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NOUVELLE MISE A JOUR LE 15 avril 2014

vendredi 27 janvier 2012

Réflexions du médecin divisionnaire de la 66e D.I. (3)


Jeudi 25 novembre 1915

Un suicide à l’ambulance 16/7 d’un homme du 27e Bon Chas. à pied arrivant du cantonnement du 27e ch. à pied, évacué en observation pour mélancolie (coup de fusil)

Traité la question de la pâte phosphorée contre rat avec M Barbotte pharmacien : produit dangereux à fabriquer

Mardi 30 novembre 1915

A Vieux-Thann : Poste du 334 un peu moins mal tenu que le 20/11/1915. Mais rien n’a été fait dans l’abri souterrain depuis ce jour en vue de coucher les hommes.
Je vois évacuer dans une voiture médicale régimentaire un homme atteint de rhumatisme, diagnostic porté par le M. aux Joly qui n’a que 4 inscriptions. Cette évacuation aurait du se faire par voiture à 4 roues et le chef de service aurait du se préoccuper tout au moins de cette évacuation qu’il ignorait totalement. Je demande ce soir la relève d’office de ce médecin incapable et ???? (inutile – inerte)


Sources JMO santé de la 66e D.I.

Orthographe du texte d’origine respectée

lundi 23 janvier 2012

Ammertzwiller

Article des DNA du 7 janvier 2012


Envoi de D. ROESS

vendredi 13 janvier 2012

Héros et mutins


Je viens de recevoir ce livre



mercredi 11 janvier 2012

Réflexions du médecin divisionnaire de la 66e D.I. (2)

Jeudi 16 septembre 1915


A Moosch (Amb 3/58) : Rien de saillant, sinon que les chirurgiens me signalent l’excellence du casque comme protection contre les plaies du crane. Dans la récente affaire de l’Hartmannswiller qui a donné 150 blessés environ, 58 vies au moins ont été nettement sauvées par le port du casque.

Mercredi 29 septembre 1915

A Krut (2/58) Réglé le cas d’une blessure à la main par coup de feu à très courte de distance. Le blessé (S… du 67e Bon de Chasseurs) est gardé à l’ambulance jusqu’à décision à intervenir.

Jeudi 30 septembre1915

Visite des tranchées électrifiées sur le sommet de l’Hartmannswillerkopf.

Dimanche 3 octobre1915

St-Amarin : A signaler un nouvel accident par éclatement d’obus du à la recherche d’aluminium : 1 mort, 1 blessé grave avec perte d’un œil (55 RIT)

Mercredi 13 octobre1915

A St-Amarin : Conférence avec le Capitaine administrateur de Thann, les médecins civils et moi au sujet des mesures à prendre pour enrayer l’extension des maladies vénériennes.

a) Les filles soumises seront envoyées à Massevaux.

b) Dès que l’établissement à installer dans ce but à Massevaux sera organisé, ces .filles ...seront soumises à une visite hebdomadaire qui sera passée par le médecin de l’administration civile (Dr Kern)

c) En outre les cas de maladies vénériennes constatées chez des militaires donneront lieu, de la part des médecins militaires, à l’établissement d’un bulletin indiquant les noms, prénoms et résidence de la femme déclarée par le militaire comme étant l’agent contaminateur. Ce bulletin sera directement adressé au Capitaine administrateur de Thann qui prendra les mesures nécessaires pour faire visiter la femme.

Samedi 16 octobre1915

Je prescris de ne pas évacuer les casques, qui sont denrée encore rare, avec les blessés et de doter ceux-ci d’un bonnet de police comme coiffure.

Mercredi 27 octobre1915

A Mittlach (2/64) : Fait appeler l’adjudant du train récemment nommer (C…) et fais observations sévères sur sa conduite depuis sa récente promotion et surtout sur le fait qu’il s’est alloué d’abord une chope ( ?) Personnelle sur les 30 envoyées à son détachement de 51 hommes. Le Médecin Chef (M Hau) se plaint du changement d’attitude de ce sous officier qui a complètement changé et en arrive à se faire détester de ses hommes.

Samedi 30 octobre1915

Ambulance 16/7 : Visite du soldat C… du 13e Chasseurs Alpins atteint de blessure à la tête par balle qui a perforé le casque de part en part. Preuve intéressante de la valeur du casque comme moyen de protection. Gardé le casque.

