Vous souhaitez partager les archives de vos ancêtres lors de la première guerre ?

Contactez-moi

Merci

Vous recherchez un lieu, une carte, le parcours succinct d’un régiment, des photos

NOUVELLE MISE A JOUR LE 15 avril 2014

mercredi 23 décembre 2009

Sainte-Menehould

a
Tarnowski de (sculpteur)
Réveillon (fondeur)


Le groupe représente un poilu regardant au loin les monts d' Argonne, appuyé sur son fusil, avec à ses pieds, un compagnon inattendu : un chien, oreilles dressées, vigilant. Sur le socle en pierre, les armoiries de la ville, en bronze, ont été apposées. Situé sur la place de la mairie


a

mardi 22 décembre 2009

Les conclusions des journées des 21 et 22 décembre 1915 à l’Hartmannswillerkopf

a
En résumé, les caractéristiques des combats du 22, qui devaient malheureusement aboutir à la
disparition du 152e, sont les suivantes :
Extension extrême du front à tenir et à organiser.
Insuffisance de réserves à proximité immédiate.

La réserve du Régiment, étant donnée la mission imposée, se trouvait réduite à une seule compagnie, qui dut être engagée dès le début de la journée pour parer à la contre-attaque signalée vers le 2e Bataillon. Nature de la position occupée, le terrain depuis le sommet de l’Hartmannswillerkopf jusqu’aux tranchées crées étant un escarpement absolument en vue des nombreuses batteries de l’adversaire, rendant tout enseignement de troupes, quelques fois même d’isolés.

Impossibilité pour notre artillerie d’agir efficacement, en avant de notre ligne nouvelle dans l’intervalle entre les deux éperons de l’Hartmannswillerkopf ; impossibilité d’ailleurs pour l’infanterie de renseigner l’artillerie par fanion ou autres signaux sur la presque totalité du front.

Difficulté extrême des liaisons et du Commandement. Communications téléphoniques pour ainsi dire inexistantes, malgré le dévouement des téléphonistes qui cherchèrent à les rétablir sous le feu, constamment. Sur un effectif de (rien de noté) téléphonistes (rien de noté) furent mis hors de combat.

Brouillard intense, rendant, avec la nature escarpée et bossuée du terrain, la communication par la vue impossible.

Fatigue extrême de la troupe d’attaque, qui après cinq heures de stationnement, pendant le bombardement préliminaire, sous des tranchées à peine couvertes,, par le vent et le froid, avait fourni, le 21, un effort magnifique, éprouvé des pertes sérieuses, travaillé toute la nuit en luttant au fusil, à la grenade, et à la baïonnette.

Action formidable de l’artillerie adverse qui opéra des barrages constants derrière les troupes du 152e, cherchant manifestement à créer le long de la crête une muraille infranchissable en vue de s’opposer au renforcement ou à la retraite, et d’interdire les liaisons


Le 152e avait donné le 21 Décembre, un exemple magnifique d’élan et d’énergie. Il s’était montré digne de son passé et de sa réputation. L’évènement déplorable le lendemain dont il devait être la victime, ne peut entacher en rien son honneur militaire.

Il avait prouvé la veille, une fois de plus, son mépris du danger, son esprit d’offensive, et rempli une mission de confiance, et remporté in succès considérable, malgré les conditions les plus difficiles. Il avait fait à l’ennemi 700 prisonniers.

Après un tel précédent, s’ajoutant à tant d’autres, on n'a pas le droit de supposer qu’aucune de ses unités ait pu se conduire le lendemain de façon moins honorable. La perte est cruelle, mais l’honneur est sauf.

-o-o-o-o-

Pertes

Officiers
Tués 11
Blessés 14
Disparus 23
Troupes
Tués 70
Blessés 527
Disparus 1353


Photo : Collection personnelle

11 novembre 1918 (83)

a
46e R.I.T.
Le JMO en ligne s’arrête à la date du 31 décembre 1916

2e bataillon d'étapes
11 Novembre – Départ des hommes classes 1892 (régions envahies) et pères 4 enfants et assimilés sur 5e génie Versailles. E.M. du Bataillon 7e et 8e Cies quittent Montargis pour Vitry-le-François et vont stationner à Reims la Brûlée à 7 k de Vitry.

