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NOUVELLE MISE A JOUR LE 15 avril 2014

samedi 3 juillet 2010

Aujargues

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Auteur du Monument : Marle
Sculpteur : Marle
Date de création du Monument : 03/06/1923


Soldat casqué tenant un drapeau et déposant une branche de laurier sur un parchemin où sont inscrits les noms des morts ; croix de guerre au sommet de la stèle
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Maison Foch à Tarbes : la mémoire du grand soldat

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Dans cette maison de famille du XVIIIe siècle du maréchal Foch, sont présentées collections, souvenirs et documents lui ayant appartenu ou témoignant de la grande popularité de ce vainqueur de la Première Guerre mondiale.

La suite sur la Dépêche
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vendredi 2 juillet 2010

Les cérémonies du souvenir d'Ovillers-la-Boisselle à Albert

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Lors de la Première Guerre mondiale, la commune d'Albert est le lieu de garnison britannique. Elle sera le point de départ de l'offensive vers les lignes allemandes.
C'est en 1916 que s'est déroulée dans la Somme l'une des plus terribles batailles du conflit : 58 000 hommes furent mis hors de combat lors du 1er juillet 1916, à 7 h 28, alors que l'infanterie britannique part à l'assaut des tranchées adverses. C'est donc à cette heure matinale que commenceront les commémorations. Elles dureront toute la journée.

La suite sur le Courrier picard
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Reprise du chantier au Hartmannswillerkopf

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Le chantier du monument national du Hartmannswillerkopf va reprendre. Un état des lieux a été réalisé hier, lors d’une visite sur place.

Le président du comité du monument national du Hartmannswillerkopf, Bernard Cochin, a reçu hier, au col du Silberloch, les acteurs de ce projet d’envergure étalé « jusqu’au 11 novembre 2012, voire 2013 ». Il y aura d’abord « une 1 re tranche de déconstruction, puis une 2 e de reconstruction du monument », a précisé Jean Klinkert, vice-président délégué du comité national.

La suite sur l'Alsace
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mardi 29 juin 2010

Argonne

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L’abri du Kronprinz


Plus de photos sur l’Argonne
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La Main de Massiges, haut lieu d'histoire

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Comme une main gauche posée sur la plaine, avec des ravins séparant chaque doigt. Un point stratégique, où Français et Allemands, se sont entretués par milliers en 14/18.
L'association de la Main de Massiges, a remis en état un réseau de tranchées.

La suite sur FR3
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Actualités de la Caverne du Dragon

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Dans le cadre de l'été du Conseil général , la Caverne du Dragon, musée du Chemin des Dames, se visite gratuitement les
- vendredi 2 et samedi 3 juillet
- vendredi 27 et samedi 28 juillet

agenda de la Caverne du Dragon
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lundi 28 juin 2010

Le 24ème Régiment de Dragons, la course à la mer

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L'YSER ET YPRES

Par dures et longues étapes, la Division longe le front, tout entier stabiliser, et monte vers la mer. Elle se groupe vers WATTOU, en réserve d'Armée.
Dans la nuit du 31 Octobre, à l'appel de la Cavalerie Anglaise, elle s’installe à pied dans des trous, pompeusement baptisés « Tranchées » en avant du canal de L'YSER, devant SAINT-ÉLOI et le parc du château d'HOLLEBECKE. Il faut, coûte que coûte, couvrir YPRES en attendant l'arrivée de l'Infanterie, et tenir 24 heures « jusqu'au sacrifice absolu ».
Appelées à renforcer les éléments déjà en ligne des 1er et 3ème Dragons, les unités 24ème Dragons se mettent en place, en plein jour, à découvert, le 1er Novembre, vers 10 heures.
En face, c'est la Garde Bavaroise ; le Kaiser est là, dit-on, qui veut faire dans YPRES, au plus tôt, une entrée solennelle.