Sources JMO santé de la 66e D.I. SHD cote 26 N 388/1

mardi 3 janvier 2012

Réflexions du médecin divisionnaire de la 66e D.I. (1)


Mercredi 28 juillet 1915


14 h Tournée à Krut, Moosch et Saint-Amarin

A Krut examen du chasseur Buffet (Camille) du 7e Bon chasseur à pied soupçonné de mutilation volontaire par coup de feu dans le pied gauche – Expertises de 2 médecins contradictoires : après examen, je me prononce pour l’innocence : Il y a un trou de sortie ; le trou d’entrée est à la face inférieure, plantaire du pied. Le blessé devra recevoir une fiche le mettant à l’abri de toute suspicion.

Samedi 31 juillet 1915

Les actes de décès doivent maintenant porter la mention ‘Mort pour la France’ le cas échéant. Faut-il appliquer rétrospectivement la mesure, je réponds par la négative, jusqu’à plus ample informé en vue d’éviter les erreurs ou altérations d’actes déjà dressés et transcrits.

Jeudi 5 août 1915

D’autre part, le Bon (213) réclame des brancardiers ??? Alors qu’il n’utilise pas les siens restés dans la vallée à Moosch pour y faire de la musique.
Conclusion : je vais demander l’envoi de ces musiciens à leur poste de brancardiers.

Vendredi 13 août 1915

Un suicide par pendaison à l’usine de Wesserling, le 12 août au soir du brigadier de douanes F… V…, en traitement à l’ambulance 16/7 depuis le 31 juillet pour contusions multiples et contusions du crane reçues à Cornimont dans des conditions à élucider. Autopsie demain matin et enquête en cours à Cornimont pour tenter d’élucider l’affaire.

Jeudi 19 août 1915

Vu 16 hommes du 5 RIT nouvellement arrivés et évacués par leur médecin (M Gardette, 55 ans). Je les examine un à un. – j’en renvoie 11 à leur corps, 3 à la 16/7 et j’en laisse 2 en observation à la 1/74.
C’est une décision qui choque même les médecins de la 1/75 : Il y a un évacué pour défaut de dents qui a ses deux râteliers complets.
Séance tenante, j’écris une lettre plutôt dure au médecin, qui est venu me voir à mon bureau hier et qui paraît énervé d’avoir été envoyé – à son age – sur le front !!!


Sources JMO santé de la 66e D.I. SHD cote 26 N 388/1

dimanche 1 janvier 2012

1er janvier 2012





vendredi 30 décembre 2011

La guerre en caricatures




Source Le Pays de France

lundi 26 décembre 2011

La guerre en caricatures




Source Le Pays de France

dimanche 25 décembre 2011

25 décembre


mercredi 14 décembre 2011

Plouha (Côtes-d'Armor)


Oeuvre du sculpteur Elie Le Goff


Monument taillé dans le granite.
Adossé à l’arrière de l'église, sur un soubassement, un socle surmonté d'un obélisque avec deux stèles attenantes ornées de palme et de glaive.
Une plaque de marbre située sur le socle porte l’inscription

1914 – 1918
AUX ENFANTS
DE PLOUHA
MORTS POUR LA FRANCE
1939 – 1945


Le décor est en bronze :
l'obélisque est orné d'une croix et d'une grande palme, le socle d'un trophée de l'armée et de la marine serti d'une couronne de laurier et de chêne.
Un coq gaulois trône au sommet du monument.


Le monument est situé place Foch


Source : Site des Archives départementales des Côtes d’Armor


jeudi 8 décembre 2011

Plouguiel (Côtes d’Armor)


Oeuvre de Yves Le Meur, Union Artistique de Vaucouleurs (Meuse).

Monument aux morts composé d'une partie en granite et kersantite sommée d'un groupe en fonte moulé monochrome.


La face antérieure du monument, ornée au centre d'une croix latine sertie de palmes de lauriers en bas-relief, présente deux inscriptions commémoratives et les noms des victimes en lettres dorées


Le groupe en fonte moulée associe deux soldats arme au pied, soit un poilu à droite et un fusilier marin à gauche, tenant chacun d'une main un écu portant l'inscription
1914-1918
L'YSER
VERDUN
LA MARNE

Le monument est situé sur le parvis de l’église


Source : Site des Archives départementales des Côtes d’Armor

mardi 6 décembre 2011

Confrécourt, la Croix Brisée



Jean, Marquis de Croix, fit ériger en 1929 cette Croix Brisée portant la devise familiale, symbole du calvaire vécu par tous les combattants de la première guerre mondiale sur le plateau de Confrécourt :
‘La croix est tombée, le Christ est vivant’.


Le 13 septembre 1914, après la victoire de la Marne, les troupes françaises traversent l’Aisne et montent à l’assaut du plateau. Elles n’atteindront ce lieu qu’après 10 jours de terribles combats.