5e bataillon
Du 11 novembre au 17 décembre 1918, il n’y a rien de noté

47e R.I.T.
Le JMO en ligne s’arrête à la date du 7 mars 1918

48e R.I.T.
Le JMO en ligne s’arrête à la date du 5 mars 1918

49e R.I.T.
Du 7 octobre au 13 novembre 1918, il n’y a rien de noté

50e R.I.T.
Le JMO en ligne s’arrête à la date du 22 juin 1917


orthographe des JMO respectéeSource pour les principaux combats : La guerre (vécue – Racontée – Illustrée) racontée par les combattants, Aristide Quillet Editeur
a

Vaux

a

Le fossé du fort de Vaux
a

22 décembre 1915 à l’Hartmannswillerkopf

a

La journée du 22 Décembre devait constituer pour le 152e un terrible lendemain. Le Régiment entièrement déployé sur un terrain escarpé, en pleine vue de l’artillerie allemande, sans appuie de notre artillerie dans la partie comprise entre les deux éperons de l’Hartmannswillerkopf, devait livrer toute la matinée, avec ses seules forces déjà réduites par les affaires de la veille et de la nuit des combats très violents, et, à la suite de circonstances encore impossibles à définir, se trouver dans l’impossibilité de rallier nos lignes. Les 3 Btns dans la nuit du 21 au 22, épuisés par le travail d’organisation de la position conquise, livraient le 22 au matin une lutte acharnée sur les pentes escarpées de l’Hartmannswillerkopf, mais non soutenus, soumis à des tirs d’artillerie formidable ; coupés sans doute en un certain nombre de points, isolés des troupes en arrière, ne devaient plus repasser la Crête de l’Hartmannswillerkopf.

Aux termes de l’ordre de la 66e Don, le 5e Btn de chasseurs et le 152e qui avait atteint le 21 l’objectif assigné, devaient s’établir sur la position conquise, sous la protection d’éléments avancés poussés au contact.

Les renseignements reçus sur l’action des différents Btns, les rapports fournis par quelques officiers ou isolés qui réussirent à rentrer, ne permettent pas de se faire une idée complète de ce qui se passa le 22 Décembre sur les pentes de l’Hartmannswillerkopf.

Le 22 vers 7 h 15, le Lt Colonel Cdt le Régiment apprenait par un homme du 2e Btn, envoyé par le Commandant Mas, à la recherche de ses deux sections de réserve, qu’une contre-attaque venait de se produire sur le front du 2e Btn.
D’autre part, un Lieutenant de ce Btn, blessé dès le matin du 22, faisait connaître au Chef de Corps qu’il lui paraissait nécessaire de renforcer le Commandant Mas, enfin le Capitaine de la Cie de gauche du 3e Btn rendait compte que sa liaison n’existait plus à gauche et qu’il était urgent d’envoyer dans cette direction une Cie constituée.
Sur la Cie de réserve du Régiment, il ne restait disponible à ce moment que 2 sections. Dans le courant de la nuit, une section avait du être mise déjà à la disposition du 2e Bataillon, sur la demande expresse du Commandant Mas, pour renforcer ses travailleurs, en vue du maintien de sa communication.
Une autre section avait été employée provisoirement, sur la demande du Commandant du 3e Btn, au transport des matériaux et munitions destinés au 3e Btn. Il avait été formellement spécifié que cette section serait rentrée à sa Cie le 22 à 6 heures.
Le Chef de Corps décide en conséquence de mettre à la disposition du Commandant Mas toutes les unités restant disponibles de la 10e Cie.
En fait cette Cie toute entière se trouva placée sous les ordres de cet Officier supérieur.

Le Lieutenant Colonel du 152e rendait compte à 7 h 45 au Colonel Cdt la 81e Brigade, de la situation sur l’éperon Nord, des dispositions qu’avait prises, et lui faisait connaître qu’il n’avait plus aucune réserve. A 8 heures, le Colonel Cdt la 81e Brigade informait le Colonel du 152e qu’il donnait l’ordre de faire monter deux Cies du 6e Bataillon, réserve de Brigade, vers le sommet de l’Hartmannswillerkopf à la disposition du 152e. Il prescrivait en même temps au Chef de Corps de demander à l’artillerie des tirs de barrage. Cette demande était faite d’ailleurs depuis la veille au soir, et par l’intermédiaire de l’Officier d’artillerie adjoint au commandant de l’attaque, auquel tous renseignements nécessaires avaient été fournis sur le front approximativement occupé.

Les deux compagnies de réserve mises à la disposition du 152e étaient au camp Burluraux leur trajet jusqu’au sommet devait être assez long en raison de l’encombrement du boyau unique dont elles disposaient, et du bombardement intense qui s’abattit toute la matinée sur l’Hartmannswillerkopf. Elles ne devaient arriver dans les environs du sommet qu’entre dix et onze heures, et encore que par paquets successifs, ce qui compliqua leur entrée en action, et ce qui, en fait, les empêcha de s’engager au-delà de nos anciennes tranchées de première ligne.
En même temps qu’il envoyait au Commandant Mas sa compagnie de réserve, le Lieutenant Colonel du 152e informait les Commandants des 1er et 3e Bataillons de la contre-attaque qui se produisait à gauche, et prescrivait au 3e Bataillon d’appuyer si possible le 2e Bataillon en orientant vers le Nord un détachement chargé de prendre en flanc la contre-attaque, si elle arrivait à progresser.