Tranquillement, froidement, aveu leurs casques à crinières flottantes, leurs longs manteaux à pèlerines et leurs lances à défait de baïonnette, sans outils, les gars, de BRETAGNE sautent dans les trous à peine ébauchés. Ils tiennent tout ce jour sans ravitaillement, épuisant lentement leurs munitions ; toute la nuit ; ils tiennent encore le 2 au matin, lorsque, sans cartouches, débordés à droite et à gauche, pris d'enfilade, mitraillés à bout portant, sous une pluie de shrapnels, leur parvient l'ordre de repli devant l'attaque de grand style qui se déclenche ; ils se replient enfin, pas à pas, par échelons, sur un glacis impitoyablement battu.
Les pertes sont cruelles, mais le Boche ne passera pas, car il est « servi » par une Brigade de Chasseurs à Pied arrivée la veille et retranchée hâtivement en avant du pont tournant du canal. Lorsque, dans l'après-midi du 2, le commandement, justement inquiet, envoie un Régiment de Marche reprendre à tout prix ce point capital, son Chef trouve, derrière la berge du canal, les Dragons du 24ème épuisés, décimés, mais résolus, en réserve de feu sur ce pont que l'on croyait perdu.
Il fallait tenir 24 heures : ils avaient tenu 48 heures.
Les pertes étaient dures : le Capitaine De LESTRANGES, les Maréchaux des Logis KERLOCH et De MONS, les Brigadiers ROUX et La BRUYÈRE tués ; les Lieutenants FAUQUET et de LANGLE grièvement blessés. Les actes de bravoure étaient aussi nombreux qu'à l'ordinaire ; les Ordres N°9 et 61 du Régiment sanctionnent les plus vaillants. Divers Ordres de l'Armée, postérieurs en date, attribuent les récompenses suivantes : la Croix d'Officier de la Légion d'Honneur au Colonel GEOFFROY, celle de Chevalier aux Lieutenants FAUQUET et de LANGLE ; la Médaille Militaire aux Maréchaux des Logis CLAUX et NAVARRE, au Brigadier ROUX ; la Croix de Guerre avec palme au Capitaine De LESTRANGES, au Maréchal des Logis KERLOCH. Chacun avait fait tout son devoir.
De Retour au bivouac de KREUSTRAALHOËCK, après une nuit de repos, on fait encore appel aux Cavaliers. Pour renforcer et soutenir l'Infanterie harassée ; on demande par Escadron : 2 Officiers, 2 Sous-officiers et 6 Brigadiers ou Cavaliers volontaires ; on en trouve vingt. Il suffit de se transformait en simple « poilu ». Ceux qui furent les acteurs de cette heure poignante, ne l'oublieront jamais.


Dans le silence lourd de tristesse que troublait seul l'éclatement proche des 150, on procède au lugubre et glorieux travestissement. On arrache fiévreusement insignes et grades et galons, on retrousse les manteaux dans les pèlerines desquelles on taille des bandes molletières, on recouvre avec des cravates bleues les calots noirs à liserés blancs, on entasse en deux musettes 2 jours de vivres et 200 cartouches. Une dernière et longue poignée de mains aux Chefs et aux camarades dont les yeux se mouillent, et
« à Dieu vat »,
pour l'honneur de l'Arme.
Le sacrifice ne devait pas s'accomplir ; le détachement fut rappelé avant d'avoir atteint les lignes.
Du 1 au 15 Novembre, ce fut pour le 24ème, dans la nuit glacée, sous l'éternelle pluie et par la boue gluante des Tranchées de KORTEKER, de PILKEN, de LANGEMARCK, de pénibles relevés, où l'on tint au coude à coude avec d'admirables « pépères », des « gars de chez nous » d'ailleurs, têtus, tenaces et rudes comme les chênes de leurs talus.
L'Ordre N° 20 de la Division adressait à tous les félicitations du Général Commandant la VIIIème Armée pour les services rendus par la 9ème D. C. du 30 Octobre au 15 Novembre.

Sources :
Historique du 24ème Régiment de Dragons (Imprimerie Berger-Levrault)
La Guerre Documentée n° 11

Avec l’aimable autorisation de Jean-Luc Dron

Plus de photos sur l’Yser
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dimanche 27 juin 2010

Sur la trace des poilus

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Le musée mémorial du Linge propose de découvrir la géographie et les vestiges de la bataille de 1915 qui fit, en trois mois, plus de 17 000 victimes. Première sortie aujourd'hui. Membre du comité du musée mémorial du Linge, Dominique Jardy reconduit ses visites guidées du site historique.

