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NOUVELLE MISE A JOUR LE 15 avril 2014

vendredi 11 mai 2012

Puzzle Reichackerkopf


Pour vous détendre ou vous énerver !



lundi 27 février 2012

Cartouches, gravures et inscriptions (2)

Secteur du parc régional des ballons des Vosges

Secteur du parc régional des ballons des Vosges

Secteur du parc régional des ballons des Vosges

Secteur du Soissonnais

Secteur du Chemin des Dames

samedi 18 février 2012

Un obus sur Wesserling



Lundi 21 février 1916 : Beau soleil de printemps – Temps sec, porté à la gelée

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Vers 13 heures Chute d’un projectile de gros calibre (380 ?) dans la cour du dépôt des éclopés :
9 tués sur le coup, 12 blessés transportés à Saint-Amarin dont :
2 très graves
2 graves
2 moyens
6 légers

…/…

15 h à 18 h : Tournée Vallée

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A Saint-Amarin (hôpital mobile alsacien) Vu les blessés transportés de Wesserling – on est en train d’opérer

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21 h 45 Visite à l’hôpital mobile alsacien des blessés du bombardement du dépôt des éclopés de Wesserling L’un des deux blessés très graves est l’infirmier Maridat – 12ème Section, Ambulance 211, détaché comme infirmier au dépôt des éclopés de Wesserling

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Mardi 22 février 1916 : Chute abondante de neige

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Proposition pour la Médaille Militaire : Le Général commandant la 66ème Division décide de proposer pour la Médaille Militaire les 2 blessés grièvement atteints (parmi les 12) hier par le bombardement du dépôt des éclopés. L’un de ces 2 grands blessés est l’infirmier Maridat de l’Ambulance 211, détaché comme infirmier à ce dépôt. J’ai fait établir une proposition d’office hier soir par son Ambulance d’origine.

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Mercredi 23 février 1916 : Temps sec et froid

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1 décès à l’hôpital mobile alsacien (Groure Joseph du 213ème R.I. victime du bombardement de Wesserling le 21/2)

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Source JMO santé de la 66e D.I.

samedi 11 février 2012

Cartouches, gravures et inscriptions

Secteur du Sundgau

Secteur du front de Lorraine

Secteur du parc régional des ballons des Vosges

Secteur du parc régional des ballons des Vosges

Secteur du parc régional des ballons des Vosges


mardi 7 février 2012

Les croix de bois au Linge



L’historique du 14ème BCA

Au mois de juillet 1915, le 14ème Bataillon participe à l'attaque du Lingekopf. Il faudrait écrire un gros livre pour dire tous les actes d'héroïsme qui s'accomplirent dans ces journées. Les gains de terrain ne furent peut-être pas très considérables, mais ils furent obtenus dans des conditions telles qu'on peut hardiment affirmer que jamais, sur aucun autre point du front, une Troupe n'a pu faire preuve de plus d'énergie, de volonté de vaincre qu'en montrèrent les Chasseurs pendant cette offensive. Le 20 juillet, le 14ème réussit à forcer la première ligne allemande sur tout le front qui lui a été fixé, mais les pertes sont très lourdes. Le 22 juillet, il attaque encore, gagne un peu de terrain, mais subit de fortes pertes sur des réseaux de fil de fer intacts. Enfin, le 26, une troisième attaque l'amène sur le sommet de la montagne si âprement disputée. Le 27, l'ennemi contre-attaque violemment après de puissantes et très meurtrières préparations d'Artillerie Vainement ! Le 14ème ne rend pas ce qu'il a pris ! Et encore une fois, les Chasseurs pourront dire avec orgueil « Là où nous- sommes, le Boche est vaincu ! »


Une première citation à l'Ordre de l'Armée est donnée au Bataillon, à la suite de ces combats

Citation du 14ème citation à l'Ordre de la VIIème Armée.

