Vous souhaitez partager les archives de vos ancêtres lors de la première guerre ?

Contactez-moi

Merci

Vous recherchez un lieu, une carte, le parcours succinct d’un régiment, des photos

NOUVELLE MISE A JOUR LE 15 avril 2014

jeudi 13 octobre 2011

Le 212e R. I. à Verdun


RÉGION DU FORT DE SOUVILLE

Du 28 au 30 août 1916, le 212e reprend pour la troisième fois les lignes devant VERDUN. Il occupe la région du Fort de SOUVILLE. Le 2 septembre, à partir de 5 heures et pendant toute la journée les Allemands procèdent à un violent tir de destruction sur toute la position depuis SOUVILLE jusqu'aux premières lignes.


Le tir atteint une intensité d'une violence inouïe ; toutes les communications sont coupées, aucune liaison, même par coureur, ne peut être établie et tout fait présumer une attaque pour la fin de l'après-midi. Elle ne se produit pas. Seules paraissent quelques patrouilles qui viennent en avant de nos lignes et cherchent à s'approcher de la position, mais sont facilement repoussées

Le 6e Bataillon, particulièrement exposé, a été très éprouvé et son ravitaillement en vivres et munitions est des plus difficiles.

La nuit se passe sans incident, mais le 3 au petit jour le bombardement recommence plus formidable encore que la veille. C'est le pilonnage de la position depuis SOUVILLE jusqu'au Zouave PÉNIT et en général sur tout le secteur de VAUX-CHAPITRE. Les nuages de terre et de fumée sont tellement opaques qu'il est impossible de rien distinguer à quelques pas.

A 5 heures 45 la violence du bombardement s'accroît encore ; les obus de 210 (119 kilos), arrivent par rafales, les Tranchées sont nivelées, les abris s'effondrent; plusieurs mitrailleuses sont ensevelies sous les décombres.

Casemate Pamart implantée sur les pente du fort de Souville (2008)
(installée en 1917)

A 6 heures 30, les Allemands sortent de leurs Tranchées sur tout le front du 6e Bataillon et un magnifique combat commence. Nos mitrailleurs, quoique bien diminués, tirent sans arrêt. Nos Grenadiers une fois de plus sont superbes.

La lutte est intense et tous, malgré de lourdes pertes, font preuve d'une tenue admirable.

Le Capitaine DUPOUY, le Lieutenant VOGEL, le Capitaine NOGUÈS donnent bravement l'exemple, lançant eux-mêmes des grenades et des obus V. B.

Le Capitaine NOGUÈS est tué. Ce brave fils de la BIGORRE, parti comme Sergent à la mobilisation, avait par son courage magnifique conquis ses galons en moins de deux ans.

Vers 7 heures, les Allemands arrêtés de front, prononcent un mouvement tournant très nettement marqué dans l'axe du Ravin des FONTAINES et, débordant notre aile droite, prennent à revers la 21eCompagnie. Là, se livrent de furieux corps à corps. Les 1ère et 2e Sections défendent désespérément l'entrée du Ravin des FONTAINES. Les cartouches vont manquer, les grenades sont épuisées, toutes les mitrailleuses sont hors de service.

Aucun secours n'est possible. Les braves gens de la 21e s'accrochent à leurs emplacements et sont décimés par l'Artillerie allemande.

Le Capitaine FABRE Commandant le 6e Bataillon est blessé, le Capitaine DUPOUY le remplace.

A 8 heures, les Allemands s'avançant par le ravin des FONTAINES cernent le poste du commandement du Régiment.

Très bravement, le Chef de Bataillon POUECH qui commande le 212e, les Officiers et Soldats de l'État-major du Régiment, prennent mitrailleuses et fusils et arrêtent net l'Infanterie ennemie qui pendant le reste du jour va rester clouée au sol devant cette poignée de tireurs d'élite.

A 9 heures, notre commandement qui a décidé une contre-attaque sur la Tranchée de BAVIÈRE fait commencer le tir de préparation par notre Artillerie. Ce tir atteint son maximum d'intensité à 13 heures, et ses effets moraux sont tellement grands qu'avant que nous avions exécuté le moindre mouvement en avanr, 150 Allemands lèvent les bras et viennent se rendre à notre 4e Bataillon.

C'est ce Bataillon qui est chargé de la contre-attaque. Elle est menée avec un entrain endiablé. Le 4e Bataillon atteint son objectif et s'installe 100 mètres au delà.