Français et Allemands, ne pouvant percer, vont s’enterrer. Ce sera la guerre des tranchées. Les carrières et la ferme de Confrécourt, à quelques centaines de mètres de la 1ère ligne, serviront de casernement aux troupes françaises.

1ère ligne française sur le plateau de Confrécourt

La défense héroïque du plateau de Confrécourt en juin 1918 stoppera l’offensive allemande. Le 20 août, il sera définitivement libéré, évènement rappelé par la borne du sculpteur Moreau-Vauthier :
‘Ici fut repoussé l’envahisseur’.


Sources : Texte, carte et photo ancienne, panneau d’information érigé par l’association ‘Soissonnais 14/18’

samedi 3 décembre 2011

En mémoire des soldats coloniaux


En 1899, un jardin d'essai colonial est créé, dans l’est du bois de Vincennes, avenue de la Belle-Gabrielle, limitrophe de Nogent sur Marne, pour permettre d'accroître les productions des colonies françaises.
L’exposition coloniale de 1907 a eu lieu dans son enceinte, des pavillons y sont construits, des villages reconstitués.

Pendant la première guerre, l’hôpital bénévole du jardin colonial est installé dans ces lieux. Il regroupe les combattants de l’Empire.


Une mosquée y est installée

Après la guerre, des monuments aux morts sont implantés sur le site tel celui des malgaches inaugurés en 1925


AUX CAMBODGIENS
ET
LAOTIENS
MORTS
POUR
LA FRANCE


AUX
INDOCHINOIS
CHRETIENS
MORTS
POUR
LA
FRANCE


AUX
SOLDATS COLONIAUX
DE LA
GRANDE GUERRE
1914 – 1918


1914
AU SOUVENIR
DES SOLDATS
DE
MADAGASCAR
1918


AUX SOLDATS NOIRS
MORTS
POUR LA FRANCE



Sources
Divers sites répondant aux critères de recherche ‘Jardin colonial et tropical’
Documentation personnelle

mercredi 30 novembre 2011

La dernière lettre



PACCARD Jules
né à Veyrins (Isere)
le 28/9/1892


Le 10 juillet 1915

Cher frère et chers parents,
Je t’écris ces quelques lignes pour te donner de mes nouvelles qui sont bonnes pour le moment et pour te dire que notre repos est terminé nous avons relevé le 22e alpins des tranchées emplacement plus ou moins bon car nos tranchées se trouvent à 400 mètres boches on préférerait être bien plus près car ils leur est trop facile pour nous marmiter.
Cher frère je peux te dire que nous avons passé quelques jours à l’arrière je t »assure que le temps a passé vite car quand on se sent un peu à l’aise à l’abri de la mitraille on est content, je ne sais quand ce métier finira car on commence tous à le trouver bien long enfin ne perdons pas espoir ni courage peut-être on est bien plus proche de la fin qu’on ne se croit.
En faisant la relève j’ai bien demandé si on ne connaissait pas Chamolay et Trillat mais personne ne les connaît d’abord je ne savais pas leur compagne et puis qu’ils sont nouveaux arrivés alors ils ont pas encore eut le temps le temps de faire connaissance. Voilà cher frère tout ce que j’avais à te dire pour le moment j’espère que ma lettre vous trouvera tous en bonne santé. Tu donneras bien le bonjour à la famille Mignot et Gallay et à Faure

Votre fils
et Frère qui vous embrasse
bien fort

Jules


Tombé à Metzeral
Le 11/07/1915




Mort pour la France.

Croix de Guerre avec palme, ordre de l'armée 2823 du 7/8/1915. (7ème Armée, N°44)
Pour bravoure, courage et dévouement.

Mortellement blessé en posant des fils de fer sur la tranchée (tué par un obus, ses compagnons blessés.)

Général D'Aubigny, commandant des dépôts du 55ème Bataillon de l'Infanterie

Extrait de l’historique du 28e B.C.A.

