande Guerre et la Ville organise l'année suivante... une corrida pour financer le projet !

La suite sur le Midi-Libre
.

Le ministre (canadien) de la Défense nationale rend hommage aux soldats disparus de Terre-Neuve

.
BEAUMONT HAMEL, FRANCE–-(Marketwire - 12 juin 2010) - L'honorable Peter MacKay, ministre de la Défense nationale, a visité aujourd'hui un monument commémoratif érigé à la mémoire des soldats Terre-Neuviens décédés durant la Première Guerre mondiale, à proximité du site de la bataille la plus meurtrière du Royal Newfoundland Regiment, la bataille de la Somme.

.

vendredi 11 juin 2010

Bruno Brun signera Les étrangers dans le Gard pendant la 1re guerre mondiale

.
Samedi 12 juin, de 9 à 17 heures à la Maison de la presse rue Docteur-Serre (nouvelle presse des Cévennes), l'Alésien Bruno Brun signera Les étrangers dans le Gard pendant la 1re guerre mondiale (mars 2010, 162 pages, 20 €, éditions Lacour). Ce texte, qui valut à notre compatriote en 2009 le mastère d'histoire militaire à l'université Paul-Valéry de Montpellier …

La suite sur le Midi-Libre
.

Les Peintres dans la Grande Guerre

.
Les 4 jours de Verdun sont nés d’une ardente obligation. Celle de sauvegarder « encore et toujours » le souvenir de la Bataille de Verdun.

.

RD 643 : 226 obus de la Première Guerre mondiale découverts

.
Suite à la découverte de 40 obus, la RD 643, entre Estourmel et Awoingt, a été déviée ce jeudi 10 juin. Le dispositif a été levé à 11 h 30 par la gendarmerie.

La suite
.

Des Dragons en ville

.
Jeudi dernier, les cavaliers du 2 e Régiment de Dragons, commandés par le colonel Xavier Lefèbvre, ont effectué une prise d'armes à Masevaux en présence de Laurent Lerch, maire, de Roger Gaugler président départemental du Souvenir français et de Claude Iltis, président de l'Union nationale des anciens combattants (UNC)

La suite sur les DNA
.

Versailles perd son régiment, mais le Génie garde ses moyens

.
Eclaircie cet après-midi sur l'avenue de Paris, à Versailles (78), où se déroule la cérémonie marquant la dissolution du 5ème régiment du génie, le régiment historique de la ville royale. Il sera officiellement rayé de l'ordre de bataille le 30 juin à minuit.

.

mercredi 9 juin 2010

Obsèques à Fontenay-sous-Bois

.

Les obsèques de Marcelle et Lucien Lapie, enfant de huit et trois ans, tués par les bombes allemandes à Fontenay-sous-Bois, dans la nuit du 30 au 31 janvier 1918.
Leur père arrivant en permission, heureux de les serrer dans ses bras, ne put que les ensevelir.



Il fallait à Paris, néanmoins, un assez beau ressort moral pour montrer ce clair visage. Il respirait une atmosphère chargée de menaces, ses nuits troublées par les incursions aériennes des escadrilles ennemies, et, le jour, servant de cible lointaine au canon géant braqué dans la région de Laon. Quelques étapes de uhlans séparaient seules les lignes allemandes de ses boulevards. Depuis le 22 mai 1915, il avait perdu le souvenir des « taubes », apparus pour la première fois dans le ciel le 30 août 1914. Les zeppelins ne l’avaient occupé que du 21 mars 1915 au 29 janvier 1916. En décembre 1917, il attendait les Gothas. Ils vinrent dans la nuit du 30 au 31 janvier 1918. Jusqu’au 14-15 septembre, il laissèrent tomber sur la ville 295 projectiles, 326 sur la banlieue, 43 sur la grande banlieue. Le 24 mars la « Bertha » * faisait ses débuts, intriguant la population jusqu’au soir, quand le communiqué de cinq heures révéla, au milieu, d’ailleurs, de l’incrédulité à peu près générale, l’origine et les particularités balistiques des mystérieux projectiles tombés on ne sait où, à partir de 7 heures du matin. Elle devait se taire le 9 août. Entre temps elle avait fait des victimes : 256 tués, 612 blessés ; pas de combattants, naturellement : des vieillards, des enfants, des femmes pour la plupart ! L’attaque aérienne nocturne du 30 au 31 janvier 1918 fut de toutes la plus sanglante. Paris n’était pas tout à fait prêt. Outre que la nuit était extrêmement lumineuse, il avait gardé trop de lumières. Les barrages de sa défense étaient trop faibles. Ses gardiens, les avions du Bourget, ne purent réaliser tout ce qu’on avait attendu, à l’excès de leur rôle. Les Gothas lâchèrent cette fois sur la ville 91 bombes ; 2 de 300 kilos n’éclatèrent pas. Il y eut 51 morts et 204 blessés dans l’agglomération parisienne. Au matin, le soldat Lapie, un permissionnaire du 118e d’artillerie, arrivait heureux, pour dix jours, auprès de sa femme et de ses deux enfants : Marcelle, 8 ans, Lucien, 3 ans. Dans le train de banlieue qui l’amenait à Fontenay-sous-Bois où il avait son foyer, des conversations de voyageurs l’instruisirent : sa maison écrasée ; Marcelle, Lucien, morts ; sa femme à l’hôpital, le bras gauche arraché, une jambe broyée. La guerre avait toujours exigé que des enfants pleurent leur père. Mais il avait fallu la guerre à l’allemande pour que des pères vinssent du front ensevelir leurs enfants assassinés !