Par un compte-rendu de 9 heures 30, le Commandant du 3e Bataillon faisait connaître au Chef de Corps que ce mouvement vers le Nord n’était pas possible en raison dans cette direction, d’un barrage de mitrailleurs allemands ; que d’ailleurs les Compagnies éprouvées comme elles l’avaient été la veille et la nuit, ne pouvaient guère effectuer sans danger un mouvement de quelque envergure.
Le Commandant du 3e Bataillon, à ce moment, 9 heures 30, signalait que son front était intact. Le 1er Bataillon n’envoyait aucun renseignement.
Les agents de liaison à lui adressés ne reparaissaient pas.

En somme, pendant toute la matinée, le Chef de Corps eut l’impression qu’il se produisait sur sa gauche une contre-attaque locale, à laquelle le 2e Bataillon, appuyé successivement par la Cie de réserve du Régiment, puis lorsqu’elles arrivaient, par les deux Compagnies de réserve de Brigade annoncées, pourraient sans doute parer, quitte à se résoudre à un mouvement de repli.

Quant au 3e et 1er Bataillon, vu le renseignement du 3e Bataillon daté de 9 h 30, et étant donné d’autre part, la confiance qu’il avait dans le 1er Bataillon et de son Chef (Cdt Guey), le Chef de Corps pensait que la situation dans l’entrecuisse et la cuisse droite, restait stationnaire.

La fusillade entendue jusqu’à ce moment dans le brouillard épais qui interceptait la vue, n’avait d’ailleurs rien d’anormale.
L’artillerie allemande effectuait d’ailleurs, pendant toute la matinée le tir de barrage intense commencé à la nuit, et qui avait manifestement pour but d’isoler la ligne française avancée, sur les pentes escarpées de l’Hartmannswillerkopf. Ce tir de barrage rendit en permanence les liaisons excessivement difficiles, et à certains moments tout à fait impossible ; il ne put être question dans la matinée du 22 d’utiliser le téléphone, déjà réparé à plusieurs reprises dans la nuit, et devenu dans la matinée absolument inutilisable.
Les 2 Compagnies du 23e étaient impatiemment attendues ; elles se trouvaient égayées et morcelées dans une marche pénible dans les boyaux, la Compagnie de tête arrivait par pelotons. C’est vers onze heures seulement (l’heure exacte n’a pas été notée – l’Officier adjoint au Chef de Corps venait d’être blessé) que la fraction de tête de la première Compagnie arriva vers le poste Moyret. Le Chef de Corps voulut à ce moment, porter lui-même les deux Compagnie du 23e vers le 2e Bataillon, où la situation lui semblait toujours la plus critique – il arriva avec le Commandant de la Compagnie et la section de tête à la tranchée de première ligne ; un brouillard intense régnait et à ce moment le barrage d’artillerie sur le sommet était particulièrement violent.
Le Chef de Corps orienta le Commandant de la Compagnie, lui prescrivit d’envoyer des patrouilles sur le front Nord, de prendre aussi le contact du Commandant du 2e Bataillon, pensant qu’il reconstituerait sa Compagnie, et de se mettre aux ordres de cet officier supérieur. Le Chef de Corps redescendit prendre la 2e Cie du 23e, qui arrivait par sections successives, et conduisit la section de tête avec le Commandant de la Compagnie, à l’ouest de la Cie déjà placée, lui donna les ordres analogues à ceux donnés à la Compagnie voisine.

Mais même avant que les deux compagnies aient eu le temps de se réunir, et au moment ou le Chef de corps revenait à son poste de Commandement, des isolés allemands étaient signalés débouchant sur tout le front, et pénétrant dans nos tranchées, sur la partie sud de l’Hartmannswillerkopf.
Tous les divers détachements qui se trouvaient à proximité des Postes de Commandement de la Brigade et du Régiment, alors dans le camp, furent rapidement réunis, le Commandement, agents de liaison, travailleurs, cyclistes, téléphonistes, etc… détachement du 68e Chasseurs, formés face à l’Est, en une ligne de tirailleurs qui, sans grande peine, déblaya le Camp et rejeta dans les anciennes tranchées allemandes les patrouilleurs qui venaient d’apparaître. Les tranchées allemandes se trouvèrent ainsi réoccupées vis à vis des notres qui, à partir de ce moment, restèrent solidement tenues par les deux Compagnies du 23e, et à leur droite par les divers détachements d’isolés constitués dans le Camp.