La suite sur les DNA
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Un fanion plein de symboles

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L'escadron de reconnaissance 01.033 n'est donc plus. Dans la tombe, avec lui, c'est un fanion qui s'en va. Un emblème qui n'est pas qu'un bout de tissu et qui porte toute l'histoire de ceux qui se sont succédé au sein de cette unité.

La suite sur l’union
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Festival Art et Jazz Gros plan sur trois sculpteurs

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Plusieurs sculpteurs ont accepté de participer au Festival Art et Jazz d'Hermonville, et parmi ces artistes, figurent :
- Francois Mayu, un Parisien passionné de la Première Guerre mondiale. Après avoir travaillé dans la communication, voilà sept ans que François Mayu pratique son art. Il sillonne le Chemin des Dames pour y ramasser des éclats d'obus, car c'est ce matériau qu'il utilise pour créer ses sculptures.

La suite sur l’union
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Caverne du Dragon Des collégiens exposent

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LA Caverne du Dragon, musée du Chemin des Dames, n'en est pas à son coup d'essai en proposant à un collège du département de devenir son partenaire dans la conduite d'un atelier photographique. La création photographique au service de l'histoire. Ou l'inverse.

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samedi 26 juin 2010

Le 1er Régiment d'Artillerie de Marine dans la Somme

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LA SOMME - 1916

Au début de 1916, Le Premier Régiment d'Artillerie Coloniale prend part à des manœuvres dans les environs de Crévecoeur, sous la direction des Généraux FOCH et PÉTAIN, et, le 28 janvier les trois groupes cantonnent auprès de Boves (Somme), lorsqu'ils sont alertés au milieu de la nuit. Les Allemands ont attaqué à l'ouest de Péronne, enlevant Frise et avançant jusqu'à deux kilomètres de Cappy.
Dans la journée du 29 janvier, les batteries du régiment prennent position dans la région Cappy – Chuignolles, ouvrent le feu le soir même et prennent part aux combats qui durent jusqu'au 20 février, nous permettant de reprendre les bois de la Vache et du Signal au sud de Frise.

Le 16 mars 1916, le premier groupe du régiment est cité à l'ordre du corps d'armée, en même temps que la 5ème batterie (Chef d'Escadron CAUQUIL, Capitaine NOIR).


Jusqu'au mois de juin, le régiment reste en secteur, participant à tous les coups de mains de la 2ème Division Coloniale, repoussant les attaques allemandes. Mais alors, les trois groupes se concentrent à l'est de Cappy, en vue de l'attaque qui va avoir lieu le 1er juillet, après une préparation formidable qui dure huit jours pleins (23 au 30 juin). Le terrain sur lequel va s'engager la bataille s'étend sur la rive gauche et au sud de la Somme, à l'ouest de Péronne : le plateau de Santerre.

En trois jours (1er au 3 juillet), grâce à la précision des tirs et à la rapidité avec laquelle les batteries se sont portées en avant dès la première journée, assurant immédiatement leurs liaisons avec l'infanterie, toutes les positions allemandes sont enlevées sur une profondeur de sept kilomètres jusqu'à Biaches et la Maisonnette où notre infanterie se heurte à de nouvelles organisations ennemies. Les canonniers SOUPÉ et JEGAT s'y font particulièrement remarquer :
« Détachés au bataillon PRUD'HOMME comme signaleurs et agents de liaison, ils partent avec la première vague d'assaut. Le feu d'une mitrailleuse située dans la tranchée Kreutzy arrêtant nos marsouins, SOUPÉ saute résolument dans la tranchée, révolver au poing, entraînant la vague d'assaut. Devant son attitude résolue, les occupants jettent bas les armes et sont alors cueillis par les marsouins. »

Du 4 juillet au 23 août, date à laquelle les batteries sont relevées, celles-ci prennent part à toutes les attaques et contre-attaques qui vont avoir lieu dans cette région.

Le 9 juillet : attaque sur Biaches, la Maisonnette et Barleux, menée par la 16ème Division qui a relevé la 2ème Division Coloniale le 4 ; seul Barleux reste aux mains de l'ennemi.

Le 15 juillet : contre-attaque ennemie sans résultat après un intense bombardement par obus de tous calibres.

Le 20 juillet : attaque contre Barleux, pris, mais évacué dans la soirée.