Relevé le 23 juin, le bataillon se reformait, dans la haute vallée de la Fecht, à Schiessloch et à Mittlach, villages situés à moins de 2 kilomètres de Metzeral, lorsque, le 29 juin il fut alerté vers 11 heures du matin. Après un très violent bombardement des hauteurs à l’est, de Metzeral, l’ennemi avait réussi à s’emparer de la cote 664. Rapidement, les 1ère et 2e compagnies se portent à la contre-attaque; par une marche audacieuse et qui déconcerte l’ennemi, elles traversent, en plein jour et à découvert, les vergers qui entourent Metzeral, puis, elles dépassent le village et gravissent les pentes de 664, s’accrochant au terrain et rampant jusqu’à distance d’assaut. Après quelques minutes de tir d’artillerie sur le point conquis par l'ennemi, le détachement s’élance à la baïonnette et reprend le terrain perdu. A la nuit, le bataillon tout entier occupait le secteur, depuis la rive droite de la Fecht (au nord) jusqu’au ravin de Meyerbühl (au sud). La période qui s’écoule de cette date au 8 octobre est une des plus pénibles que le 28e ait passées en secteur. Sans abris, dans un sol rocheux où tout travail était presque impossible le bataillon resta accroché aux flancs de cette crête aride. La chaleur fut constamment accablante et les grands jours d’été passaient avec une lenteur désespérante.
Les distributions ne se faisaient qu’une fois par vingt-quatre heures, entre 10 heures et minuit, et les nuits étaient employées à l’aménagement du secteur. Tout mouvement de jour était impossible, car l’ennemi, profitant de sa situation incomparablement plus favorable, arrosait le secteur d'obus, de torpilles et de feux de mitrailleuses, sans crainte de représailles. Chaque jour, son artillerie détruisait le travail que les chasseurs avaient opiniâtrement fait pendant la nuit, mais, la rage au cœur et, sans se rebuter, le bataillon poursuivait méthodiquement, l'aménagement de ses lignes. La proximité de l’ennemi ne permettant pas de planter les piquets nécessaires à l’installation de réseaux solides, il avait fallu créer, au prix d’efforts persévérants, des « araignées » , en fil de fer tressé, qui, reliées entre elles par de solides ligatures, étaient placées la nuit, en avant des lignes, et constituaient un réseau important. Les compagnies se relevaient deux par deux, tous les huit jours, et se rendaient à Mittlach ou à Schiessloch, afin de se nettoyer et de se reposer des fatigues extrêmes que leur imposait la garde de ce secteur ingrat.
L’ennemi se montrait actif, particulièrement devant le mamelon du Kioske et le rocher de 664, et ses grosses pièces d’artillerie, bien abritées dans la vallée de Munster, ne cessaient d’écraser les derniers débris des maisons de Metzeral.


Sources :
Photos et lettres, Monsieur COLLOMB Gérard, avec tous mes remerciements
Historique Pages 14 18
Canevas Collection personnelle

dimanche 27 novembre 2011

Bla bla bla ...


En préparant un sujet sur les monuments du jardin colonial, passez-moi l’expression mais j'ai trouvé de sacrées conneries sur le net !

Ce jardin a vu défiler le Tout-Paris de la Belle-Epoque, lorsqu'il accueillit en 1907 les Pavillons exposés à Marseille lors de l'Exposition coloniale. Plongé dans un sommeil forcé depuis plus d'un siècle, il a ouvert ses portes en 2003. Les pavillons, envahis d'herbes folles, illustrent les relations douloureuses de la France avec ses colonies. Entrée libre, ouvert le week-end de 11h à 17h30

Voir source 1

Je reprends

Ce jardin a vu défiler le Tout-Paris de la Belle-Epoque, lorsqu'il accueillit en 1907 les Pavillons exposés à Marseille lors de l'Exposition coloniale

Aucunes indications précises quant à la venue de ces pavillons en provenance de Marseille

1906 : Exposition coloniale de Marseille, du 15 avril au 15 novembre. Elle fut initiée et dirigée par Jules Charles-Roux. Elle attira 1 800 000 visiteurs venus visiter une cinquantaine de palais et de pavillons.
1907 : Exposition coloniale de Paris. Elle se tint au Jardin Tropical de Paris dans le Bois de Vincennes. 2 millions de visiteurs défilèrent devant les villages reconstitués.
1908 : Exposition Franco-Britannique de Londres (Franco-British Exhibition)

Voir source 2

Le site, qui dépend du ministère des colonies, accueille en 1907 une exposition coloniale, comme il y en a eu plusieurs à cette époque, reconstituant sur quelques hectares des villages d’Asie et d’Afrique, avec leurs constructions et, pour quelques mois, leurs habitants.