« Sous le commandement du Commandant De REYNIÈS, s'est affirmé une fois de plus comme une Troupe d'élite. Dans une région montagneuse très difficile, a enlevé sous le feu de l'Infanterie et de l'Artillerie ennemie d'une violence extrême, et après plusieurs vigoureux assauts sous bois, une position organisée de longue date par l’ennemi : s’y est maintenu malgré des attaques réitérées de Troupes fraiches, précédées par des bombardements d’Artillerie Lourde d’une intensité peu commune. A infligé de lourdes pertes à l’ennemi. »


Le 1er septembre 1915, l'ennemi, avant traîtreusement fait usage d'obus à gaz et de liquides enflammés, reprend la crête du Linge. Le 14ème, qui est au repos, est rappelé en hâte. Deux compagnies, les 4ème et 5ème, sont envoyées pour contre-attaquer. Avec une fougue et un courage qui font l’admiration des Bataillons voisins, elles reprennent la position perdue. Deux autres tentatives des Allemands avec les mêmes procédés barbares restent sans résultat. La montagne du Linge, où tant des nôtres sont tombés, est une terre sacrée que ne souille jamais plus le Teuton exécré.
Le Bataillon passe l'hiver 1915-1916 dans cette montagne. Il organise la position. Du 7 novembre au 14 mars, sans un repos, les hommes ont vécu et travaillé dans la neige, dans la boue, par un froid extrême, sous le tir incessant des minnenwerfer et de l'Artillerie ennemie qui, des Trois Epis, du Rain des Chênes et de la côte de Grimaude, pouvait prendre nos Tranchées de face, de flanc et à revers.

Le JMO du 14ème BCA relatant l’attaque du 26 juillet 1915

L’attaque est fixée à 18 heures, mais le Capitaine Pizot commandant la 3e Cie obtient du Commandant de Reynies qui commande l’attaque l’autorisation d’attaquer quelques minutes avant l’heure, de marcher derrière nos obus de 75.
A 17 h 50, le 1er peloton de la 3ème Cie, se lance à l’assaut, il est aussitôt suivi du 2ème.
Le mouvement est déclenché, les autres Cies suivent et le 30ème Bataillon à gauche part lui aussi.
La tête de la colonne de droite s’est élancée au même moment. En 5 minutes la pente bien raide est avalée. Les pelotons de tête sautent dans la 1ère tranchée ennemie, la dépasse et vont s’établir à la crête militaire face à l’Est.
Deux ou trois Chasseurs sont touchés par les éclats de nos 75, mais peu importe, rien n’arrête l’élan de nos diables bleus.


Le sommet du Linge est à nous, il est 18 heures. Les clairons sonnent ‘Au drapeau’
Cependant les Allemands s’apprêtent à reprendre leur place dans leurs abris et leurs tranchées de 1ère ligne qu’ils avaient évacués pendant le bombardement de notre artillerie, déjà ils remontent les pentes Est du Lingekopf quand les chasseurs de la 3ème Cie et la 1ère se présentent à la crête, et les repoussent à coups de fusil et de pétards
Les Cies dont les effectifs sont fortement réduits par les combats des 20 et 22 juillet viennent se fondre dans la ligne. Les 4ème et 5ème Cies avec la 3ème la 6ème avec la 1ère.
Les groupements 3, 4 et 5 sous la direction du Capitaine Pizot organise habilement et promptement le sommet du Linge. Quant au groupement 1ère et 6ème, il peut étendre sa conquête jusqu’au collet du Linge et la route du Hohnack.
Les chasseurs électrisés par le succès et entraînés par leurs officiers s’élancent magnifiquement sur l’ennemi qui recule dans sa tranchée.
Le Lieutenant Rolandez est tué, le Lieutenant Galais blessé, le sous-Lieutenant Delpit tombe à son tour en criant ‘Vivie la France, vive le 14ème’ Mais les Allemands reculent abandonnant leurs tranchées pour fuir par les boyaux. Le Collet est à nous !


Le Capitaine Chevalier et le Lieutenant Monnier restés seuls officiers se partagent la ligne.
Jusqu’à la nuit la fusillade est vive de part et d’autre, les chasseurs sont fusillés par l’Ennemi qui occupe toujours le Schratz
Les pertes sont lourdes
Trois Cies du 359ème Rgt de ligne à effectif réduit arrivent à la tombée de la nuit, elles sont réparties sur le front, Sommet du Linge – Collet.
L’ennemi tente plusieurs contre-attaques mais nos braves chasseurs, renforcés par le 359ème le repousse à coups de pétards, lui faisant subir de grosses pertes.
La consommation de ces engins est énorme nos hommes les apprécient et en demandent sans cesse. Le réapprovisionnement se fait d’ailleurs sans interruption.
La lutte dure toute la nuit sans que le Bataillon perde un pouce du terrain conquis.