Les renseignements adressés sur les opérations du 22, soit par les Chefs de Bataillon, soit par les quelques Officiers ou isolés qui firent des comptes rendus à leur retour (ci-joints) ne donnent aucune idée exacte de ce qui se passa sur les pentes de l’Hartmannswillerkopf. Ce furent sans doute de nombreux combats de détail, ou les unités furent isolées ou débordées.
Il est plus que probable que dans le terrain chaotique ils n’avaient pas eu le temps d’organiser sérieusement. Les Chefs de Bataillon, et les Cdts de Cie eux-mêmes connurent vaguement ce qui se passait, et que leurs liaisons furent supprimées, dès que l’une ou l’autre de leurs factions se trouva débordée.

A suivre


Photo : Collection personnelle
a

11 novembre 1918 (82)

a
41e R.I.T.
Le JMO en ligne s’arrête à la date du 5 mars 1918

42e R.I.T.
Il n'existe pas de journal

43e R.I.T.
11 Novembre – En exécution de l’% de la II Armée, transmis par message téléphoné par la 174e B.I.T. , le 10-11-18, l’E.M., le 4e et le 6e Btns du 43e R.I.T. se regroupent à Verdun. Le 5/43 reste jusqu’à nouvel ordre dans ses emplacements à la disposition des Sces des chemins de fer et de la navigation.
En conséquence l’E.M. du Régt et la fraction de la C.H.R. cantonnés à Génicourt, sauf le T.R. se rassemblent à 10 h 45 – Départ par voie de terre à 11 h arrivée à Verdun, caserne Radet à 16 h ou cantonne la Cie (l’E.M. du Rgt à la Citadelle). – La fraction de la C.H.R. stationnée à Marre, rejoint dans la soirée la caserne Radet.
La 18e Cie (4e Btn) vient cantonner caserne Radet, 2 Cies du 6e Btn viennent cantonnées aux casernes de Jardin Fontaine. – 1re Cie du 6e Bon caserne Niel et 12e Cie du 6e Bon caserne Radet.
4e Btn Rien à signaler sauf le mouvement ci-dessus
5e Btn Reprise des travaux habituels
6e Btn Rien à signaler (mouvements indiqués ci-dessus)

44e R.I.T.
Le JMO en ligne s’arrête à la date du 27 mars 1918

45e R.I.T.
Le JMO en ligne s’arrête à la date du 19 juillet 1917

orthographe des JMO respectée

Source JMO : http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/spip.php?article59
Source pour les principaux combats : La guerre (vécue – Racontée – Illustrée) racontée par les combattants, Aristide Quillet Editeur
a

lundi 21 décembre 2009

21 décembre 1915 à l’Hartmannswillerkopf

a

Blockhaus au sommet

Les différentes unités quittent leurs camps entre 5 heures et 6 heures. Elles sont placées à l’heure prescrite. L’ordre d’opération de la 66e D.I. N° 48 % du 20 Décbre 1915 envisageait une offensive de la 81e Brigade et de la 6e Brigade de chasseurs.

La 81e Brigade partant du front compris entre la route forestière de Bonnegoutte et le Faux Sihl devait attaquer à la fois par les pentes Nord de l’Hartmannswillerkopf et l’arête de Ziegbrucken (cuisse gauche) par l’arête Rocher Hellé Rocher Wilkle (cuisse droite) et par la croupe du Réhfelsen. La 6e Brigade de chasseurs devait attaquer au Sud de la 81e Brigade.

L’action de la 81e Brigade comprenait 3 attaques :
a/ attaque de droite, 15e Btn de Chasseurs et 2 Compagnies du 23e d’Infanterie
b/ attaque centre (Hartmannswillerkopf) 152e
c/ attaque de gauche 5e Btn de Chasseurs

L’attaque du centre, sous les ordre du Lt Colonel Semaire Cdt le 152e Regt d’Infie comprenait outre le 152e 1 peloton de la Cie 16/13 du génie, la 1re Cie de Mitrailleuses de la 81e Brigade, 2 Cies du 63e Btn de chasseurs et le groupe de pionniers et mitrailleurs de ce Btn (comme travailleurs)
Cette attaque débouchant de ses parallèles de l’Hartmannswillerkopf prenait pour objectif les organisations ennemies de la crête – Rocher Wilkle (cuisse droite) celles de la crête Ziegbrucken (cuisse gauche) et les positions intermédiaires. Elle devait se relier à droite à l’attaque du 15e Bataillon, dont la gauche était constituée par 2 Cies du 23e Régiment d’Infie. Cette liaison devait s’opérer suivant une ligne située à peu près à mi-distance entre le ravin et la crête Rocher Wilkle Cote 742.

L’attaque du 152e devait se relier à gauche avec celle du 5e Btn de chasseurs.
L’objectif à atteindre était marqué sensiblement à 500 mètres en avant de la position de départ et sur les pentes, Nord, Est, Sud Est de l’Hartmannswillerkopf, pentes très escarpées, par le chemin muletier passant par la cote 742 et la lettre Z de Ziegbrucken (cuisse gauche).
On ne devait pas chercher à dépasser cette ligne, mais s’y établir simplement en vue de porter sur un terrain boisé, au-delà de l’Hartmannswillerkopf l’organisation défensive française.