Voir source 3

Plongé dans un sommeil forcé depuis plus d'un siècle

Après la décolonisation, le site continue d’héberger les chercheurs, et principalement le CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) qui, notamment, étudie et présente à la filière bois les espèces les plus exotiques, avant qu’une grande partie de l’activité du site ne soit délocalisée à Montpellier. Depuis, coexistent chercheurs du CIRAD et d’autres organismes comme le GRET (Groupe de recherche et d’échange technologique), Vétérinaires sans frontières…

Voir source 3

Personnellement, ma mère travaillant à l’ORSTOM pus l’IRAT avant de terminer sa carrière au CIRAD à Montpellier, j’y ai traîné mes culottes courtes le jeudi (et oui à l’époque le jour de congé pour les élèves était le jeudi) loin des bureaux et c’était un sacré parc de jeux,

Les pavillons, envahis d'herbes folles, illustrent les relations douloureuses de la France avec ses colonies

Vu le nombre de personnes étrangères, surtout africaines, que j’ai pu côtoyer jusqu’en 1974, je laisse le commentaire à son auteur, c'est du politiquement correct, ça ressemble plutôt à un manque de financement et la ‘rivalité’ entre organismes d’état et municipalité


Sources

vendredi 25 novembre 2011

Saint-Mandé (Val de Marne)


Construit en 1923


Oeuvre de l’entrepreneur Clairambeau A
Architectes Borgeaud & Holl
Sculpteur Charles Breton


Une stèle surmontée d’un coq de bronze, supporte un ange ailé est en arrière plan d’un groupe sculptural représentant la France, un enfant et un Poilu.


Le monument est situé place de la mairie


Source Patrimoine de France

mardi 22 novembre 2011

23e B.C.A.


Metzeral - (Mai-Juin 1915)

Depuis le 7 Avril, le détachement d’Armée des Vosges a formé 1a VIIe Armée, sous les ordres du Général de MAUDHUY. La 4e Brigade de chasseurs à laquelle appartient le Bataillon, est placée sous le commandement du Lieutenant-Colonel LACAPELLE et fait partie de la 47e Division (Général d’ARMAU de POUYDRAGUIN).
Le 9 Mai, le Bataillon transporté en camions automobiles, vient relever sur les pentes du Sillakerwasen, entre leHohneck et Metzeral, le 297e Régiment d’Infanterie.
Une nouvelle série d’opérations va être entreprise dont le premier but est l’enlèvement de Métzeral et la chute possible par le barrage de la vallée de la Fecht, de toute la défense allemande au Sud de cette vallée.
Du 9 Mai au 14 Juin, sous la réaction continue par la mitrailleuse ou par le canon, d’un ennemi mis en éveil par les travaux entrepris sur toute la ligne, Braunkopf, Sillakerkopf, cote 830, le Bataillon construit une série d’organisations destinées à faciliter le déclenchement de l’attaque : parallèles de départ, boyaux, abris ; c’est une tâche pénible, dangereuse, mais indispensable, malgré les pertes qu’elle occasionne chaque nuit.


Le bois de l’Eichwald, objectif du Bataillon, couvre l’un des éperons de la chaîne descendant duSillakerkopf sur Metzeral, l’autre éperon étant celui de la cote 83o.
Entouré sur toute sa lisière par un important réseau de fils de fer, le bois, très touffu, dissimule entièrement les organisations ennemies. D’après des observations faites de l’Altmatkopf, à travers quelques éclaircies, il est cloisonné intérieurement par d’autres réseaux, et parait puissamment organisé. D’autre part, si la préparation d’artillerie par pièces lourdes peut être facile à exécuter sur les têtes arrondies et en partie dénudées du Braunkopf et de 83o, au contraire sur les bois de l’ Eichwald, aux organisations masquées, et aux pentes très fortes, ce mode de préparation a dû être abandonné et laissé ici presque entièrement aux engins de tranchée.
L’attaque a lieu le 15 Juin à 16 heures 30, sur tout le front. A notre gauche, le 6e B.C.A. attaque le Braunkopf, à notre droite, le 133e Régiment d’Infanterie attaque la cote 83o.
La préparation énergiquement conduite partout, a paru bonne, quoique insuffisamment massive, sur l’ Eichwald. Cependant, au moment où l’ordre d’assaut est donné, aucune hésitation n’est possible. Les positions del’Eichwald forment pour le Braunkopf et 830 de terribles organes de flanquement. Il importe àtout prix de les attaquer et de ne pas permettre à leurs organisations et à leurs défenseurs, d’intervenir dans la lutte des secteurs voisins.
Les unités se portent à l’assaut avec un entrain splendide; la 4e compagnie (Capitaine LOIRE) attaque la corne N.O. du bois, la 3e Compagnie (Lieutenant EISSAUTIER) , renforcée par un peloton de la 6e Compagnie (Sous-Lieutenant FORGUES), attaque la corne S.O. et le blockhaus ; la 5e Compagnie (Capitaine MOUNIER), progresse face au bois, faisant la liaison des attaques des 3e et 4e Compagnies ; elle doit assurer le nettoyage des organisations ennemies; la 1re Compagnie (Capitaine ANNEAU), - doit attaquer dans 1e vallon, en liaison avec le 6e’ Bataillon.
A notre droite, le blockhaus est vaillamment enlevé, les occupants , tués ou faits prisonniers dans un énergique corps à corps. Le Sous-Lieu tenant DURAND, quoique blessé, s’y porte et s’y maintient avec sa section de mitrailleuses.
Les fractions des 3e et 6e Compagnies continuant leur progression pénètrent dans le bois; elles se heurtent à une organisation puissante et intacte, où est concentrée la défense ennemie : un énorme mur en pierres sèches, protégé par un vaste réseau et flanqué par les mitrailleuses.
L’assaut est immédiatement tenté; le Sous-Lieutenant FORGUES est tué en essayant de franchir courageusement le mur; le Sous-Lieu-tenant CHIDE tombe grièvement blessé devant le réseau; les chasseurs décimés par un feu meurtrier se cramponnent au sol pour ne pas perdre le terrain conquis et mènent un énergique combat au fusil et à la grenade.
Plus à gauche, le Capitaine MOUNIER, sous un feu violent, dirige la 5 e Compagnie par gestes, tranquillement, comme à la manœuvre; il tombe mortellement atteint, refuse les soins de son ordonnance et continue en mourant, à exciter l’attaque au cri de : « En avant toujours en avant ! »
Malgré un feu meurtrier, les premières sections de sa compagnie franchissent le réseau extérieur, mais arrêtées sous bois par le second réseau et par le même mur intact, elles doivent se retrancher sur place les fractions de soutien qui ont progressé jusqu’à la lisière, cherchent à s’y maintenir et subissent de fortes pertes.