Pertes du 14ème BCA pour la journée du 26 juillet 1915
Tués 51
Blessés 91
Disparus 10

Sources
Historique du 14ème BCA – Imprimerie chambérienne
JMO cote 26 N 820 et fiches SGA/DMPA/Mémoire des hommes

vendredi 3 février 2012

La chapelle Sicurani



En Alsace, non loin du col Amic sur la route des crêtes, se trouve une chapelle au milieu des bois. Elle fut construite en pleine guerre, sous les auspices de l’abbé Cabanel, du 25 juillet au 15 septembre 1916 par le 7ème Bataillon territorial de Chasseurs Alpins, commandé par le Chef de Bataillon Georges Chicotot.


Le maître d’œuvre fut l’Adjudant pionnier Itier.


L’intérieur de la chapelle est sobre.
La chapelle fut restaurée en 1925, 1961 et 2008.
Tous les ans, le 2ème dimanche du mois de juin se tient devant la chapelle une cérémonie du souvenir à la mémoire du Capitaine Sicurani et de ses compagnons.

Le Capitaine Sicurani né en 1869 dans un petit village de Haute-Corse, s’engage à l’âge de 19 ans pour une durée de 5 ans Réengagé à deux reprises, il gravit les échelons de la hiérarchie militaire.
Officier de réserve, il accomplit des périodes d’exercices au 28ème BCP, puis au 68ème Bataillon de chasseurs de réserve.


Dès la mobilisation générale, le Lieutenant de réserve Pascal Sicurani rallie le 68ème BCAR à Grenoble. Après de rudes combats près de Magnières et de Mattexey, le bataillon se dirige vers Bussang. Le 5 septembre, il entre en Alsace. Les unités se déploient dans la vallée de Saint-Amarin.
Après le renfort de 200 réservistes, le 13 octobre, le bataillon est engagé sur les sommets vosgiens : Hannenbrunen, Markstein, puis au Südelkopf, au Grand-Ballon, et au Breitfirst.
Janvier 1915, 1er engagement au Kolschlag et au Hartfelsenschloss.
En avril, le bataillon entre à Mittlach et en juin attaque sur Metzeral.
Le 20 juin, le Lieutenant Sicurani est désigné pour remplacer le Capitaine Dubarle tombé lors des derniers combats. Il prend le commandement de la 8ème Compagnie.
Fin novembre, le bataillon remplace le 27ème BCA au Herrenfluh, au camp Duvernet et Renié, à la Roche Sermet. C’est à partir de ces positions que les unités du 68ème BCA se mirent en place pour l’attaque du 21 décembre.
La 8ème compagnie du capitaine Sicurani était placée en soutien du 152ème RI, dans les parallèles. C’est lors de la contre-attaque allemande du 22 qu’une balle ennemie vient frapper le Capitaine Sicurani en pleine poitrine.
Il meurt à l’hôpital de Moosch, le 22 décembre 1915 à 17H30 et est enterré le 24 à Kruth.



Le corps du Capitaine Sicurani fut relevé, pour recevoir une sépulture définitive le 1er septembre 1922, dans le parc du domaine familial, dans son village natal de Taglio-Isolaccio en Corse.
Il était Chevalier de la Légion d’Honneur

Un autre hommage


Sources :
Autour de la chapelle Sicurani, bulletin des Amis de Soultz N° 85
Fiche SGA/DMPA/Mémoire des hommes
Photos LS et collection particulière

mardi 31 janvier 2012

Réflexions du médecin divisionnaire de la 66e D.I. (3)

Jeudi 2 décembre

A Moosch (amb. 3/58) Etudie avec Médecin Chef la question du pourcentage des blessures de tête depuis la mise en service des nouveaux casques en acier.
Vu le soldat du train Montaron ; puni de prison (15 j) qui a demandé à réclamer auprès de moi (Lenteur à obéir à l’ordre de se faire couper les cheveux). Punition maintenue avec demande de changement d’arme souhaité d’ailleurs par l’intéressé.