Le Capitaine LAROUMET Commandant la 14e Compagnie est tué, le Commandant LUGAND est blessé à la tête, le Capitaine HUET est blessé également. Le Lieutenant GRATEAU prend le commandement du Bataillon, qui organise la position conquise sous le bombardement d'une violence inouïe.

L’intérieur du fort (2008)

Le Régiment est relevé le 5 septembre. La grande tragédie de VERDUN est achevée pour lui. Appelé à y prendre part dès le début, il y aura rempli pendant 6 mois, un rôle brillant aux pieds des Côtes de MEUSE, à AVOCOURT et enfin dans le secteur de SOUVILLE-VAUX-CHAPITRE. Les derniers auront été les plus durs, mais aussi les plus glorieux.

Le 4e Bataillon est cité à l'Ordre de l'Armée. Le 6e Bataillon s'est sacrifié presque jusqu'au dernier homme. Dans les trois Bataillons et la C. H. R. les actes de courage individuels sont si nombreux qu'un volume ne suffirait pas à les relater.

Le 212e a subi des pertes lourdes, très lourdes, mais il a ajouté une page magnifique au Livre d'Or de la sublime épopée.


Plus de photos sur Verdun

Source Historique du 212e RI

Avec l’aimable autorisation de Jean-Luc Dron.

lundi 10 octobre 2011

Lons-Le-Saunier (Jura)


Oeuvre de l'architecte BIDOT
Inauguré le 12 novembre 1922

Sur le fronton

LA MARNE L’YSER LA SOMME L’AISNE AUX HEROS L’ALSACE VERDUN CHAMPAGNE L’ORIENT


Il est érigé en demi-cercle autour d'un bassin central transformé en terre plein central et comporte 366 noms de Lédoniens décédés durant la Grande Guerre.


Le monument est implanté sur la place de la Chevalerie

Deux ailes furent ajoutées par la suite

Aux victimes civiles et aux déportés de la seconde guerre

Aux militaires morts pour la France au cours d’opérations extérieures


Source : Jacqueline Bérard, Mairie de Lons-Le-Saunier

dimanche 9 octobre 2011

Le souvenir, c’est quoi ?


Pour faire mes sujets sur les monuments aux Morts dans la rubrique ‘Le souvenir à travers les pierres’, je demande aux mairies ou offices du tourisme quelques renseignements

Bonjour,
Je suis à la recherche de renseignements concernant le monument aux morts de 1914-1918 de votre commune.
Auriez-vous :
Le ou les noms du sculpteur, du maître d’œuvre
La date d’inauguration
La symbolique de l’œuvre
Le lieu d’implantation
Toute information supplémentaire serait la bienvenue
Je vous remercie d’avance pour votre réponse.

Les résultats

30 envois sans accusés de réception (8 réponses)
25 envois lus (9 réponses)

17 réponses sur 55 demandes depuis juin !

Je vous laisse juge de l’intérêt porté par certaines municipalités ou OT à ce genre de requête

