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NOUVELLE MISE A JOUR LE 15 avril 2014

vendredi 12 novembre 2010

Le 39e R.I. à Fleury


23 juin 1916

En exécution de ces ordres les compagnes devaient se trouver vers 2 heures du matin aux emplacements suivants :
1° Redoute 320 1re, 3e et 4e Cies et CM 1 Ligne de soutien 2e Cie
2° Ligne intermédiaire. Bataillon Mathieu
3° En réserve à Bois Fleury. Bataillon de Vignières



A 1 heure le Colonel ne voyant revenir aucune fraction, demandait au Général Commandant la 260e Brigade, l’autorisation de conserver en réserve à Bois Fleury la 10e Cie.
Vers 2 heures 30’, l’émission de gaz durait toujours. Le Lieutenant Fombard Commandant la 6e Cie, relevée par la 3e venant de la Poudrière, s’arrêtait au P.C. du Colonel et lui remettait un pli par lequel le Comdt de Vignères faisait connaître que seule la 6e Cie pouvait être relevée à temps, les autres Cies de son bataillon ne pouvant pas descendre de la redoute 320 avant le jour. Or le passage entre la redoute 320 et Fleury était constamment battu pendant le jour par des mitrailleuses Le Commandant de Vignères qu’il conservait par ? à la redoute les éléments qui auraient pu être relevés.
Interrogé sur la situation, le Lieutt Fombard rendait compte que la 1re ligne n’était nullement gênée par l’émission des gaz, mais qu’au moment de son départ les unités du Bataillon Décharry ? n’étaient pas encore arrivées à la redoute dans laquelle il n’avait pu voir que quelques éléments de la 1re Cie. Par contre, entre la redoute 320 et Fleury il avait constaté la présence dans tous les trous d’obus des fractions appartenant aux 1re et 2e Cies et à la CM1.
Les 1re et 2e Cies qui venant de Bois Fleury et la CM1 qui venait de la Poudrière avaient fourni un effort considérable pour monter à Fleury, et les hommes échappaient à l’action des chefs qui subissaient les mêmes atteintes, s’échelonnaient dans tous les trous d’obus.


En arrivant à Fleury l’air devenait irrespirable et le Lieutt Fombard avait fait mettre les masques. Dans Fleury quelques fractions auprès du P.C. du Chef de Bataillon.
La 6e Cie se porte à proximité de la 10e à Bois Fleury où elle arrivait à 3 h 30’. La CM3 prise également par les gaz dès son départ de Verdun arrivait péniblement à la même heure à la Poudrière.
A 3 h 30’, l’émission des gaz cessait mais était remplacée par un pilonnage des plus violents qui devait (durer) jusqu’à 8 heures.
Vers 8 h 30’, le Général Comdt la 260e Brigade apprend que l’ennemi occupe Fleury, appelle les 6e et 10e Cies ainsi que la CM3 et les dirige vers l’Ouest du village. La 6e Cie arrive à temps sur le plateau pour assurer la protection d’une batterie de 75 et pour arrêter tout progrès de l’ennemi qui allait tourner complètement le poste de Commandement. La 10e Cie se place à sa gauche, la CM3 garnissait la ligne. Aucun homme des fractions engagées n’a pu parvenir au Colonel pour lui porter le moindre renseignement : seuls sont les hommes qui tombés épuisés avant d’arriver à Fleury ont été traités soit à Verdun soit au poste de secours.
D’autre part le médecin chef de service a pu constater de nombreux décès parmi ceux qui venaient au poste de secours et même parmi ses brancardiers qui avaient tous une excellente cagoule.
La marche avec le masque est des plus pénibles. Les hommes retrouvaient difficilement leur respiration à travers le tampon et le manque d’air frais au visage amène une congestion rapide. La marche était maintenue très lente et les chefs de section arrêtaient leur fraction tous les cent mètres.
D’autre part l’ascension de Fleury parsemée de trous d’obus est très pénible, les hommes ont donc du fournir un gros effort, qui pour les compagnies du Bataillon Mathieu a du commencer dès la sortie de Verdun.
Le Colonel a pu constater en outre que les chefs de section, à travers les lunettes n’arrivaient pas au milieu de la nuit à percevoir le sol sous leurs pieds ni à reconnaître qui que ce soit. Ils paraissaient aussi éprouvés que leurs hommes.
La fatalité a donc voulu que par suite de l’impossibilité de marcher à la vitesse prévue, le Régiment, au lieu de se trouver échelonné en profondeur, s’est trouvé ramassé au moment de cette terrible attaque, sur un kilomètre de profondeur entre la redoute 320 et le village de Fleury. Les hommes ont été asphyxiés ou écrasés sous le feu des plus violents qui couvraient toute cette superficie.