Vendredi 3 décembre

A Thann : Annoncé à M. Major Noirot sa prochaine évacuation sur St Maurice d’Epinal pour « fatigue générale »

A Moosch (A 3/58) Vu le soldat Jaugey (Armand) du 152e Infanterie 4e Cie, évacué hier pour phlegmon suspect à la cuisse gauche.
Dirigé sur l’ambulance 3/58, l’incision de l’abcès faite démontre qu’il s’agit d’un abcès provoqué par injection de pétrole. L’intéressé avoue d’ailleurs. Ce fait est postérieur à la circulaire confidentielle que j’avais envoyée à tous les médecins pour attirer leur attention sur l’éventualité de cette fraude contre laquelle j’avais été mis en garde par une note du médecin Chef de l’Hop. Des Sources de Bussang : un homme du 152e, mort des suites d’une blessure par balle laissait une succession contenant une seringue, un flacon de pétrole et une somme d’argent hors de proportion avec sa situation de famille. Nous en avions inféré la possibilité d’une entreprise de confection d’abcès en vue d’en battre monnaie.
Le soldat Jaugey était rentré quelques jours auparavant de l’Hôpital de Remiremont ou il avait été traité pour un abcès du genou qu’il attribue à une piqûre par fil de fer barbelé.

Lundi 6 décembre

A Moosch (Amb 3/58) : Attiré l’attention du Médecin Chef sur la fréquence des Erysipèles de la face : n’y en aurait-il pas fausses ou provoquées ?


Sources JMO santé de la 66e D.I.

Orthographe du texte d’origine respectée

vendredi 27 janvier 2012

Réflexions du médecin divisionnaire de la 66e D.I. (3)


Jeudi 25 novembre 1915

Un suicide à l’ambulance 16/7 d’un homme du 27e Bon Chas. à pied arrivant du cantonnement du 27e ch. à pied, évacué en observation pour mélancolie (coup de fusil)

Traité la question de la pâte phosphorée contre rat avec M Barbotte pharmacien : produit dangereux à fabriquer

Mardi 30 novembre 1915

A Vieux-Thann : Poste du 334 un peu moins mal tenu que le 20/11/1915. Mais rien n’a été fait dans l’abri souterrain depuis ce jour en vue de coucher les hommes.
Je vois évacuer dans une voiture médicale régimentaire un homme atteint de rhumatisme, diagnostic porté par le M. aux Joly qui n’a que 4 inscriptions. Cette évacuation aurait du se faire par voiture à 4 roues et le chef de service aurait du se préoccuper tout au moins de cette évacuation qu’il ignorait totalement. Je demande ce soir la relève d’office de ce médecin incapable et ???? (inutile – inerte)


Sources JMO santé de la 66e D.I.

Orthographe du texte d’origine respectée

lundi 23 janvier 2012

Ammertzwiller

Article des DNA du 7 janvier 2012


Envoi de D. ROESS

vendredi 13 janvier 2012

Héros et mutins


Je viens de recevoir ce livre



mercredi 11 janvier 2012

Réflexions du médecin divisionnaire de la 66e D.I. (2)

Jeudi 16 septembre 1915


A Moosch (Amb 3/58) : Rien de saillant, sinon que les chirurgiens me signalent l’excellence du casque comme protection contre les plaies du crane. Dans la récente affaire de l’Hartmannswiller qui a donné 150 blessés environ, 58 vies au moins ont été nettement sauvées par le port du casque.

Mercredi 29 septembre 1915

A Krut (2/58) Réglé le cas d’une blessure à la main par coup de feu à très courte de distance. Le blessé (S… du 67e Bon de Chasseurs) est gardé à l’ambulance jusqu’à décision à intervenir.

Jeudi 30 septembre1915

Visite des tranchées électrifiées sur le sommet de l’Hartmannswillerkopf.