vendredi 7 octobre 2011

Le 56e Régiment d'Infanterie Coloniale en Orient


DÉBARQUEMENT de KOUM-KALE.
-----o-----

C'est à Koum-Kale sur la côte d'Asie que le 6e Mixte va recevoir le baptême du feu et pour ses débuts accomplir un des plus brillants exploits dont l'armée d'Orient aura à s'enorgueillir.
Pendant le mois de répit qu'il a fallu laisser aux Turcs ceux-ci, sous la direction d'officiers allemands, ont transformé la presqu'ile de Gallipoli en un formidable camp retranché ; ils savent que les Dardanelles prises, Constantinople est à jamais perdue pour eux, Constantinople leur orgueil, leur joyau, cent fois plus sainte et plus chère au cœur d'un Turc que les villes trois fois saintes de Damas et Bagdad.
Le général Jan HAMILTON, commandant le corps expéditionnaire, prend deux mesures hardies avec cet esprit de décision anglais qui sait se dépenser lorsqu'il faut ; pour abriter ses troupes de débarquement, il jette à la plage de Seddul-Bar un de ses bateaux, le River-Clyde ; contre le corps d'armée turc de Koum-Kale (côte d'Asie) qui menace de prendre à revers, sous le feu de son artillerie, les troupes au moment de leur atterrissage, il lance un régiment français.
C'est au 6e Mixte Colonial qu'est confiée cette mission de sacrifice et d'honneur. Embarqué le 16 avril à Alexandrie, il a fait escale à l'Ile de Skiros puis à Mondros. Le 25 avril à l'aube, les 3 navires qui le transportent : la « Savoie », le « Vinh-Long » et le « Carthage » sont ancrés le long de la rive d'Asie. Aux yeux émerveillés de ceux qui vont mourir se déroule le théâtre où, trente siècles auparavant les héros d'Homère luttaient (Plaine de Troie) Mont Ida, Tombeau d'Achille.
... Soudain dans toute leur armature, les transports tremblent, un cuirassé anglais vient d'ouvrir le feu donnant le signal du bombardement des côtes d'Europe et d'Asie.
Spectacle sans précédent et dont ne peuvent donner idée ni un combat naval ni un combat terrestre. Les objectifs ennemis, forteresses, villages, tranchées, batteries se présentent en amphithéâtre et à distance réduite sous le tir des pièces de marine de gros calibre ; en moins d'une heure tout ce qui peut être atteint par le tir direct est bouleversé. A mesure que le soleil se lève, les batteries de Koum-Kale et d'Oranieh apparaissent démontées, d'énormes canons de côte dressent vers le ciel des gueules tordues ou brisées.

Le fort de Sed-ul-Bahr

Le signal du débarquement est donné à 8 heures 30, chacun a été prévenu de la grandeur et de la difficulté de la mission reçue ; le moral est parfait, notamment celui des Sénégalais que des émissaires à Alexandrie ont vainement tenté de troubler dans leur foi Musulmane en leur annonçant la proclamation de la Guerre Sainte.
L'ordre reçu est de s'emparer du village, de la forteresse et du cimetière de Koum-Kale, de s'étendre vers le Sud jusqu'à Orianieh et de tenir pendant trois jours coûte que coûte.....
Le bataillon NIBAUDEAU débarque le premier en deux échelons.
Plusieurs embarcations sont atteintes et coulées par des obus turcs ; l'atterrissage sous le feu de mousqueterie et de mitrailleuses fait éprouver aux deux premières compagnies (BRISON et de QUÉRAL) des pertes sérieuses, mais entraînés par leurs capitaines, les tirailleurs n'attendent pas que les embarcations accostent au rivage ils se précipitent à la nage et atteignent l'angle mort de la forteresse dont ils escaladent les tertres : le capitaine BRISON blessé a dû enlever sa tunique et c'est en manches de chemise, tête nue, qu'il arrive le premier en haut du rempart.
Les Turcs devant la furia des troupes noires lâchent pied et ne se ressaisissent que dans les rues du village. A 10 h.30, forteresse et village sont fermement entre nos mains.
Jusqu'à ce moment l'avantage a été pour nous grâce à l'appui de l'escadre ; mais les pièces de marine ont une trajectoire trop tendue et les moindres replis de terrain sont à l'abri de leur tir, et désormais le 6 e Mixte renforcé d'une batterie de 75 et d'une compagnie du génie va se trouver seul aux prises avec des forces démesurément supérieures.