* La grosse Bertha (obusier d’une portée de 12,5 km) est confondue avec le canon de Paris

http://html2.free.fr/canons/bertha.htm

http://html2.free.fr/canons/canparis.htm

Sources : l’Illustration

.

L’abri-mémoire d’Uffholtz

.





Merci à Louis
.

L'ONF détruit un monument de la Grande Guerre

.
Un ouvrage emblématique de la guerre 14/18, situé au lac Noir, a été détruit le mois dernier. Gestionnaire du site, l'ONF indique que le bâtiment, une ancienne ambulance alpine, menaçait de s'effondrer.
Sa disparition a suscité beaucoup d'émoi chez les passionnés de la Grande Guerre.

La suite sur les DNA


Il était temps d’en parler !


http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Sites-et-vestiges-de-la-Grande-Guerre/memoriam-ambulance-noir-sujet_1408_1.htm
.

La Force noire exposée à la bibliothèque

.
Jusqu'au 30 juin, l'Onac (Office national des anciens combattants et victimes de guerre) présente à la bibliothèque municipale une exposition intitulée La Force noire (1857-1965).
En 1909, le succès des opérations militaires et la valeur des troupes noires incitent le colonel Mangin à réclamer la constitution d'une Force noire dont les sacrifices consentis sont récompensés par l'attribution de la légion d'honneur au premier régiment des tirailleurs sénégalais.

La suite sur le Midi-Libre
.

Le fort d'Englos ouvert ce week-end

.
Le fort Pierquin, anciennement appelé fort d'Englos sera ouvert aux visites les samedi 12 et dimanche 13 juin. ...

La suite sur La voie du Nord
.

Saint-Raphaël : des historiens font la lumière sur l'ancre

.
Les coloniaux ont toujours été intéressés par les ancres de marine et parmi celles-ci, il en est une qui intrigue particulièrement le voyageur arrivant pour la première fois dans le vieux port de Saint- Raphaël.
Elle est énorme, en acier, pèse plusieurs tonnes et côtoie le monument commémorant le retour d'Égypte du jeune général Bonaparte. Ceux qui se font photographier à côté d'elle ignorent tout de son histoire, qui mérite cependant d'être contée.

.

Crânes retrouvés à Angres : selon un passionné d'histoire, ce serait ceux de soldats allemands

.
L'affaire des crânes retrouvés à Angres n'a pas manqué de faire causer.
Un lecteur habitant à Angres, passionné d'histoire qui plus est, nous a écrit pour éclairer ce mystère, livrer des informations précieuses et échafauder des hypothèses. Nous l'avons rencontré.

La suite sur La voie du Nord
.

lundi 7 juin 2010

Double hommage aux jeunes soldats australiens

.
Pour rendre hommage aux jeunes victimes australiennes de la Première Guerre mondiale, deux cérémonies ont eu lieu vendredi en fin d'après-midi.
L'une se déroula au Toronto Cemetery et l'autre devant le mémorial, lors d'un Last Post.

La suite sur La voie du Nord
.

D'Epervier à Crécerelle

.
Cette unité remarquable est créée le 1er janvier 1945 mais sa filiation est prestigieuse puisqu'il est le digne descendant de l'escadrille MF 33 dont les pilotes ont été d'illustres combattants de la Grande Guerre.
Dès lors il n'est pas surprenant que le « Belfort » possède plusieurs décorations attestant son engagement total dans les missions qui lui ont été attribuées.

La suite sur l’union
.

Exposition permanente sur la présence du grand quartier général britannique durant la Première Guerre mondiale

.
Après avoir fait le tour des remparts de la ville, il faut prendre le temps de découvrir ou de redécouvrir la citadelle, place arrière forte du littoral située au carrefour d'axes primordiaux de l'histoire française et européenne.

La suite sur La voie du Nord
.

Un vallon bucolique

.
Au départ de ce parcours bucolique, un chapiteau de l'église Saint-Gervais-et-Saint-Protais représente un chevalier luttant contre un lion, emblème de Saconin. Commémoré par une tombe en plein champ, un haut fait de la Première Guerre mondiale lui fait écho : le lieutenant Chavoix, jeune officier bordelais, trouva la mort en délivrant le village.

La suite sur l’union
.

Les traîtres : Une enquête de Célestin Louise, flic et soldat dans la guerre de 14-18

.
Le flic poilu

Les traîtres est la quatrième aventure de Célestin Louise, policier des Brigades du Tigre, engagé sur le front pendant la Grande Guerre de 14-18.

Tout commence dans les tranchées, dans la gadoue et le froid de l'hiver 1917, quand quelques poilus tentent d'améliorer le rata ordinaire en taquinant le goujon ...

.