Dimanche 3 octobre1915

St-Amarin : A signaler un nouvel accident par éclatement d’obus du à la recherche d’aluminium : 1 mort, 1 blessé grave avec perte d’un œil (55 RIT)

Mercredi 13 octobre1915

A St-Amarin : Conférence avec le Capitaine administrateur de Thann, les médecins civils et moi au sujet des mesures à prendre pour enrayer l’extension des maladies vénériennes.

a) Les filles soumises seront envoyées à Massevaux.

b) Dès que l’établissement à installer dans ce but à Massevaux sera organisé, ces .filles ...seront soumises à une visite hebdomadaire qui sera passée par le médecin de l’administration civile (Dr Kern)

c) En outre les cas de maladies vénériennes constatées chez des militaires donneront lieu, de la part des médecins militaires, à l’établissement d’un bulletin indiquant les noms, prénoms et résidence de la femme déclarée par le militaire comme étant l’agent contaminateur. Ce bulletin sera directement adressé au Capitaine administrateur de Thann qui prendra les mesures nécessaires pour faire visiter la femme.

Samedi 16 octobre1915

Je prescris de ne pas évacuer les casques, qui sont denrée encore rare, avec les blessés et de doter ceux-ci d’un bonnet de police comme coiffure.

Mercredi 27 octobre1915

A Mittlach (2/64) : Fait appeler l’adjudant du train récemment nommer (C…) et fais observations sévères sur sa conduite depuis sa récente promotion et surtout sur le fait qu’il s’est alloué d’abord une chope ( ?) Personnelle sur les 30 envoyées à son détachement de 51 hommes. Le Médecin Chef (M Hau) se plaint du changement d’attitude de ce sous officier qui a complètement changé et en arrive à se faire détester de ses hommes.

Samedi 30 octobre1915

Ambulance 16/7 : Visite du soldat C… du 13e Chasseurs Alpins atteint de blessure à la tête par balle qui a perforé le casque de part en part. Preuve intéressante de la valeur du casque comme moyen de protection. Gardé le casque.

Sources JMO santé de la 66e D.I. SHD cote 26 N 388/1

mardi 3 janvier 2012

Réflexions du médecin divisionnaire de la 66e D.I. (1)


Mercredi 28 juillet 1915


14 h Tournée à Krut, Moosch et Saint-Amarin

A Krut examen du chasseur Buffet (Camille) du 7e Bon chasseur à pied soupçonné de mutilation volontaire par coup de feu dans le pied gauche – Expertises de 2 médecins contradictoires : après examen, je me prononce pour l’innocence : Il y a un trou de sortie ; le trou d’entrée est à la face inférieure, plantaire du pied. Le blessé devra recevoir une fiche le mettant à l’abri de toute suspicion.

Samedi 31 juillet 1915

Les actes de décès doivent maintenant porter la mention ‘Mort pour la France’ le cas échéant. Faut-il appliquer rétrospectivement la mesure, je réponds par la négative, jusqu’à plus ample informé en vue d’éviter les erreurs ou altérations d’actes déjà dressés et transcrits.

Jeudi 5 août 1915

D’autre part, le Bon (213) réclame des brancardiers ??? Alors qu’il n’utilise pas les siens restés dans la vallée à Moosch pour y faire de la musique.
Conclusion : je vais demander l’envoi de ces musiciens à leur poste de brancardiers.

Vendredi 13 août 1915

Un suicide par pendaison à l’usine de Wesserling, le 12 août au soir du brigadier de douanes F… V…, en traitement à l’ambulance 16/7 depuis le 31 juillet pour contusions multiples et contusions du crane reçues à Cornimont dans des conditions à élucider. Autopsie demain matin et enquête en cours à Cornimont pour tenter d’élucider l’affaire.

Jeudi 19 août 1915

Vu 16 hommes du 5 RIT nouvellement arrivés et évacués par leur médecin (M Gardette, 55 ans). Je les examine un à un. – j’en renvoie 11 à leur corps, 3 à la 16/7 et j’en laisse 2 en observation à la 1/74.
C’est une décision qui choque même les médecins de la 1/75 : Il y a un évacué pour défaut de dents qui a ses deux râteliers complets.
Séance tenante, j’écris une lettre plutôt dure au médecin, qui est venu me voir à mon bureau hier et qui paraît énervé d’avoir été envoyé – à son age – sur le front !!!