La première ligne qui n’avait pas été incommodée par les gaz asphyxiants bien commandée par des officiers énergiques qui avaient leurs preuves, a du succomber sous le pilonnage, puis tournée sur la droite et sur la gauche.

Pertes :
Blessés :
Lieutenant Boisdon Daniel
Sous Lieutt Gouyard Louis
Sous Lieutt Gay René
Sous Lieutt Hamot Pierre

Disparus :
Commandant de Lignères Ludovic
Capitaine Ménage André
Capitaine Geisen Louis
Capitaine Thiry René
Capitaine Mirony Pierre
Capitaine Dalger Gaston
Capitaine Caneby Julien
Lieutenant Collin Pierre
Lieutenant Aveline Désiré
Lieutenant Ferranti Ocers
Lieutenant Renault Pierre
Lieutenant Marandet Raymond
Lieutenant Bolard Raymond
Lieutenant Lancelot Louis
Lieutenant Chéron Eugène
Lieutenant Thieret Alexis
Lieutenant Labrude Gaston
S/Lieutenant Nicolas Henri
S/Lieutenant Lacoste Louis
S/Lieutenant Duclos André
S/Lieutenant Dardel Jacques
S/Lieutenant Fenet Georges
S/Lieutenant Brissot Henri
S/Lieutenant Grandjean Emile
S/Lieutenant Achard Marcel
S/Lieutenant Guitard Louis
S/Lieutenant Genin Henri
S/Lieutenant Bellan Henri
S/Lieutenant Savignac Maurice
S/Lieutenant Legrix Jean
S/Lieutenant Horlaville Alphonse
S/Lieutenant Hennequin Francois
S/Lieutenant Féger Emile
S/Lieutenant Delaffre René
S/Lieutenant Fardet Alexandre
S/Lieutenant Vaillant René
S/Lieutenant Jacquey Maurice
S/Lieutenant Trubert Jacques
S/Lieutenant Leroy Pierre

Tues 18 hommes
Blessés 161 hommes
Disparus 1260 hommes

Sources :


Sarkozy commémore le 11 novembre... 1940

Le chef de l'Etat a rendu hommage aux étudiants qui avaient manifesté contre l'occupation nazi.
Le 11 novembre 1940, des centaines d'étudiants défiaient les Nazis et manifestaient sur les Champs-Elysées. 70 ans plus tard, Nicolas Sarkozy leur rend hommage à l'occasion des cérémonies de commémoration de l'armistice de 1918.

La suite sur europe1

C’est dommage que l’action du 11 novembre 1943, organisée par les maquis de l’Ain et du Haut-Jura n’ait pas été associée à cette commémoration.



Les Vosges au cœur de la Grande Guerre

Enfin ! Le mot écrit à la main le 11 novembre sur un calendrier datant de 1918 et ayant appartenu au quartier général du Groupe des armées de l’est à Mirecourt résume bien l’attente des militaires et des civils.
Ce jour-là, les hostilités prennent fin avec la signature de l’armistice avec l’Allemagne. Le traité de paix interviendra le 28 juin 1919. Au revers du calendrier, un officier a rajouté « Gloire à nos morts. Vive la France. »

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La Brigade franco-allemande entretient les tombes et la mémoire

Des vies fauchées par la guerre, puis des stèles profanées par la bêtise. À Guebwiller et Wuenheim, les soldats de la Brigade franco-allemande ont répondu aux drames par le travail et le respect.
Dans la nuit du jeudi 27 au vendredi 28 mai 2010, dans le cimetière militaire de Guebwiller, près d’une centaine de stèles de soldats allemands morts durant la Première Guerre mondiale étaient renversées ou brisées. L’acte avait provoqué une indignation à la mesure de son immense bêtise.

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Le Hartmannswillerkopf en chantier

Les travaux de rénovation du monument du Vieil-Armand, où ont péri 30 000 soldats en 14-18, avancent. Lancé durant l’été, le grand chantier de rénovation du monument national du Hartmannswillerkopf, appelé aussi le Vieil-Armand, sur les hauteurs de Wattwiller et d’Uffholtz, a été retardé par des conditions météorologiques, néfastes pour les ouvriers.
La crypte est à 905 m d’altitude et la croix sommitale culmine à 956 m. D’ailleurs, indique Jean Klinkert, directeur de l’agence de développement du tourisme (ADT) du Haut-Rhin, « le 25 octobre, le vent a failli arracher le drapeau ».