Le 12 août : attaque contre le bois Blaise par le 4ème Colonial (arrêtée immédiatement par la violence du tir ennemi).
Mais, en dehors des actions ci-dessus, il y a peu de journées où il ne se soit pas produit de vigoureuses actions d'artillerie : tirs de barrage à déclencher et concentration de feux ennemis à subir où les batteries sont soumises à un bombardement ininterrompu. Le saillant formé par notre ligne, dès le 5 juillet, permettait aux batteries ennemies de nous atteindre avec des feux de front, d'écharpe et de revers. Les pertes ont été énormes.
Le Premier Régiment d'Artillerie Coloniale a vingt-cinq officiers, dont ses trois commandants de groupe et trois cents hommes de troupe mis hors de combat.
Malgré ces pertes, malgré l'extrême fatigue causée par le manque de sommeil, les bombardements à obus à gaz, les difficultés de ravitaillement (certaines batteries ont changé sept fois de position), le régiment n'a cessé de remplir, avec un dévouement soutenu et une énergie constante, ses importantes missions.

Source Historique du 1er Régiment d'Artillerie de Marine
Avec l’aimable autorisation de Jean-Luc Dron

Plus de photos sur la Somme
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Sedan, ville allemande en 1914-1918

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Longtemps les photographies de cartes postales ont joué le rôle de vecteur d'information. Même sous l'occupation allemande de 1914-1918, Sedan n'y a pas échappé. Vécu dans un climat d'oppression et de terribles privations, le joug de l'ennemi a eu ceci de positif qu'il a laissé une manne étonnante d'images de cette sombre période.

La suite sur l’union
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vendredi 25 juin 2010

Le 3e BCP en Artois

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EN ARTOIS
(Deuxième campagne : décembre 1914-janvier 1916)
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Ainsi recommence, pour le bataillon, cette campagne en Artois, qui va se prolonger jusqu’au jour où le canon d ’alarme de Verdun l’appellera sur les hauteurs de la Meuse.
Treize mois durant, le bataillon va occuper les mêmes secteurs, mornes et désolés.
Il y subira les obscures misères de deux hivers particulièrement rigoureux ; il y connaîtra l’angoisse et la monotonie des relèves incertaines ; il y sera soumis presque sans trêve à des bombardements de jour en jour plus furieux. Les obus, les balles, les grenades, les luttes corps à corps, faucheront impitoyablement ses rangs toujours renouvelés.
Mais ce que la science destructive allemande ne saura réduire, c’est l’admirable entrain de ces survivants d’un jour, leur enthousiasme, cette gaieté de la tranchée, patrimoine des anciens de Crimée, et qui, cette fois encore, jaillit vibrante et sincère, bien au delà de la petite scène de théâtre dressée en défi sous la mitraille boche.
Et la gloire du bataillon grandit en proportion des souffrances et deuils vaillamment supportés.
Du 13 au 15 janvier, il prend, perd et reprend l’important système de tranchées du Grand Éperon.
Le19, il fonce sur l’adversaire et ramène 117 prisonniers.
Du 3 au 7 mars, il participe à des contre-attaques brillantes qui rétablissent la situation un moment compromise par une très puissante offensive ennemie. Et le 21e corps d’armée enregistre alors, à l’actif d’une des unités du 3e, la citation suivante :

La 6e compagnie (capitaine Crombez) : le 4 mars 1915 chargée de se porter en avant pour assurer la liaison entre deux de nos attaques qui se produisaient sur ses flancs, a sauté hardiment de sa tranchée en plein jour et en terrain découvert sous le feu de l’infanterie et de l’artillerie ennemies ; avec un remarquable élan, a progressé de 100 mètres, s’est cramponnée au terrain et s’y est maintenue jusqu'à la reprise de l’offensive.

(Ordre général n° 44, du 21e corps d’armée, du 13 avril 1915.)

Le 8 mai, chasseurs du 3e bataillon et spahis à pied, groupés sous les ordres du commandant Madelin, attaquent, avec une fougue reconnue dans les rapports allemands, la position formidable des Ouvrages Blancs. Le groupe des grenadiers mérite à son tour la citation suivante :

Le groupe de grenadiers du 3e bataillon de chasseurs : A l’attaque d’un ouvrage allemand très fortement organisé, se sont conduits d’une façon héroïque.

(Ordre général n° 7, de la Xe armée, du 27 août 1915.)