Poste de guetteurs

Les tentatives faites pendant le reste de la journée pour s'emparer du cimetière ou pour s'étendre vers le Sud sont vaines ; à chaque essai d'infiltration l'ennemi, retranché à faible distance, fauche impitoyablement tout ce qui se montre. A l'approche de la nuit, il faut renoncer à gagner du terrain et se retrancher hâtivement sur les positions conquises.
Les dispositions de défense ne sont pas terminées que les Turcs prononcent à leur tour une attaque très mordante ; elle échoue ; ils reviennent à la charge ; vagues après vagues ils vont se ruer toute la nuit contre nos fragiles défenses. Vers 21 heures une section blanche est obligée de céder, le front risque d'être enfoncé lorsqu'un capitaine du bataillon NIBAUDEAU dont la compagnie est en réserve et qui passe avec ses agents de liaison pour étudier le terrain arrête le mouvement de recul, aidé de ses quelques noirs qui répètent dans un français comique mais sublime d'expression : « qu'est-ce que c'est que ça ! qu'est-ce que c'est que ça ! »
Le recul est à peine enrayé sur ce point que des clameurs s'élèvent plus à gauche ; cette fois c'est une section sénégalaise qui a dû céder sous la ruée ; il faut engager les réserves, d'abord par sections, ensuite par compagnies. A 2 heures 30 il n'y a plus de réserves toutes les unités sont en ligne, une pièce de 75 mm placée en première ligne tire à mitraille sans arrêt. Chaque échec de l'ennemi est suivi d'un retour offensif en masses plus denses.
Le matin au petit jour, l'ennemi découragé renonce à nous rejeter à la mer. Un million cent mille cartouches ont été brûlées. Le soleil se lève sur un spectacle d'une horreur tragique ; sur une profondeur de 400 mètres la plaine est jonchée de cadavres turcs ; dans les réseaux de fil de fer « Brun » posés précipitamment la veille au soir, il y en a d'entassés les uns sur les autres.
Plus un bruit sur le théâtre de la lutte, plus un mouvement, pas même une plainte, il semble que la clarté du jour ait figé l'inoubliable scène pour révéler aux soldats du 6e Mixte ce qu'ils ont accompli, ce qu'ils ont été dans cette nuit du 25 avril 1915.
Il s'en faut cependant que la plaine ne soit jonchée que de cadavres : beaucoup de fractions turques surprise par l'aube se sont terrées comme elles ont pu, principalement entre le cimetière et KoumKale.
Vers 7 heures, au moment où arrive l'ordre de s'emparer à tout prix du cimetière, apparaît dans une tranchée ennemie, distante à peine de 30 mètres, un drapeau blanc, qu'on agite avec persistance...
Ruse de guerre. Turcs francophiles ou chrétiens d'Orient que cette lutte écœure et révolte..... des instructions recommandent de tenir compte des dispositions de nos adversaires à notre égard pour effectuer des soumissions.
Un capitaine de Sénégalais se trouve là par hasard, il fait cesser une fusillade désordonnée que l'apparition du drapeau blanc a provoquée dans un élément de tranchée avancée occupée par des soldats européens.

Dans la tranchée

Les Turcs sortent de leur tranchée les bras levés, quelques coups de feu les y font rentrer précipitamment. Le drapeau blanc continue à s'agiter mais malgré la cessation du feu les Turcs n'osent plus sortir. Le capitaine se porte alors entre les deux lignes. Les soldats turcs au nombre d'une vingtaine accourent à lui, demandent « Français ? ». Ils lui embrassent les mains, des larmes lui viennent aux yeux ; en même temps d'une seconde et d'une troisième tranchée en arrière d'autres Turcs très nombreux, la plupart sans armes, accourent en désordre.
Pour mettre à profit cette situation inattendue, il n'y a pas une minute à perdre : bondir dans la tranchée que viennent d'abandonner les Turcs, faire un premier barrage rapide pour ne laisser passer que des Turcs désarmés. Le capitaine appelle à lui les soldats qu'il vient de quitter, quelques uns le suivent. Il n'a d'abord devant et autour de lui qu'une masse affolée ; il désarme un grand nombre de Turcs, retient les fanatiques qui discutent et veulent reprendre le combat.
Malheureusement le renfort qu'il demande par un agent de liaison n'arrive pas, c'est qu'à 200 mètres à gauche la situation s'est gâtée.
Des Turcs armés, abusant du drapeau blanc, ont réussi à pénétrer dans nos lignes et à se retrancher dans quelques maisons. La situation devient sérieuse, elle est rétablie par l'intervention personnelle du général d'AMADE qui vient de débarquer, ordonne de reprendre le feu, de dégager nos lignes coûte que coûte et de s'emparer du cimetière. Sa présence exalte européens et indigènes, les Turcs embusqués dans les maisons du village sont exterminés après avoir vendu chèrement leur vie ; notre ligne rétablie, les tranchées du cimetière sont enlevées (à 14 heures) par une brillante attaque des Sénégalais. Les Turcs agitent à nouveau le drapeau blanc, cette fois 600 nouveaux prisonniers qui se présentent sans armes sont reçus dans nos lignes.
Dans la soirée le régiment reçoit l'ordre de réembarquer, sa mission étant terminée. Il rembarque sans être inquiété des Turcs trop déprimés par la foudroyante attaque de cette poignée de Français qui, en quarante-huit heures, officiers et gradés toujours en tête ou en première ligne, opèrent un débarquement de vive force, leur capturent la valeur d'un bataillon et leur fait des victimes par milliers. Leurs blessés relevés, les Turcs laisseront 2000 cadavres sur le terrain.

