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NOUVELLE MISE A JOUR LE 15 avril 2014

vendredi 7 janvier 2011

Dictionnaire du communiqué


PATROUILLE. Et voici un des termes le plus souvent compris à contre-sens : c'est celui de « patrouilles » ! Combien de sottises ont été dites au sujet de celles-ci, et que d'exploits imaginaires !
A Soissons, après le malheureux combat de Crouy, en janvier 1915, les Allemands sont venus patrouiller sur notre nouveau front de repli. C'était la nuit, nuit absolue, sans lune. Rampant de fossé en fossé, d'arbre en arbre, ils parvinrent au pied des murs du château de Saint-Pol derrière lesquels nos hommes guettaient. Là ils s'amusèrent à s'emparer de quelques képis et à essayer d'arracher les lebels des créneaux. Nos mitrailleuses ouvrirent le feu et nous débarrassèrent de leur présence. Mais il faut bien le dire : leur mission était accomplie, car ils savaient maintenant à quel régiment ils avaient affaire et quelles étaient nos positions.


Pourquoi ont-ils réussi? Parce que, tout d'abord, entre les positions françaises et alle­mandes il y avait une distance de 700 à 800 mètres ; parce qu'ensuite la nuit (pluie fine et grand vent) était éminemment favorable pour ce genre de petites opé­tions. Ce sont là deux conditions sine qua non pour réussir une « patrouille ». . Aussi, sur les trois quarts du front actuel où 5o mètres à peine, souvent moins, séparen­t les deux tranchées, toute patrouille, même nuit, est absolument impossible, et c'est là une chose que l'on ne sait pas assez généralement.
Qu'on ne vienne donc plus soutenir que des patrouilles d'amateurs hé­roïques peuvent impunément circuler entre les lignes. Pareille chose n'est humainement pos­sible que lorsque la distance qui sépare celles­ci est supérieure à 150 mètres environ et quand la nuit est particulièrement obscure.


Source Article anonyme ‘Lectures pour tous’ du 1er mai 1916
Photo 'Guerre Documentée'

mercredi 5 janvier 2011

Dictionnaire du communiqué


DE TRANCHÉE A TRANCHÉE.

ÉLEMENT
DE TRANCHÉE Donnons maintenant quelques définitions qui s'appliquent à la guerre de tranchée à. tranchée Tout le monde connaît aujourd'hui « la tranchée » sait que nos posi­tions comprennent les « tranchées de tir », dites encore « de première ligne » ou « de combat », puis les tranchées « de deuxième et troisième ligne », enfin les « abris » ou « chambres de repos », ainsi que les « boyaux » de communi­cation, etc. En revanche, on m'a déjà demandé souvent ce que signifiait le terme « élément de tranchée», qui revient souvent dans le communiqué : « Au nord-est de Neuville-Saint-Waast la lutte s'est poursuivie avec une grande opiniâtreté pour la possession d'éléments de tranchée où l'ennemi s'était introduit hier... » (31 octobre 1915). -- « Dans le secteur de Massiges, les assaillants n'ont pu pénétrer que dans quelques éléments de tranchées avancées à la cote 199... » (3 novembre 1915), etc.


Généralement on donne à ces trois mots un sens inexact, celui de « fraction » de tran­chée, comme si, par exemple, étant donnée une ligne AB de tranchée de première ligne ininterrompue, l'ennemi avait réussi à con­quérir une « partie » CD de cette ligne.


Généralement on donne à ces trois mots un sens inexact, celui de « fraction » de tran­chée, comme si, par exemple, étant donnée une ligne AB de tranchée de première ligne ininterrompue, l'ennemi avait réussi à con­quérir une « partie » CD de cette ligne. Erreur absolue. On appelle « élément de tranchée » une petite tranchée de première ligne autonome, sans doute reliée au système des tranchées du secteur par un ou plusieurs boyaux de com­munication, mais cependant isolée, c'est-à­-dire ne communiquant pas latéralement avec les tranchées de première ligne avoisinantes. La conquête ou la perte d'un « élément de tranchée » n'a d'ailleurs pas une très grande importance.