Sources JMO santé de la 66e D.I. SHD cote 26 N 388/1

dimanche 1 janvier 2012

1er janvier 2012





vendredi 30 décembre 2011

La guerre en caricatures




Source Le Pays de France

lundi 26 décembre 2011

La guerre en caricatures




Source Le Pays de France

dimanche 25 décembre 2011

25 décembre


mercredi 14 décembre 2011

Plouha (Côtes-d'Armor)


Oeuvre du sculpteur Elie Le Goff


Monument taillé dans le granite.
Adossé à l’arrière de l'église, sur un soubassement, un socle surmonté d'un obélisque avec deux stèles attenantes ornées de palme et de glaive.
Une plaque de marbre située sur le socle porte l’inscription

1914 – 1918
AUX ENFANTS
DE PLOUHA
MORTS POUR LA FRANCE
1939 – 1945


Le décor est en bronze :
l'obélisque est orné d'une croix et d'une grande palme, le socle d'un trophée de l'armée et de la marine serti d'une couronne de laurier et de chêne.
Un coq gaulois trône au sommet du monument.


Le monument est situé place Foch


Source : Site des Archives départementales des Côtes d’Armor


jeudi 8 décembre 2011

Plouguiel (Côtes d’Armor)


Oeuvre de Yves Le Meur, Union Artistique de Vaucouleurs (Meuse).

Monument aux morts composé d'une partie en granite et kersantite sommée d'un groupe en fonte moulé monochrome.


La face antérieure du monument, ornée au centre d'une croix latine sertie de palmes de lauriers en bas-relief, présente deux inscriptions commémoratives et les noms des victimes en lettres dorées


Le groupe en fonte moulée associe deux soldats arme au pied, soit un poilu à droite et un fusilier marin à gauche, tenant chacun d'une main un écu portant l'inscription
1914-1918
L'YSER
VERDUN
LA MARNE

Le monument est situé sur le parvis de l’église


Source : Site des Archives départementales des Côtes d’Armor

mardi 6 décembre 2011

Confrécourt, la Croix Brisée



Jean, Marquis de Croix, fit ériger en 1929 cette Croix Brisée portant la devise familiale, symbole du calvaire vécu par tous les combattants de la première guerre mondiale sur le plateau de Confrécourt :
‘La croix est tombée, le Christ est vivant’.


Le 13 septembre 1914, après la victoire de la Marne, les troupes françaises traversent l’Aisne et montent à l’assaut du plateau. Elles n’atteindront ce lieu qu’après 10 jours de terribles combats.

Français et Allemands, ne pouvant percer, vont s’enterrer. Ce sera la guerre des tranchées. Les carrières et la ferme de Confrécourt, à quelques centaines de mètres de la 1ère ligne, serviront de casernement aux troupes françaises.

1ère ligne française sur le plateau de Confrécourt

La défense héroïque du plateau de Confrécourt en juin 1918 stoppera l’offensive allemande. Le 20 août, il sera définitivement libéré, évènement rappelé par la borne du sculpteur Moreau-Vauthier :
‘Ici fut repoussé l’envahisseur’.


Sources : Texte, carte et photo ancienne, panneau d’information érigé par l’association ‘Soissonnais 14/18’

samedi 3 décembre 2011

En mémoire des soldats coloniaux


En 1899, un jardin d'essai colonial est créé, dans l’est du bois de Vincennes, avenue de la Belle-Gabrielle, limitrophe de Nogent sur Marne, pour permettre d'accroître les productions des colonies françaises.
L’exposition coloniale de 1907 a eu lieu dans son enceinte, des pavillons y sont construits, des villages reconstitués.

Pendant la première guerre, l’hôpital bénévole du jardin colonial est installé dans ces lieux. Il regroupe les combattants de l’Empire.


Une mosquée y est installée

Après la guerre, des monuments aux morts sont implantés sur le site tel celui des malgaches inaugurés en 1925


AUX CAMBODGIENS
ET
LAOTIENS
MORTS
POUR
LA FRANCE


AUX
INDOCHINOIS
CHRETIENS
MORTS
POUR
LA
FRANCE


AUX
SOLDATS COLONIAUX
DE LA
GRANDE GUERRE
1914 – 1918


1914
AU SOUVENIR
DES SOLDATS
DE
MADAGASCAR
1918


AUX SOLDATS NOIRS
MORTS
POUR LA FRANCE



Sources
Divers sites répondant aux critères de recherche ‘Jardin colonial et tropical’
Documentation personnelle