Source Historique du 56e RIC
Avec l’aimable autorisation de Jean-Luc Dron.
La Guerre Documentée

mercredi 5 octobre 2011

Le 14e BCA en 1915


En janvier 1915, le 14ème est envoyé dans les VOSGES. Il passe l'hiver dans le secteur Tête de FAUX, Col du BONHOMME. Toute grande opération de guerre est impossible dans cette région pendant les longs mois de froid rigoureux où la neige tombe en grande abondance et rend très difficiles les communications.
Il faut donc s'organiser et créer des systèmes défensifs pour parer aux surprises. Après avoir été des combattants d'élite, les Chasseurs deviennent des travailleurs acharnés. Dans les conditions les plus ingrates, des Tranchées et des abris sont créés, des défenses accessoires établies. Et chaque nuit des patrouilles sortent des lignes pour éventer les projets de l’ennemi. Celle où se distinguèrent les Chasseurs PETITJEAN et TANTOT est restée célèbre au 14ème.
Défense allemande au sommet de la Tête des Faux

Un détachement de quelques hommes s'était glissé dans la nuit à une vingtaine de mètres de la Tranchée ennemie. Soudain un bruit de branche cassée la trahit. Une sentinelle tire. PETITJEAN a la tête traversée, TANTOT est touche aux deux cuisses. Si un cri s'échappe de leurs lèvres, toute la patrouille est perdue. Mais ces braves se sont rendu compte du danger et on petit les rapporter dans nos lignes sans qu'une seule plainte ait renseigné l'ennemi.

Au mois de février une attaque est prononcée par les Allemands dans la vallée de la FECHT. Les 1ère et 6ème Compagnies du Bataillon y sont appelées. Trois Sections de ces Compagnies, enfermées dans le château de STOSSWIHR y résistent jusqu'à leurs dernières cartouches, arrêtent autour d'elles un Régiment allemand et permettent à nos Troupes de s'établir solidement sur la ligne ECK - AMPFERSBACH que l'ennemi ne peut entamer. La 6ème Compagnie est citée à l'Ordre de l'Armée, 1ère Compagnie, à l'Ordre de la 47ème Division.

Première ligne française au Linge

Au mois de juillet 1915, le 14ème Bataillon participe à l'attaque du LINGEKOPF. Il faudrait écrire un gros livre pour dire tous les actes d'héroïsme qui s'accomplirent dans ces journées. Les gains de terrain ne furent peut-être pas très considérables, mais ils furent obtenus dans des conditions telles qu'on peut hardiment affirmer que jamais, sur aucun autre point du front, une Troupe n'a pu faire preuve de plus d'énergie, de volonté de vaincre qu'en montrèrent les Chasseurs pendant cette offensive.
Le 20 juillet, le 14ème réussit à forcer la première ligne allemande sur tout le front qui lui a été fixé, mais les pertes sont très lourdes.
Le 22 juillet, il attaque encore, gagne un peu de terrain, mais subit de fortes pertes sur des réseaux de fil de fer intacts. Enfin, le 26, une troisième attaque l'amène sur le sommet de la montagne si âprement disputée. Le 27, l'ennemi contre-attaque violemment après de puissantes et très meurtrières préparations d'Artillerie. Vainement ! Le 14ème ne rend pas ce qu'il a pris ! Et encore une fois, les Chasseurs pourront dire avec orgueil :

« Là où nous- sommes, le Boche est vaincu ! »

Le 1er Septembre 1915, l'ennemi, avant traîtreusement fait usage d'obus à gaz et de liquides enflammés, reprend la crête du LINGE.
Le 14ème, qui est au repos, est rappelé en hâte. Deux compagnies, les 4ème et 5ème, sont envoyées pour contre-attaquer. Avec une fougue et un courage qui font l’admiration des Bataillons voisins, elles reprennent la position perdue.
Deux autres tentatives des Allemands avec les mêmes procédés barbares restent sans résultat.

La montagne du LINGE, où tant des nôtres sont tombés, est une terre sacrée que ne souillent jamais plus le Teuton exécré.


Source Historique du 15e BCA
Avec l’aimable autorisation de Jean-Luc Dron.

lundi 3 octobre 2011

Niewpoort, le monument au Roi Albert Ier


Architecte Julien de Ridder

Sculpteur Karel Aubroeck

Inauguré en 1938


Le monument a une forme circulaire et un diamètre de 30m. Vingt colonnes de briques venant de la vallée de l’Yser soutiennent une poutre circulaire d’une circonférence de 100m, au-dessus d’une terrasse cruciforme.