Source Article anonyme ‘Lectures pour tous’ du 1er mai 1916
Photos 'Guerre Documentée'

lundi 3 janvier 2011

Dictionnaire du communiqué


LA GUERRE DE MINES.

SAPES ET
CONTRE-SAPES Passons successivement en revue les diverses for­mes qu'affecte la guerre de mines, conséquence de l'interminable guerre de siège que nous soutenons depuis vingt mois. On lit dans les communiqués : « Dans les Vosges nous avons fait exploser deux « camouflets » qui ont bouleversé les «contre-sapes» de l'ennemi » (19 octobre 1915). « Après avoir fait exploser aux abords de la route d'Arras à Lille et au sud-est de Neuville-Saint-Waast une série de puissants « fourneaux » de mine qui ont bouleversé les tranchées et les réseaux allemands, nos troupes en ont aussitôt occupé les entonnoirs» (27 octobre 1915), etc »

Pour nous initier à ces termes, prenons exemple. Donc, nous sommes en janvier 1915. L'ennemi occupe encore une des crêtes du bois Bolante, dominant le ruisseau des Meurissons, en Argonne. La tranchée française est à 40 mè­tres à peine de la tranchée allemande et à contre-pente, situation désagréable entre toutes, permettant à l'adversaire de nous « arro­ser » littéralement de grenades à main et nous rendant, par contre, la riposte des plus diffi­ciles et des plus pénibles. Plusieurs tentatives d'attaque directe ayant échoué, on décide de faire sauter Boches, tranchée et fils de fer.
Les sapeurs commencent aussitôt leur lent et dangereux travail. Tout d'abord, ils choi­sissent leur point de départ dans notre tran­chée de première ligne et attaquent le sol droit devant eux, pour établir le « rameau princi­pal » de la « sape ». En effet, le terrain étant en pente roide, inutile de procéder à l'habi­tuel forage d'un « puits ».

Manches retroussées et chemise ou­verte malgré le froid, les camarades du génie peinent. 11 s'agit de retirer la terre au moyen de paniers. On déverse les paniers pleins dans le boyau voisin où d'autres travailleurs rechargent au fur et à mesure d'autres paniers pour les transporter et les vider plus bas. Si l'on rejetait la terre à l'ex­térieur, l'opération irait certes plus vite, mais l'éveil serait ainsi donné tout de suite aux Allemands. Enfin, il faut encore très minutieusement boiser la galerie au fur et à mesure qu'elle s'enfonce, étroite, obscure et mystérieuse, vers l'ennemi.
Au bout de quelques jours, mon camarade, le lieutenant R:.., m'invite à venir l'aider pour mesurer la longueur de la « sape » commencée. Avec une petite chaîne d'arpenteur, nous nous enfonçons de compagnie dans la nuit du souterrain, une lanterne de mineur au cou. « 19 m. 76 ! », annonce le lieutenant. - Et alors ? - C'est parfait. Nous allons faire maintenant deux « rameaux secondaires » de 10 mètres environ; au bout de chacun de ceux-ci, nous en creuserons deux autres de 10 mètres encore, et nous aurons nos quatre charges de mélinite juste sous leur sa­tanée tranchée ! »
Mais si la construction du « rameau principal » et des deux premiers « rameaux secon­daires » avait pu se faire en secret, il n'en fut plus de même, quatre jours après, pour les quatre dernières galeries. Je vois encore R..., son « bleu » maculé de boue, sortant de son trou, tel un diable sale et crotté hors de sa boîte, et nous disant : « Ça va chauffer ! Les chameaux nous ont entendus et ils commencent une « contre sape ». Gare à la casse, il faut faire vite ! » Dès lors, ce qu'il me sera difficile de dépeindre, c'est la hâte fiévreuse avec laquelle les sapeurs continuèrent leurs travaux. Qu'on se les représente accroupis au fond des boyaux obscurs, piochant entre leurs genoux, menacés à chaque seconde d'être ensevelis par un éboulement ou par l'explosion du fourneau de mine de la « contre-sape » alle­mande, hâtivement dirigée contre eux afin de détruire leur travail avant qu'il ait pu être efficace. «Venez voir ! » Simple ma­nière de parler, car on ne voit absolument rien. Toutefois, au microphone du « poste d'écoute » on entend nettement les coups de pioche des Allemands au-dessus de nous, et même leur guttural charabia. « Il n'y a pas à dire, ils nous gagnent de vitesse. Dans une heure, nous sautons. Je vais les « camoufler ».