A l’extrême gauche, même manœuvre, même réseau intact canalisant perfidement les attaques; les vagues d’assaut veulent passer quand même. Plusieurs chasseurs tombent la cisaille à la main dans les fils de fer, en essayant d’y ouvrir des brèches ; d’autres courageusement cherchent à renouveler la tentative et tombent à leur tour. Dés lors, les chasseurs cramponnés au sol, creusent des trous individuels et plutôt que de reculer se font faucher devant les fils de fer dans un alignement tragique. Les chefs de section sont tous tués ou blessés : des sergents, des caporaux, de simples chasseurs prennent le commandement des fractions et continuent le combat. Une contre-attaque ennemie au centre, ne peut déboucher du bois.
L’attaque est ainsi arrêtée sur tout le front, en face d’une organisation impossible à repérer sous bois et que la préparation d’artillerie a laissée intacte. En raison de la situation défavorable formée par l’avance irrégulière des troupes et de l’impossibilité de coordonner leur action, ordre est donné aux fractions avancées de se replier successivement sur la ligne de départ pour permettre une nouvelle préparation. L’attaque doit, en effet, être renouvelée avant la nuit. Mais en raison des résultats incomplets obtenus également dans les opérations contre le Braunkopf et 830, une nouvelle opération d’ensemble doit être envisagée et l’attaque est ajournée. Du reste, une partie des fractions engagées combat encore devant la position ennemie et ne peut être repliée pendant le jour; ces fractions rejoignent à la nuit tombante la tranchée de départ.
Dans la nuit du 15 au 16, l’ennemi ne tente aucune réaction; la nuit est utilisée à la relève et à l’évacuation des blessés, ainsi qu’à la réorganisation des unités. Par un admirable sentiment de dévouement et de solidarité, plusieurs de ceux qui viennent d’échapper à la mort reviennent: encore dans la nuit près des positions ennemies pour rechercher les camarades tués ou blessés. Cet assaut a été particulièrement meurtrier. Tous les chefs de section et de demi-section, sortis des tranchées, ont été sans exception mis hors de combat. Les compagnies d’attaque ont perdu plus de la moitié de leur effectif dont une proportion élevée de tués. Ce détail souligne l’acharnement de la lutte, la ténacité et la bravoure des chasseurs. Cet effort sévère, avait eu du moins pour résultat important, outre les pertes infligées à l’ennemi, d’interdire l’intervention des Allemands de l’Eichwald dans la lutte du Braunkopf et de 830, que nos troupes avaient pu en partie enlever. Nous avions ainsi coopéré puissamment aux succès de la journée.
Le 16, l’attaque d’ensemble est reprise. L’opération du 15 ayant montré l’impossibilité de faire sur l’Eichwald des concentrations de feux d’artillerie et de tirs de destruction suffisants, le rôle du bataillon est d’aider par ses feux les attaques exécutées sur le Braunkopf et 83o, et de battre sans interruption, par ses fusils et ses mitrailleuses les organisations ennemies de l’Eichwald.
Le 17, sous la menace créée par la progression des attaques voisines, et sous la pression continue du Bataillon, l’ennemi abandonne ses positions de l’Eichwald et bat en retraite ne laissant dans les bois que des patrouilles d’arrière-garde. Nos reconnaissances y pénètrent et le mouvement en avant est repris par la 6e Compagnie (VERGEZ) et la 2e Compagnie (GRELOT). Le bois est rapidement traversé. Quelques patrouilles d’arrière-garde sont faites prisonnières.
Continuant rapidement leur progression au-delà du bois, les premières fractions débouchent devant la partie ouest du faubourg d’ Alternat dont elles s’emparent et où elles s’établissent avec les fractions du 24e B.C.A.
Quelques patrouilles poussent jusqu’aux premières maisons de Metzeral en flammes.
Dans la nuit du 17 au 18, le Bataillon reçoit pour mission d’occupé , Altenhof et d’établir vers la Fecht la liaison avec les troupes opérant sur les pentes du Schnepfenried où l’attaque entreprise par la 66e D.I. progresse lentement. L’ennemi canonne sans, relâche le fond de la vallée, et tient encore solidement le cimetière et les quartiers Sud de Metzeral.
Le 18 et le 19 le Bataillon se maintient sur ses positions et s’organise à Altenhof-Sud.
Le 20, il est relevé par le 22 e B.C.A. et est mis au repos au bivouac, dans la région du Lac de Schiessroth.
Dès le 21, il revient à Altenhof et soutient l’attaque des troupes qui enlèvent Metzeral.
Le 22 Juin, il est mis de nouveau au repos dans la haute vallée de la Fecht pour se réorganiser.
Durant cette période de durs combats, le Bataillon avait largement rempli sa tâche.
Au lendemain même des attaques des 15, 16 et 17 juin, la traverse du bois à la poursuite de l’ennemi en retraite, avait permis d’apprécier la puissance formidable de l’organisation établie dans l’Eichwald. Celle-ci témoignait, comme purent s’en rendre compte ultérieurement tous ceux qui sont venus voir cette organisation défensive exceptionnelle, de l’importance attachée par l’ennemi à la conservation de cette position, de l'âpreté de la lutte héroïque menée par les unités d'assaut, de la valeur du succès remporté par le Bataillon.