Sur la poutre circulaire est installé un promenoir avec des tables d’orientation


Le monument a été entièrement restauré en 1973 – 1974.


Au pied de cet édifice se troive un Mémorial britannique aux disparus

Trois lions sculptés par CS Jagger


Le mémorial commémore la disparition de 566 soldats dans le secteur
Le groupe de bronze autour de la base porte les noms des hommes, classés comme toujours dans l'ordre du régiment et le grade.


Source


vendredi 30 septembre 2011

Nantua (Ain)


Ouvre du sculpteur Morelon

Érigé en 1925


La base porte en lettres de bronze "A LA MÉMOIRE DE NOS MORTS".


Au centre, une statue de bronze représente une femme debout à la tête voilée, elle porte une robe à longs plis droits.


Sous ses bras en croix, elle présente deux vastes tables où sont inscrits les noms des morts de la guerre de 14-18. Elle symbolise la Patrie accueillant les héros mortspour la défendre


Le monument est situé entre les rues du Docteur Mercier et Saint-Michel, au centre d'un petit jardin entouré de murets surmontés de grilles en fer forgé.

Source : Jacqueline Bérard, Mairie de Nantua

C'est la rentrée !


Le blog était en léthargie durant ces mois d'été

Ca redémarre !


mercredi 6 juillet 2011

Le ‘pompon’ au brevet des collèges !


Dans la série humour et désespoir, là, c’est plutôt désespoir.
Ce n’est pas étonnant que certains aient des lacunes en sciences humaines, avant c’était histoire géographie.


Les ‘têtes pensantes’ de l’Education Nationale se sont elles inspirées d’une carte antérieure à 1768 ?
A moins que les médias ne nous aient pas avertis de la rétrocession de la Corse à l’Italie !

Si ce n’est pas une faute professionnelle, ça y ressemble.

samedi 2 juillet 2011

Les mascottes de nos Poilus


Elles aussi, les bêtes sont emportées dans la tourmente et ressentent mes effets de cette guerre mondiale qui est un fléau pour tout l’univers

De mille manières elles en subissent le contre-coup : mais ce qui est le plus touchant, c’est de voir avec quelle facilité nombre d’animaux sont devenus pour nos braves poilus, des compagnons, des amis et souvent des fétiches.

Le repas des fauves

Remarquez le chat dans les bras de l'homme assis



Source texte : Lecture pour tous, 15 septembre 1916
Source photos : collection personnelle

mardi 28 juin 2011

Metz en Couture


Graveur--sculpteur : Burgain-Plu
Monument inauguré en 1934




Situation : Rue d’Elboise


La statue représente une victoire ailée tenant une couronne de lauriers au-dessus de sa tête, juste en dessous, une croix de guerre.


Sur le corps du monument. figurent un médaillon représentant une tête de poilu, des feuilles de lauriers et un bronze en mauvais état (feuille de laurier ?)




Source : Documentation de M Jacques DUCAMP, adjoint au maire de Metz-en-Couture (62)

dimanche 26 juin 2011

Coup de main allemand



La photo n’est pas datée, simplement ‘Guerre 1914 1917’, voici deux extraits de JMO relatant des coups de main dans ce secteur en 1917

26 juillet 1917
Sans changement Perte : 1 homme blessé
Les allemands ont tenté, à 22 heures, sur les pentes Nord de l’HWK un coup de main qui a échoué grâce à la vigilance d’un de nos guetteurs et grâce, aussi à son courage. Après avoir donner l’alerte par fusée, il contint à coups de grenades, aidé d’un seul camarade, les allemands qui, sautés dans notre première ligne cherchaient à avancer.
Se repliant pas à pas malgré le bombardement, permettant à la défense de prendre ses dispositions de combat.
7 cadavres allemands restèrent entre nos mains