CAMOUFLET. Alors, fiévreusement, avec la barre de mine, mon camarade R... fora lui-­même un trou dans la direction du bruit perçu au-dessus de nos têtes, chargea la cavité à l'ex­trémité, alluma, et nous reculâmes précipitam­ment. A peine étions-nous revenus dans la tran­chée qu'une explosion sourde fit trembler la montagne. Mais nous ne vîmes rien ; la charge du « camouflet », assez forte pour bouleverser la « contre-sape » allemande et y ensevelir à jamais ses travailleurs, n'était pas assez puis­sante pour faire sau­ter toute la masse de terre qui la séparait de la surface. Aussitôt les sa­peurs s'engouffraient dans les galeries, déblayaient les éboulements causés par l'explosion et reprenaient en toute hâte les travaux inter­rompus.


Deux jours après, R..., plus boueux que jamais, la barbe engluée de glaise, m'annon­çait triomphalement : « Ça y est, cette fois ! Les quatre rameaux sont terminés. Il n'y a plus qu'à bourrer les fourneaux de mine dans deux heures on attaque ! »

FOURNEAU
DE MINE Tout au bout de chacune des galeries de la sape, des kilogrammes de mélinite ou de cheddite sont accumulés dans la « chambre » ou « fourneau » de mine. On fait par-dessus un solide « bourrage » sans lequel les gaz de l'explosion, au lieu de produire l'effet attendu, iraient « souffler » dans la sape. Si nous comparons celle-ci au canon d'un fusil, le « bourrage » fait office d'un corps étranger fermant hermétiquement l'extrémité du canon, ce qui ferait infailliblement exploser l'arme. Une étincelle électrique ! Une seconde se passe.... Et quatre explosions formidables retentissent ! La tranchée ennemie est vola­tilisée dans quatre énormes nuages de fumée noire, de terre, de pierres, de débris de toutes sortes, qui retombent en pluie. « En avant ! en avant ! » Toute la ligne sort d'un bloc et se rue vers l'ennemi. En quelques minutes, les quatre gigantesques « entonnoirs » produits par l'explosion des « fourneaux » sont occupés par nous, pendant que les mitrailleuses allemandes ouvrent le feu tardivement et que notre artillerie arrose d'obus de tous calibres les positions de l'adversaire...


Nous ne poursuivrons pas le récit de cette action de détail. Le lecteur sait maintenant qu'une sape est une galerie souterraine se dirigeant vers l'ennemi et comprenant un « rameau » principal et plusieurs « ra­meaux secondaires ». Une « contre-sape » est un boyau creusé par l'ennemi afin d'at­teindre et de détruire notre « sape » avant que celle-ci ait réussi à installer et à charger d'explosifs ses fourneaux de mine. Un « camouflet » est une « contre-contre-sape » ayant pour but de défendre notre «sape » en construc­tion par la destruction de la « contre-sape » ennemie.


Un « fourneau » est constitué par une charge d'explosifs sur laquelle on établit un solide « bourrage » et placée à l'extrémité d'une sape, d'une contre-sape ou d'un camouflet. Enfin un « entonnoir» est le trou ou plutôt le cratère creusé dans le sol par l'explo­sion d'un fourneau, et dont les dimensions varient suivant la quantité de matières explo­sibles employée.


Source Article anonyme ‘Lectures pour tous’ du 1er mai 1916


samedi 1 janvier 2011

lundi 27 décembre 2010

Groupement de Brancardiers Divisionnaire – 66 D.I.

66e Division PROJET d’organisation et de répartition
G.B.D. du personnel et matériel en cas d’attaque
à l’HWK

§ 1. – PERSONNEL mis à la disposition du médecin chef (médecin major de 1ère classe Peltier, médecin chef du GBD 66.

a). GB.D. 66 : 100 hommes environ, train non compris, deux médecins auxiliaires, deux faisant fonction de médecins auxiliaires, 3 sous-officiers, 5 caporaux.

b). G.B.C. 51 : la circulaire du 5 mars 1915 a modifié la composition du G.B.C. Il comprend une seule section de transport, soit 100 hommes environ, un médecin major de 1ère classe médecin chef, 3 médecins auxiliaires.