Malheureusement, le chef admirable qui a préparé cette attaque et qu’y n’a cessé d’encourager ses chasseurs par sa magnifique attitude, le commandant Léon Madelin, a été frappé mortellement d’une balle à la gorge, au moment où il faisait à la jumelle la reconnaissance du terrain. Et ses dernières paroles furent qu’on l’emmenât debout, pour ne pas apprendre aux chasseurs qu’il était atteint.
Le commandant Pineau le remplace, et sous ses ordres la lutte se poursuit avec le même acharnement.
Le 13 mai, au cours d’un assaut héroïque, le capitaine Constantin est tué en tête de la 5e compagnie.
Le 25, après préparation d’artillerie, ce sont trois autres compagnies qui, à la sonnerie du Refrain, bondissent au delà des parapets et, la baïonnette haute, s’emparent de toute la position ennemie du fond de Buval.
Chaque semaine va désormais marquer une nouvelle attaque et une nouvelle morsure dans la ligne allemande : du 6 au 12 juin, au bois Carré ; du 16 au 20, à la Tranchée des Saules ; du 26 au 30, au Chemin Creux. Là, une section de la 2e compagnie, sous la conduite du sous-lieutenant Dulys, mérite la citation suivante :

La 1er section de la 2e compagnie : le 29 juin, sous un feu violent d’artillerie et de mitrailleuses, sans pouvoir se creuser d’abris, a fait preuve d’une admirable ténacité en tenant toute la journée un point important qui avait été confié à sa garde. N’a pu être renforcée par une autre section de la compagnie qu’à la nuit tombante, alors qu’elle était réduite de 31 à 3 chasseurs.

(Ordre n° 100, de la Xe armée, du 26 août 1915.)



Ces trois braves : les chasseurs Nigron, Flamand et Martin, reçurent la médaille militaire. Les deux derniers, ainsi que le sous-lieutenant Dulys, tomberont au champ d’honneur dans la suite de la campagne.
Pendant trois mois, l’intensité de combat se ralentit dans le secteur. Toutefois, le bombardement intermittent n’est pas sans nous causer des pertes sensibles : du 5 juillet au 23 septembre, le bataillon sera trente-cinq jours en première ligne et aura32 tués, 211 blessés.
Et soudain, le 25 septembre, après une préparation d’artillerie de soixante-douze heures, très efficace, mais qui a l’inconvénient de donner l’éveil aux renforts ennemis, une offensive française et anglaise est lancée simultanément en Champagne et en Artois. Cette offensive fut enrayée. Mais elle coûtait à l’ennemi près de 100.000 hommes, un important matériel, des pertes capitales : Tahure, Beauséjour, la Main de Massiges, en Champagne ; Loos et Souchez, en Artois.
La 43e division coopéra à cette dernière opération par une forte attaque sur le Bois en Hache, au nord de Souchez.
Trois assauts, exécutés en dépit d’un violent feu de mitrailleuses, permettent au 3e bataillon d’établir un saillant à la corne sud-est du bois ; le chef de l’attaque (capitaine Jeannerod), 5 autres officiers, 73 chasseurs, sont frappés à mort.

L’hiver est revenu, rigoureux et triste, sans rien abattre des énergies. Depuis plus d’un an, le même bataillon tient le même secteur, lugubre entre tous. La rafale de mort y a tout fauché : rien n’y est plus que boue, boue odieuse sans cesse refaite par les sapes, par les mines, par les obus, par les pluies tombant à torrents. Mais cette boue a désormais des noms, les noms de nos grands morts : le boyau Madelin, les tranchées Jeannerod, Dulys… Elle a ses centaines de tertres qui sont les tombes de nos officiers et chasseurs. Et sait-on de combien d’autres des nôtres elle est pétrie, tant est grand le nombre de ceux dont un jour on a plus su que dire, sinon qu’ils resteront les disparus de Lorette !

Source : Historique du 3e Bataillon de Chasseurs à pied - BERGER-LEVRAULT, NANCY – PARIS – STRASBOURG
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jeudi 24 juin 2010

Le 2ème RÉGIMENT DE CHASSEURS D'AFRIQUE

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1er RÉGIMENT DE MARCHE DE CHASSEURS D'AFRIQUE
3ème et 4ème ESCADRONS du
2ème RÉGIMENT DE CHASSEURS D'AFRIQUE

Participation à la Bataille de La MARNE
(Combats de CHAMBRY de VAREDDES et poursuite).