JMO 106e R.I.
SHD 26 N 677


10 novembre 1917
Le bataillon occupe les mêmes emplacements que précédemment
Coup de main allemand du 10 novembre 1917
Le 10 novembre 1917, vers 15 heures 15, l’ennemi déclenche instantanément un tir extrêmement violent d’artillerie de tous calibres, et de M.W. de 240 sur la ligne de surveillance, la ligne intermédiaire, la ligne de résistance, le boyau d’accès et les camps Pau, Scheurer et Duvernet, où les sections de réserve tiennent garnison.
Masqué aux vues des observatoires par la fumée des bombardements, la brume et la neige fine qui tombe, collant derrière un barrage d’obus et de torpilles remarquablement précis, l’ennemi constitué par deux groupes que l’on a pu, par la suite, évalué chacun à 40 h, fait irruption vers 16 h. 15. dans la zone défendue par les 2e et 3e Cies, enlève les défenseurs des ouvrages intermédiaires et pousse avec quelques éléments jusqu’à la ligne de résistance.
Les P.C. des Cdts des 2e et 3e Cies, directement menacés, se défendent très vigoureusement à la grenade et au fusil et réussissent à se dégager.
L’ennemi se replie. Les lignes intermédiaires et de surveillance sont réoccupées
A 10 heures le calme se rétablit.

JMO 65e B.C.P.
SHD 26 N 833


Vers le poste Favier


Sources textes : Mémoire des hommes
Source carte : Plan guide du champ de bataille G. Schultz
Source photos : Collection particulière

Remerciements à Louis pour ses recherches

samedi 25 juin 2011

Saumur


Sculpteur : Paul Roussel
Monument inauguré le 1er juillet 1923


Situation : square de l'Hôtel de Ville


Déplacé le long de la Loire en 1959


Le groupe sculptural, se présente en longueur. La statue représente un cavalier ramenant la Victoire en croupe



De part et d’autre de la représentation équestre, 499 noms de victimes sont disposés sur 16 colonnes

Somme, Reims, Ypres, Verdun, Arras, la Marne figurent sur le monument


mercredi 22 juin 2011

Poppy Day


C'est ainsi que dans les pays du Commonwealth et au Royaume-Uni ont surnomme la commémoration de l'Armistice de 1918 (aussi appelée Armistice Dayn Veterans Day ou Remembrance Sunday).


Le port du poppy fait débat. Selon les cas, il est porté dès la fin octobre, du 1er au 11 novembre ou la semaine qui précède le « Remembrance Sunday ».
Pendant ces périodes,, de nombreuses personnes portent à la boutonnière des coquelicots en papier ou en plastique, Ils évoquent ainsi les fleurs des champs de France ou de Belgique où reposent les morts de la première guerre mondiale.
Un médecin militaire canadien, le lieutenant-colonel John McCrae, établit le rapport entre le coquelicot et les champs de batailles et écrivit son célèbre poème In Flanders Fields


A cette occasion, les Alls Blacks arborent le poppy sur leur maillot


Source photo dailymotion

mardi 14 juin 2011

Monument aux morts d’Abbeville


Sculpteur : Louis Leclabart
Architecte : Dingeon
Inauguré le 3 juin 1923 par le maréchal Foch


Situation : Place du Général De Gaulle


Ce monument, en pierre de Lavoux, représente une scène de la guerre des tranchées.
Il est intitulé "Les Patrouilleurs"



Source Site gouvernemental de la culture

Remarque : C’est bien dommage qu’en cliquant sur ‘pour en savoir plus’ nous obtenions une ERREUR 404
La ressource que vous avez demandée n'existe pas sur ce serveur

mercredi 8 juin 2011

Monument aux morts d’Ustaritz


Sculpteur Firmin Michelet ( né à Tarbes, 1875-1951)
Inauguré en 1921.


Situation : Dans le parc à proximité de l’église chemin du car Halty au séminaire


Il représente un poilu lançant une grenade.


Un canon de 75 etait également présent Ce dernier fut jeté dans la Nive avant l’arrivée des Allemands après la défaite de 1940.



Source Mairie d’Ustaritz

mardi 7 juin 2011

Monument aux morts d’Hendaye


Sculpteur : Ducering
Monument inauguré le 7 décembre 1921


Situation : L’emplacement choisi fut le Vieux-Fort entre la baie et le boulevard de la Plage.
Aujourd’hui, boulevard du Général De Gaulle


Le groupe sculptural, devant un hémicycle architectural, représente la France, tenant sur ses genoux un poilu expirant.


En 1922, il est envisagé de clôturer et d’éclairer le monument, ce fut fait en 1923.

Une souscription organisée par la ville frontalière espagnole d’Irun, voulant participer à l’édification du monument, a rapporté la somme de 1700 F.


Sources : Office du tourisme d’Hendaye
Tous mes remerciements à Madame Odile Artola