Partant d’un front de Départ de 300m environ, l’attaque débordait en éventail, et devait aboutir finalement à un développement total de 1800m sur un terrain escarpé et difficile. L’effectif au départ n’était que de 150 fusils par Cie. Il était à prévoir que la presque totalité de l’effectif du Régiment serait appelée à s’engager pour assurer, dans les conditions les moins défavorables, l’occupation et l’organisation de la ligne, très étendue, assignée au Régiment. En exécution de l’ordre de la Division, le Lt Colonel Cdt le 152e donna le 20 décembre l’ordre d’attaque ci-joint.

Les dispositions de cet ordre étaient d’ailleurs arrêtées depuis plusieurs jours, à la suite d’instructions verbales du Général Commandant la 66e Don et le Général Commandant la 81e Brigade et en raison des nombreuses mesures de préparation nécessitées pour une opération de cette nature.
D’une façon générale, le 152e audacieusement massé à proximité immédiate du sommet de la montagne, dans des tranchées couvertes était près à bondir avec ses 3 Btns sur les organisations allemandes en se déployant en éventail. Les 2 Btns de 1re ligne, jointifs au départ, s’écartaient dès qu’ils avaient atteint l’organisation allemande ; le 1er Bataillon (Cdt Guey) à droite, prenant pour objectif la cote 742 et comme direction la crête de l’éperon Sud, le 2e Btn (Cdt Mas) suivant l’éperon Nord, le 3e Bataillon (Cdt Bron) s’intercalant entre les 2 premiers et se déployant à mesure de leur avance pour former avec eux une ligne continue.
L’ordre d’opération du 152e donne à cet égard les indications nécessaires.
La carte ci-jointe au 1/5000 indique la situation d’arrivé, le 21 Décembre au soir, lorsque l’objectif fut atteint.

Après un violent bombardement de notre artillerie, qui dura 5 heures et détruisit en grande partie les organisations allemandes de première ligne, l’attaque se déclancha à 14 heures 15. Notre artillerie allongeant à ce moment son tir, sans en modifier la cadence.
Pendant 5 longues heures passées dans les tranchées de départ, par un temps très froid et très brumeux, les hommes se départirent pas de leur attitude enthousiaste et joyeuse ; leur moral était surexcité et l’élan de l’attaque fut vraiment magnifique.
Chacun des bataillons d’aile, 1er et 2e Btns déploya au début trois Compagnies gardant en réserve une Cie derrière sa droite.
Le Btn du centre, 3e Btn, fit partir ses 2 Cies de tête, presque aussitôt après le départ des 2 premiers Btns, ces deux Cies se déployant dans l’intervalle que créait la progression divergente des deux autres Btns. Le Lieutenant Colonel, dont le poste de commandement était d’abord au poste Moyret, conservait 2 Cies en réserve de Regt. Ces 2 Cies occupaient les tranchées de départ à proximité de notre première ligne du sommet.
Certaines Cies éprouvaient dès leur débouché, des difficultés très sérieuses, en raison des tirs de l’artillerie ennemie et des mitrailleuses de l’adversaire. Pour appuyer la progression, du 3e Btn dans l’intervalle des 2 éperons le Chef de Corps mit bientôt à la disposition du Chef de Btn une de ses Cies de réserve. Il ne disposait donc plus, jusqu’à la fin de l’opération, que d’une seule Compagnie.
Les unités franchissent les lignes allemandes, bondissent jusqu’à la région boisée, et après des combats très violents, sous un feu d’artillerie intense, atteignent en fin de journée, à peu près exactement, l’objectif assigné, le sentier muletier passant par la courbe 740 (carte au 1/5000)

Le Chef de Corps reste en liaison à peu près constante avec ses trois Chefs de Bataillon mais cette liaison s’opère surtout par coureurs, les lignes téléphoniques construites au fur et à mesure de la progression en avant, étant interrompues fréquemment par les projectiles de l’adversaire.

Le 152e se comporte vaillamment, et emporte de haute lutte, avec un moral et un élan merveilleux, l’objectif qui lui est assigné. Plus de 700 prisonniers, dont 3 Officiers, sont renvoyés à l’arrière. C’était une victoire achetée au prix d’actes nombreux d’héroïsme et aussi de pertes sérieuses.

22 Officiers étaient tombés, dont 6 ou 7 tués. Quant à la troupe les comptes rendus approximatifs de pertes adressés par les Chefs de Btn, accusaient : au 1er Btn, 101 hommes hors de combat au 3e Btn 150, l’état des pertes au 2e Bataillon ne parvint pas au Chef de Corps. L’effectif des Cies se trouvait sérieusement réduit pour les travaux considérables à exécuter dans la nuit du 21 au 22 et les combats à soutenir le 22. D’après les comptes-rendus téléphoniques des Chefs de Btn, la liaison entre les unités voisines était partout assurée. Elle était un peu précaire à droite entre le 1er Btn et les Cies du 23e qui n’étaient pas arrivées à la même hauteur. Le Chef de Corps ne crut pas cependant pouvoir se démunir, dès le 21 au soir de la seule Cie qui lui restât en réserve.