Sources :
Historique du 52e B.C.A.
Carte E.M.


Remerciements à A Bohly et D Roess

samedi 19 novembre 2011

52e B.C.A.


Metzeral.
(Juin 1915.)

Le 52e, ainsi entraîné, est prêt pour des opérations plus importantes. Au début de juin 1915, il abandonne ce secteur de Pairis où il tient depuis novembre, dont il a commencé l'organisation et dont il vient d'améliorer la situation. Il va prendre part aux opérations que la 47e division, en liaison avec la 66e à sa droite, va tenter entre la Fecht-de-Metzeral et le grand Ballon d'Alsace.

Du 10 au 15 juin, le bataillon, sous l'énergique direction du commandant AUSSET, occupe, face à la vallée de Metzeral, les tranchées du Braunkopf, soumises à un furieux bombardement sans arrêt. C'est de là que va partir l'attaque.


Le 16 juin, le combat est engagé sur tout ce vaste front ; le bataillon a l'ordre de nettoyer le bois de Sommerlitt, que l'ennemi a puissamment organisé ; ce bois, très touffu, couvre une région de roches difficiles. La bataille y sera dure.
A la baïonnette, à la grenade, pas à pas, à travers les réseaux insuffisamment détruits, les braves des 9e et 10e compagnies s'engagent dans ce bois où la mitraille ennemie frappe avec une violence inouïe. Dès les premiers pas, le lieutenant BOULANGER, commandant la 10e, est tué devant un réseau ; le lieutenant MATHENET, arrivé de la veille pour prendre le commandement de la 9e, est blessé à son tour. Mais les bonnes unités marchent tout de même ; les sous-lieutenants MILLOT et MAGE entraînent leurs chasseurs à travers mille difficultés. En arrivant au fond du bois, après l'avoir nettoyé, tous deux à leur tour sont blessés. Pendant la marche, le sous-lieutenant TARDIEU, de la 10e, avait été tué, et le sergent MANDET, de la 9e, voulant à lui seul capturer un groupe d'ennemis, se fit tuer à son tour en leur faisant lever les mains.
Ayant ainsi gagné un demi-kilomètre, les deux compagnies, épuisées mais victorieuses, creusent leurs trous à l'autre lisière.