La VIème Armée récemment formée à MONTDIDIER et confiée au Général MAUNOURY devait s’appuyer sur le camp retranché de PARIS, faire face à l’Est et prendre à revers dans la direction de L’OURCQ, la Ière Armée Allemande (Von KLUCK). Le 6 Septembre commence cette série de manœuvres qui caractérise la bataille de La MARNE et qu’on ajustement qualifiée de « rétablissement stratégique ».
La 45ème Division d’Infanterie composée de Troupes Marocaines s’est rassemblée au Nord-est de PARIS sous les ordres du Général DRUDE et fait partie de la VIème Armée (Général MAUNOURY). Elle a pour Cavalerie le 1er Régiment de Marche de Chasseurs d’AFRIQUE.
Le 3 Septembre le Régiment se porte d’ANTONY au BOURGET en traversant PARIS. Il arrive au BOURGET à 9 heures.
A 14 heures il prend les avant postes à la PATTE d’OIE, dans la direction de GONESSE. A 17 heures, il quitte les avant postes pour aller bivouaquer sut le parvis de l’église de ROMAINVILLE où il reste le 4 Septembre.
Le 5, la 45ème Division d’Infanterie étant réserve de la VIème Armée, il reste en réserve sur le flanc droit à MITRY.

Combat de CHAMBRY (6-7 Septembre) — Le 6 Septembre le contact de l’ennemi est pris. Le Régiment est à l’extrême droite de la ligne de feu pour couvrir une attaque à la baïonnette de la 45ème Division d’Infanterie. La Cavalerie (3ème Escadron) fait une marche d’approche au galop de 2.000 mètres sous les obus pour atteindre CHAMBRY (6 kilomètres au Nord de MEAUX) et elle engage un combat à pied dans le village. L’Attaque Française est repoussée par les Allemands. Le Régiment reste en l’air ; il doit remonter à cheval et se retirer sous la pression de l’Infanterie allemande qui s’empare du village.
La Division se reporte en avant le 7 Septembre. Le 3ème Escadron fait l'avant-garde dans la direction de CHAMBRY. Le combat s’engage. Tandis qu'un Régiment de Zouaves attaque le village et s'en empare, la Cavalerie est envoyée en soutien de l’Artillerie.


Combat de VAREDDES (8-9 Septembre) — Le 4ème Escadron reçoit 1’ordre, dans la journée du 8, de se porter sur le pont de VAREDDES. Il est arrêté en cours de route par les obus et reçoit l'ordre de se replier. Le Maréchal des Logis BAUDEON est grièvement blessé d’un éclat d'obus au ventre. Malgré son horrible blessure, il s'efforce de continuer sa mission jusqu'à l'épuisement complet de ses forces. Il meurt, vingt jours après à l’hôpital de MEAUX. Son cheval est tué par une balle reçue en pleine poitrine. Quatre autres chevaux sont blessés.
Dans la journée du 9, le Colonel fait occuper VAREDDES et le pont sur La MARNE. Il se bat lui-même dans les rues avec le 1er Escadron, contre une arrière-garde allemande.
Il appelle à lui le 3ème Escadron. Celui-ci, se pointant de la BRIQUETERIE au pont, est pus à partie par l'Artillerie ennemie. Il y a trois tués, l'Adjudant TARDY, le Brigadier maréchal REST et le Cavalier CAMES plus six blessés, le Maréchal des Logis chef MEUNIER, les Chasseurs MOREAU, RAYMOND, ARDOUIN, PEYRABELLE et PESNEAU. Le Cavalier LOTTAS, Éclaireur d'Infanterie, a la tête enlevée et le Maréchal des Logis de BEUVRON est très grièvement blessé. Il obtient la Médaille Militaire. Le 4ème Escadron est détache à l'Artillerie. Le Chasseur PERRIN reçoit une grave blessure à la jambe, en portant un ordre au Commandant de 1’Artillerie sous un feu violent. Le Brigadier PERNOT est blessé à la fesse, et a son cheval tué sous lui.