La journée du 21 Décembre était pour le 152e un succès très brillant, et l’effort fourni trouvait sa récompense dans le résultat obtenu, qui était exactement celui demandé par le Commandement, et dans les félicitations adressées au Chef de Corps par le Général Cdt la 66e D.I. Le 21 Décembre soir, le Lt Colonel du 152e transportait son poste de Commandement à la Roche du Sommet.




Photo et carte : Collection personnelle
a

11 novembre 1918 (81)

a
36e R.I.T.
Le JMO en ligne s’arrête à la date du 11 février 1918

2e bataillon d'étapes
11 Novembre – Le détachement de la 6e Cie stationné à Château-Thierry rejoint la Portion Principale à Nogent-sur-Seine

37e R.I.T.
Le JMO en ligne s’arrête à la date du 31 décembre 1916

38e R.I.T.
Le JMO en ligne s’arrête à la date du 15 avril 1918

39e R.I.T.
Le JMO en ligne s’arrête à la date du 7 avril 1916

40e R.I.T.

1er bataillon
11 Novembre – Le Bataillon reçoit, en remplacement des pères de 5 et 4 enfants renvoyés sur le 5e Gie, des hommes de la classe 1893 provenant des Bons territoriaux de l’avant et des centres de mitrailleuses de position, au total 661 gradés et soldats


orthographe des JMO respectée

Source JMO : http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/spip.php?article59
Source pour les principaux combats : La guerre (vécue – Racontée – Illustrée) racontée par les combattants, Aristide Quillet Editeur
a

dimanche 20 décembre 2009

Sommières (30)

a
Architecte Augière Auguste
Sculpteur Tondelier Paul


La victoire ailée tenant drapeau et couronne
a

Morhange

a
Gravure sur bois de Gasperini
a

Source : La guerre racontée par les Généraux
a

11 novembre 1918 (80)

a
31e R.I.T.
Le JMO en ligne s’arrête à la date du 31 décembre 1916

32e R.I.T.
Le JMO en ligne s’arrête à la date du 1er septembre 1915

1er bataillon
11 Novembre – Extrait de l’Ordre Général d’Opérations n° 1139 (1re armée n° 5121/3)
Le Général Commt en Chef télégraphie ce qui suit :
« Les hostilités seront arrêtées sur tout le front à partir du 11 Novembre, onze heures (heure française)
Les troupes alliées ne dépasseront pas jusqu’à nouvel ordre la ligne atteinte à cette date et à cette heure.
Toute communication est interdite avec l’ennemi jusqu’à réception des instructions envoyées aux Commandants d’Armées.»
La 67e Don étant désignée comme réserve d’armée fait mouvement par voie de terre, elle a pour mission de nettoyer le champ de bataille et tout particulièrement dans la région Pleine-Selve – Villers-le-Sec, Parpeville.
Le Bataillon cantonne à Villers-le-Sec sauf un peloton de la 2e Cie qui reste à Tergnier.

2e bataillon
11 Novembre – L’Armistice est signé à 5 heures.
Suspension d’armes à partir de 11 heures.

33e R.I.T.
Il n'existe pas de journal

34e R.I.T.
Le JMO en ligne s’arrête à la date du 4 août 1918

35e R.I.T.
Le JMO en ligne s’arrête à la date du 12 août 1918


orthographe des JMO respectée

Source JMO : http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/spip.php?article59
Source pour les principaux combats : La guerre (vécue – Racontée – Illustrée) racontée par les combattants, Aristide Quillet Editeur
a

samedi 19 décembre 2009

Le 150e Régiment d’Infanterie

k
DEPART EN COUVERTURE (1914)

Le 30 juillet, à 23 h. 30, arrive le fameux télégramme : « Faites partir troupes de couverture ». Le régiment est sur pied depuis le matin ; il n'y a qu'à ouvrir les plis secrets, donner les ordres et se mettre en route. Et l'aube du dernier jour de juillet voit, une fois de plus, les bataillons en marche vers l'est, par les chemins de la Woëvre si souvent parcourus. Mais cette fois c'est pour barrer la route à l'envahisseur. L'enthousiasme est grand et l'on a hâte de rencontrer l'ennemi, mais l'allemand reste invisible et les avants-postes s'installent sur les emplacements prévus. Le régiment stationne dans la région de Beaumont, Seicheprey, St-Baussant et c'est là que, le 4 août, il apprend la déclaration de guerre de l'Allemagne à la France.