La suite sur l’Alsace

Au pied du Vieil-Armand

Les militaires de la Brigade franco-allemande ne sont pas seulement au travail dans les cimetières allemands : ils interviennent aussi régulièrement sur le site du Hartmannswillerkopf. Pendant une bonne semaine, les militaires de la BFA ont fait la navette entre les deux sites : le cimetière militaire de Guebwiller, et, quelques kilomètres plus au sud, un coin de forêt traversé par l’ancienne route reliant l’Oelenberg et Thierenbach, chemin emprunté aujourd’hui par les pèlerins de Compostelle.

La suite sur l’Alsace

Les écoliers à la Main de Massiges


Chaque 11 Novembre, les enfants du regroupement scolaire de Ville-sur-Tourbe participent à la cérémonie au monument aux morts et chantent la Marseillaise.

La suite sur l’union

mardi 9 novembre 2010

UNE FORÊT PATRIMOINE MAIS UNE FORÊT VIVANTE

Telle une vigie, l’ONF veille depuis 1919 sur la forêt de Verdun. Un sanctuaire, une forêt sacrée qui a recouvert et préservé le champ de bataille et qui vise le label « forêt patrimoine ».
Ça n’est pas encore l’hiver. Mais la butte de Froideterre mérite diablement bien son nom. Une bise glaciale et pénétrante soufflant de l’est transperce le visiteur jusqu’à l’os. Tout autour, un paysage bouleversé, des fondrières à demi remplies d’eau, témoignent de la violence des combats qui se déroulèrent au milieu de 1916. Froideterre fut, par sa résistance, un élément clef du dispositif de défense de Verdun.

Les écrits des Poilus du Béarn


Les lettres d'Emile-Marcel Decobert et carnets de Pierre Lavieille reflètent le 14-18 de deux soldats d'ici. Originaire d'Escos (Béarn), le cuirassier Pierre Lavieille rapporte « sa » guerre au jour le jour.
Des Poilus, il ne subsiste plus que des témoignages écrits, précieusement conservés aux Archives départementales de Pau. Extraits à l'occasion des cérémonies du 11 novembre.

1914-1918 : faut-il maintenir les cérémonies du souvenir ?


92 ans après l'armistice de la Grande Guerre, nombreux sont ceux qui ne veulent pas oublier et poursuivre les commémorations.
À la question volontairement provocante : « Y a-t-il encore aujourd'hui un intérêt à commémorer un conflit dont il ne reste plus de témoins directs ? », la réponse ne se fait pas attendre, toutes générations confondues : oui, évidemment.

La suite sur l'est-éclair

lundi 8 novembre 2010

« Les Catalans pendant la Grande Guerre » raconté par R. Martinez

Mercredi, à 18h30 salle de l'Alliance, le député maire, Daniel Mach et son conseil municipal auront le plaisir d'accueillir l'historien Renaud Martinez à l'occasion d'une conférence ayant pour thème
«Les Catalans pendant la Grande Guerre».

La suite sur l’independant

Aujargues Le monument aux Morts, un lieu de mémoire

Prochainement sera commémoré le 92e anniversaire de l'armistice de la première Guerre Mondiale, au monument aux Morts, situé place de l'Église.
La lecture des archives municipales révèle que c'est le 4 janvier 1920 que le conseil municipal, réuni en séance ordinaire sous la présidence de Joseph Dalard, maire, a décidé, à l'unanimité,

La suite sur le midi libre



La guerre 14-18 vue depuis les avions allemands


A trois jours du 11 Novembre, une conférence se tiendra sur l'aviation pendant la Première Guerre mondiale. Rendez-vous ce soir au Moulin de la filature.
Depuis dix ans, la Ville du Blanc a une manière très originale d'introduire la commémoration de la Première Guerre mondiale par une conférence. Et ce, grâce au partenariat entre la Ville, l'Université intergénération et le collège des Ménigouttes.


Des Australiens chez les Ch’tis

France Culture diffuse, un documentaire sur la bataille de Fromelles (59), du 20 juillet 1916, méconnue des Français, mais légendaire pour les Australiens.
Au bout du bush... Fromelles et les tranchées, sur Fance Culture, mardi 9 novembre, de 9h à 10h.