Poursuite. — A partir du 10 Septembre, les Allemands battent en retraite. La poursuite se fait dans la direction de SOISSONS. Le Régiment franchit L'OURCQ à LIZY-sur-OURCQ, il capture 200 prisonniers, et 450 ennemis blessés tombent entre ses mains.
La poursuite continue, le 11, Le Régiment se porte à l’Est de la forêt de VILLERSCOTTERÊTS, par DAMMARD, La FERTE-MILON, FAVEROLES, CORCY et LONGPONT. Trois prisonniers sont encore capturés à LOUATRE, par un Peloton lance à la poursuite des fuyards.
Le contact est repris à CHAUDUN, où une patrouille allemande, plus forte que la patrouille française, prend la fuite.
La Cavalerie arrive le 13 à NOYANT, à 6 kilomètres au Sud de SOISSONS. La poursuite semble enrayée. De fait, le Régiment entier passe L'AISNE sur une passerelle établie par le Génie, près du pont du chemin de fer entièrement démoli, mais l'Infanterie, qui a pris SOISSONS, a à peine débouché, et le Régiment, pris de plein fouet sous un feu terrible de marmites et de shrapnells, est obligé de rebrousser chemin. Le pont est barré par une Batterie de 75 dont les chevaux sont tués sur le pont même. Force est de se terrer contre le talus de la voie ferrée, en attendant le déblaiement du pont. Par bonheur, les marmites, qui arrivent par dix, tombent dans L'AISNE, et les shrapnells éclatent trop haut.
Les pertes sont relativement minimes : 8 hommes blessés ; 2 chevaux tués et 7 blessés.

Source Historique du 2ème Régiment de Chasseurs d’AFRIQUE
Avec l’aimable autorisation de Jean-Luc Dron.
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Assemblée générale d'Horizons d'Argonne Pierre Labat raconte 14-18

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Comme à l'habitude, l'assemblée a débuté par une conférence donnée avec talent et conviction par Pierre Labat, maire de Massiges, remarquablement documenté sur les combats de 14-18 dans sa commune.
Progressant dans le déroulement des offensives et contre-offensives, il a souligné le rôle fondamental joué par le 24e RIC et ses marsouins au cours des opérations sur les crêtes dominant son village.

La suite sur l’union
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Hommage à Robert Cermolacce, soldat du 159e régiment d'infanterie

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Seul militaire de 1914-18 reposant dans le cimetière, sa sépulture serait tombée dans l'oubli si M. et Mme Dupuich ne venaient l'entretenir régulièrement. Les croix et les plaques des tombes implantées dans les nécropoles militaires ont été renouvelées. Celle de Robert Cermolacce devenant illisible, le Comité historique de Carency, les Gardes d'honneur de Notre-Dame de Lorette et la municipalité ont tenu à rendre hommage au militaire enterré dans ce petit coin de France à l'occasion du 95e anniversaire de la 2e Bataille d'Artois et de la reprise de Carency et ont mis une nouvelle croix et une plaque de marbre.

La suite sur La voie du Nord
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Suippes / Mémoire de la Grande Guerre

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Des plaques pour les villages détruits CINQ villages détruits au cours de la Première Guerre mondiale, au fin fond du camp militaire de Suippes, sont depuis trois ans accessibles aux visiteurs le 12 septembre. Depuis lundi, des panneaux indicatifs se trouvent devant ces villages, pour témoigner de ce qu'ils étaient avant que les bombardements français et allemands ne transforment les maisons en ruines.

La suite sur l’union
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mercredi 23 juin 2010

Une relecture des mutineries de 1917

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L’histoire des mutineries de 1917 a engendré une importante littérature historique. Rupture évidente de la cohésion nationale, l’événement, même s’il est limité dans le temps, symbolise à lui seul la fin de l’Union sacrée. On pourrait croire que tout a été dit sur le sujet et pourtant André Loez apporte un éclairage nouveau sur ces événements. L’ouvrage est intéressant à plus d’un titre. D’abord, parce qu’il renouvelle le questionnement sur les mutineries. Ensuite, plus généralement, son travail est l’occasion d’une réflexion plus générale sur les sources historiques, leur silence et leur sincérité, et sur le travail de l’historien en général. Au fil de la lecture, on est frappé par la grande rigueur de l’auteur, qui lui a permis de prendre en compte toutes les dimensions de ces mutineries et l’a conduit à s’intéresser à l’ensemble des mutins, et pas seulement aux plus cultivés d’entre eux.

La suite
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