Le 14 août, le 150e se déplace vers le nord et occupe le défilé de St-Benoît-en-Woëvre. Le lendemain, à midi, il aperçoit au loin l'incendie du village de Champs, premier geste symbolique d'un ennemi qui commence une guerre dévastatrice pour tenter de désarmer l'adversaire par la terreur. Le 16 et le 17, relevé par des troupes de réserve, le régiment glisse vers le nord sur Vigneulles puis sur St-Hilaire.

Source : Historique anonyme du 150e R.I., Imp. Fremont Verdun
m

Noëls de guerre

l
L'office de tourisme de Gravelines présente une exposition qui relate la période de Noël en temps de guerre ou comment nos aïeux fêtaient Noël durant la Première Guerre mondiale.

l

Le conseil municipal mise sur la sécurité des jeunes et la mémoire des anciens

l
Derrière le cimetière, rue de Linselles, les 2 330 tombes des soldats allemands tombés au combat ont retenu l'attention des opérateurs du projet de Circuit pionnier 14-18, un parcours retraçant la vie de l'armée allemande sur le front d'Ypres pendant la Grande Guerre.

l

11 novembre 1918 (79)

a
26e R.I.T.
Le JMO en ligne s’arrête à la date du 26 août 1918

27e R.I.T.
Le JMO en ligne s’arrête à la date du 15 août 1918

2e Bataillon de pionniers
11 Novembre – L’Armistice est affiché officiellement dans la matinée. Sans changement pour le Bataillon.
5e Bataillon
11 au 16 Novembre – Même service.
Le Bataillon reçoit du 12e R.I.T. un renfort de 112 hommes de troupe de la classe 1893 :
3 Adjudants
8 Sergents
1 Capl fourrier
10 Caporaux
90 Soldats
Ces militaires sont répartis entre les Cies du Bataillon : 17e Cie : 3 H, 18e Cie 25, 19e Cie 31, 20e Cie 22.

28e R.I.T.
Le JMO en ligne s’arrête à la date du 15 août 1918

2e Bataillon de pionniers
Lundi 11 Novembre – Une suspension des hostilités nous est notifiée pour le 11 Novembre 11 heures heure française (note n° 230 de la 166e D.I.)
5e Cie quitte Ohain pour aller à Macon (Belgique) coopérer avec le Génie à la construction d’un pont et revient cantonner à Ohain.
6e et 7e Cies font mouvement de Buironfosse à Fourmies.

29e R.I.T.
Le JMO en ligne s’arrête à la date du 25 août 1918

1er Bataillon de pionniers
11 Novembre – 1re Cie à St Jean aux Bois. Même travx que la veille
2e Cie fait mouvt de la Fme Rémicourt à Sévigny
3e Cie à Roquigny – Sce de ravitaillt (déxhargt) 10e D.I.
Ordre reçu n° 539/sc de la 10e D.I. en date du 11 9bre En vue de regrouper les éléments de la D.I., les mouvements suivants auront lieu dans la journée du 12 : Cie du 29e, 3 Cies de Roquigny à Logny Bogny

3e Bataillon de pionniers
11 Novembre – ARMISTICE

30e R.I.T.
Le JMO en ligne s’arrête à la date du 31 décembre 1917

1er bataillon détaché aux armées puis 1er bataillon de pionniers
10 au 13 Novembre – Sans changement


orthographe des JMO respectée

Source JMO : http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/spip.php?article59
Source pour les principaux combats : La guerre (vécue – Racontée – Illustrée) racontée par les combattants, Aristide Quillet Editeur
a

vendredi 18 décembre 2009

Le 52e Régiment d’Infanterie

a
MOULIN DE LAFFAUX – PINON (1917)

Le 23 octobre 1917, le 52e, sous les ordres du lieutenant-colonel PICARD, est chargé :
1° d'enlever et de nettoyer les tranchées des Cuirassiers, des Imposteurs et du Cormier ;
2° d'enlever les abris et creutes situés sur les pentes ouest du mont de Laffaux.

Les positions sont des plus solides ; la préparation d'artillerie se fait sérieusement. A 5 h 15, le mouvement se déclenche, tous les objectifs sont enlevés brillamment. Le peloton de la compagnie CHABRAND chargée du nettoyage fait dans une creute 200 prisonniers dont plusieurs officiers.

Les petits îlots de résistance de la première position se voyant débordés ont mis bas les armes. Le 25, exploitation du succès et continuation de la marche victorieuse, malgré le tir des mitrailleuses caché dans les creutes. Occupation d'Allemant, puis conquête du plateau des Grevetts, de la Tour de Pinon et du château de Pinon. Dès 9 heures, nous sommes maîtres du village de Pinon. Notre artillerie a fait un barrage roulant fort bien réglé suivi de près par les vagues d'infanterie. A partir de 10 heures, l'artillerie ennemie réagit violemment ; la marche offensive continue. La 5e compagnie est envoyée en reconnaissance dès 12 h 30, sur le canal de l'Ailette et s'installe sur la rive sud du canal entre le pont du chemin de fer et le réservoir, gardant deux ponts et trois passerelles.