La suite sur temoignage chretien

dimanche 7 novembre 2010

Au coeur des batailles oubliées de l'Artois


Ils s'appelaient Arsène, Denise, Maurice... Enfants, ils ont connu l'horreur de la Grande guerre dans l'Artois. Avant de mourir, ils se sont confiés à la caméra de Jean-Paul Victor, un cinéaste liévinois passionné par ce pan de l'Histoire que la mémoire collective semble avoir effacé.

La suite sur nord éclair

À quelques jours du 11 novembre, l'UNC propose deux expositions « pour qu'on ne les oublie pas »


À l'approche du 11 novembre, date de l'armistice de la Première Guerre mondiale, l'UNC de Neuville propose deux expositions à la salle Malraux : « L'exode 10 mai - 20 juin 1940 » et « La guerre d'Indochine, 1946-1954 ».

La suite sur la voix du nord

Entretenir le souvenir


L'association « Les Amis du Hartmannswillerkopf » a été créée il y a plus de 40 ans. Elle a pour mission la mise en valeur du champ de bataille et la conservation du site qui accueille chaque année plus de 200 000 visiteurs.

La suite sur les DNA

samedi 6 novembre 2010

Le 44e R.I.T. à Maucourt-sur-Orne

9 novembre 1914

La patrouille Maginot opère une reconnaissance vers les tranchées établies par les Allemands au sud-est et à l’est du bois des Haies et se dirige vers la ferme de l’Epine à 8 h. Au moment où la patrouille atteint le chemin creux qui conduit de Mogeville à l’Epina, le sergent Maginot, apercevant un ouvrage ennemi, envoie le caporal Boury et le soldat Poilblanc reconnaître cet ouvrage. Sur un signal mal compris du soldat Poilblanc, le sergent fait avancer sa patrouille : il est accueilli par une vive fusillade. Blessé assez grièvement au genou, il continue à commander le feu, puis à diriger sous un feu très nourri la retraite de ses hommes, laissant sur le terrain deux morts et ramenant plusieurs blessés. Les hommes valides parviennent à porter leur chef blessé jusqu’à une cabane de planches où les patrouilleurs se terrent. Le sergent Maginot fait demander du renfort à Maucourt et à Mogeville. Poilblanc qui a tenté de gagner cette dernière localité dans ce but, a été grièvement blessé au moment ou il s’éloignait.
Le sergent Léonard, resté avec un homme un peu en arrière, a couvert de son feu la retraite de ses camarades. Seul avec son compagnon, il continue à fusiller l’ennemi. Il abat un certain nombre d’allemands dont cinq sont tués.


L’artillerie ennemie, croyant à une attaque, arrose alors les environs du bois des Haies. Cette fausse manœuvre de l’ennemi, interrompant la fusillade qui partait des tranchées allemandes, permet au sergent Maginot et à ses hommes de se remettre en route pour Mogeville, le caporal Boury et le soldat Robert traitant, puis portant le sergent blessé. Mais une section ennemie sortant du bois Le Tillat les force de nouveau à s’arrêter.. Les hommes valides de la patrouille ouvrent le feu ; les allemands cependant continuent à avancer, rendant la situation de la patrouille dextrement périlleuse.
Enfin une section du 369e qui occupe Maucourt arrive au secours de nos hommes ; la patrouille peut ainsi transporter ses blessés en lieu sur, à la tombée de la nuit.
Le sergent Léonard n’avait pas cessé, pendant six heures, du point où il s’était arrêté, de protéger dans la mesure du possible, la retraite de ses malheureux et vaillants camarades.

Etats nominatifs des tués ou blessés

Toussaint, soldat de 2eme classe, tué
Georges, soldat de 2eme classe, tué
Chapelet, soldat de 2eme classe, tué
Boudaille, soldat de 2eme classe, tué
Gille, soldat de 2eme classe, disparu
Maginot, sergent, blessé
Hublot, soldat de 2eme classe, blessé
Poilblanc, soldat de 2eme classe, blessé
Degombert, soldat de 2eme classe, blessé


Sources
Carte : Géoportail - © 2007 - 2010 IGN

N’importe quoi !

La commune de Lasserre a commémoré la fin de la guerre 1914-1918 durant la fête patronale de la Saint-Martin, qui a lieu fin octobre.

La suite sur la dépêche

A quand la célébration du 14 juillet à Noël ?