Le 21 juin, la bataille continuant, le 52e prend part à l'attaque de Metzeral. Dans son élan irrésistible, il part à l'assaut et culbute l'ennemi. L'église est atteinte, les abords de la gare sont en notre possession, mais ne peuvent être dépassés ; de nombreuses mitrailleuses dissimulées dans les taillis, au Reichakerkopf, nous arrêtent net.
Pendant les deux semaines suivantes, le bataillon resta en ligne dans ces quartiers de bataille, bombardés sans rémission du matin au soir. A la cote 664, au-dessus de Metzeral, la 10e compagnie, aux ordres du lieutenant OLIVE, résistait le 29 juin à un assaut très violent tenté par l'ennemi pour reprendre le terrain perdu. Cette belle compagnie, qui avait perdu trois de ses officiers le 16, résista encore grâce à l'énergie du seul officier qui lui restait, lequel, dans cette heure critique, suppléa par sa valeur personnelle à l'extrême épuisement de sa troupe et la tint à sa place sans qu'un seul prisonnier lui fut fait.

La première citation à l'ordre de l'armée.

La belle conduite du 52e chasseurs, qui depuis près de trois semaines était engagé sans répit dans une grande opération, fut signalée ; elle lui valut, quelques jours plus tard, son premier titre de noblesse : sa première citation à l'ordre de l'armée qui parut avec le texte suivant :

Ordre de la VIIe armée n° 32, du 9 juillet 1915.

Le 52e Bataillon de chasseurs :
A fait preuve d'une vaillance et d'une énergie au-dessus de tout éloge, en enlevant une position très fortement organisée, dans laquelle l'ennemi se considérait comme inexpugnable, d'après les déclarations mêmes des officiers prisonniers. Lui a fait subir des pertes considérables et, malgré un bombardement des plus violents, n'a pas cessé de progresser pendant plusieurs journées consécutives pour élargir sa conquête.

A la suite de ces belles journées, nos officiers et nos chasseurs recevaient, à leur tour, la récompense de leur vaillance.
Les chasseurs STIERLIN, SARRAZIN et CHANUT, les infirmiers JUILLARD et GUIBERT, le sergent GAY, le lieutenant BOULANGER étaient cités à l'ordre de l'armée. Le chasseur BESSY, le médecin auxiliaire ARRAUD, le caporal RODDE recevaient la médaille militaire. Ce dernier, à l'attaque du 16, ayant reçu une balle qui venait de lui fracasser le bras, criait encore à ses chasseurs d'avancer sans se soucier de lui-même.


Sources :
Historique du 52e B.C.A., avec l’aimable autorisation de Jean-Luc Dron
Carte E.M.
Photo ancienne ‘La photo au service de l’histoire’ Société d’Histoire du Val et de la ville de Munster, avec l’aimable autorisation de Gérard Jacquat

vendredi 18 novembre 2011

Créteil (Val de Marne)


Oeuvre de l’entrepreneur L. Bardet et du sculpteur A. Descatoire (1874-1949)
Construit en 1921 et inauguré en 1922



La sculpture : une femme drapée représentant la paix
Ce monument est entièrement financé par la ville de Créteil


A sa construction, le monument faisait partie intégrante du mur du cimetière près de la porte sud


Le monument comporte les noms des Cristoliens morts pour la France aux guerres de 1870-1871, 1914-1918, 1939-1945, Indochine, Algérie, Allemagne, les déportés et le nom d’un militaire tué en Afghanistan


Sur le devant du monument, une urne surmontée d’un casque avec une couronne de lauriers comportant de la terre de Verdun


Derrière le monument se trouve un mausolée aux combattants du siège de Paris (1870-71)

Source Divers sites répondant aux critères de recherche ‘Créteil monument aux morts’

mardi 15 novembre 2011

CHAUX DES CROTENAY (JURA)


Oeuvre de l'architecte M. SCHACRE de Champagnole (Jura)
Inauguré le 28 mai 1922


La construction du monument a été effectuée en 1921 par Les Ateliers St Joseph à Buxy (Saône et Loire) sur un terrain offert gratuitement par M. GUERILLOT Félix.


C’est un monument imposant de 37 m de long sur 13 m de large qui a nécessité la construction du mur de soutènement sur l’emplacement du monument en 1921 effectué par M. ROFFET Jacques des Planches en Montagne, selon plans établis par M. SCHACRE

Le monument comporte 28 noms dont 2 de la seconde guerre


Source Mairie de Chaux des Croteney que je remercie