Les prises sont considérables : deux batteries de 105, une de 210, de nombreuses mitrailleuses et 1.000 prisonniers. Le régiment va recevoir sa deuxième palme, et la fourragère lui sera décernée par le maréchal PÉTAIN, le 10 novembre.


Source : Historique anonyme du 52e R.I., Berger Levrault, Nancy – Paris - Strasbourg
a

Circuit 1914-1918 : la Grande Guerre dans la Marne

a
Comprendre la Grande Guerre dans la Marne, telle est la vocation de cet itinéraire jalonné de monuments, ruines, stèles et nécropoles, témoignages de l’âpreté des combats, ainsi que de musées entretenant le devoir de mémoire de la Grande Guerre, qui s’acheva le 11 novembre 1918.

A voir sur
a

Les élèves éditent une plaquette retraçant leur travail sur la guerre de 14-18

a
Parmi les dernières actions en date, l'écriture et la publication en couleur d'une plaquette sur « Le lycée Victor-Duruy dans la Grande Guerre (1914-1918) ».

La suite par SUD-Ouest
a

11 novembre 1918 (78)

a
21e R.I.T.
11 Novembre – Signature de l’Armistice

22e R.I.T.
Le JMO en ligne s’arrête à la date du 31 décembre 1917

23e R.I.T.
Le JMO en ligne s’arrête à la date du 10 août 1918

1er Bataillon de pionniers
11 Novembre – Rien à signaler

2e Bataillon de pionniers
11 Novembre – La 134e D.I. fait mouvement pour se porter dans la zone de Touxières et installe son Q.G. à Tour sur Marne. La 7e Cie est chargée de l’encadrement des P.G. dont elle assurait l’escorte le 10 novembre.

24e R.I.T.
Le JMO en ligne s’arrête à la date du 15 août 1918

1er Bataillon de pionniers
6 au 21 Novembre – Montigny – Repos Evacué pour maladie – Richardot Georges soldat 3e Cie

25e R.I.T.
Le JMO en ligne s’arrête à la date du 15 août 1918

2e Bataillon de pionniers
11 Novembre – Le Bataillon est au camp Jemmapes (sud de Mourmelon le Grand) Travaux de propreté En exécution de l’ordre N° 42381 du G.Q.G. du 30 octobre, 79 gradés et soldats de la classe 1893 sous les ordres de l’Adjudant Cassagnou s’embarquent à Mourmelon le Petit dirigés sur la gare régulatrice de Connantre. Ces militaires passent au 1er Btn du 46e R.I.T.


orthographe des JMO respectée
Source pour les principaux combats : La guerre (vécue – Racontée – Illustrée) racontée par les combattants, Aristide Quillet Editeur
a

jeudi 17 décembre 2009

Le 306e R.I. en 1914

a
LA RETRAITE

Le 25 août, le repli méthodique commence. Ce mouvement s’exécute en combattant. Le régiment cantonne successivement le 25 août à Saint-Hilaire-sur-Helpes, le 26 à Nouvion, le 27 à Le Sourd. Le 28, le 306e est arrière garde et cantonne à Nouvion-Catillon. Le 29 août, la 137e brigade appuie l’offensive du 18e C.A. en direction de Saint-Quentin. Le 306e franchissant l’Oise vient s’établir, à 15 heures, à la sortie nord-ouest de Moy, formant tête de pont face à Saint-Quentin. A 19 heurs, le régiment, laissant quelques éléments à la garde des ponts, se porte à la ferme Barivas, nord-ouest de Renansart, où il bivouaque.

Le 30 août, relevé par le 18e C.A., le régiment cantonne à Fourdrain ; les trois dernières journées lui coûtent cinquante hommes.

Les 1er et 2 septembre, la retraite continue sur l’itinéraire Braine – Fère-en-Tardenois – Beuvardes.

Le 3 septembre, la 69e D.I. se porte sur Montfaucon. Vers midi, lorsque le 306e se prépare à entrer dans la colonne, il est accueilli par un feu d’artillerie très violent, qui restera gravé dans la mémoire de ceux qui le subirent, sous le nom de « Canonnade de Saint-Eugène ». Le régiment tient néanmoins sous ce feu pendant une heure et demie, perdant 64 hommes et 2 officiers. Les 4 et 5 septembre, le 306e se porte par Montmirail dans la région sud-ouest d’Esternay. C’est l’heure critique de la Marne, le régiment va prendre part dans la bataille.


Source : Historique anonyme du 306e R.I., Berger Levrault, Nancy – Paris - Strasbourg
a