La section d’hygiène et de prophylaxie mise également à notre disposition est forte de 40 hommes et commandée par un médecin major de 2e classe bactériologiste, assisté d’un pharmacien, dont pour tout le groupe : 2 médecins majors, 1 pharmacien, 1 capitaine du train, 2 officiers d’administration, 3 médecins auxiliaires, 8 sergents, 15 caporaux et environ 160 hommes, train non compris.

c). En outre, et sur ordre du médecin divisionnaire, nous recevons :

Ami Pierre du 55e Régt Tal 20 brancardiers
Camp Schaeffer, du 57e Tal ? 20 brancardiers
Camp Schaeffer, du 213e Inf. 20 brancardiers
Camp des Dames, du 334e Inf. 20 brancardiers

Soit au total 80 hommes de renfort.

TOTAL GÉNÉRAL, 350 hommes (train non compris).

1 médecin chef, 2 médecins majors,
2 médecins aides majors, 5 médecins auxiliaires, 11 sous-officiers, 20 caporaux.
2 pharmaciens, officiers d’administration, etc, etc…...

§ 2. – MOYENS DE TRANSPORT.

a). Disponible au G.B.D. 66

3 grandes voitures pour blessés
4 petites voitures
18 brouettes porte brancards
9 mulets dont 4 de cacolet
90 brancards

b). Du G.B.C. (ensemble des moyens de transport de la formation)

6 grandes voitures pour blessés.
4 petites voitures.
4 camions automobiles pour personnel.
1 omnibus automobile pour les officiers.
30 brouettes porte brancards.
94 brancards.

Soit au total :

9 grandes voitures
8 petites voitures
35 mulets dont :
24 de cacolets
6 de litières
5 haut le pied pour atteler
48 brouettes porte brancards
184 brancards ou plus s’il faut C.V. à Moosch

c). En outre et sur ordre spécial du Médecin Divisionnaire :

Ambulance 1/74 Treh
12 mulets de cacolets
4 mulets de litières

Ambulance 2/64 Mittlach
8 mulets de cacolets
2 mulets de litières

d). S.S. Américaine, 20 voitures (3 blessés couchés ou 6 assis)
S.S.A. Anglaise n°2 de réserve, 23 voitures d’un rendement supérieur (4 couchés ou 8 assis).

§ 3. – RÉPARTITION DES RESSOURCES. (Aperçu général).

A. SECTEUR NORD (pentes nord de l’HWK).

GÉNÉRALITES.- La tâche imposée est le transport des blessés des postes de secours au relais de brancardiers qui sera établi à la ferme de Freundstein et du relais de Freundstein à l’ambulance d’évacuation de la vallée (3/58 Moosch).
Du poste de secours (camp de Rochette) à Freundstein, sentier muletier en mauvais état nécessitant le transport à bras, brancards, exceptionnellement par mulets pour les seuls assis. Le trajet Rochette-Freundstein (chargé) Freundstein-Rochette, nécessitera pour une équipe de travail un temps moyen de deux heures.

Á partir de la ferme de Freundstein la route à suivre est celle de Thomannsplatz, elle est en bon état, accessible aux voitures et aux autos légers ; une restriction s’impose : de l’endroit où convergent les routes de Freundstein et de Thomannsplatz (grand tournant) ; la pente vers Thomannsplatz est dure et la route est mauvaise, le rendement des autos se trouvera très diminué.
Un chemin muletier (25 minutes de trajet) rejoint la ferme de Freundstein au poste de Thomannsplatz, il servira pour le transport à brancards des grands blessés.
Des abris disséminés sur le flanc du Molkenrain peuvent servir en cas de bombardement de la ferme et du col de Freundstein, de refuge aux blessés et brancardiers.

PERSONNEL. – Médecin chef du secteur, médecin aide major de 1ère classe Pfulb (G.B.D. 66)
1 médecin auxiliaire du G.B.C.
80 hommes (20 équipes) provenant :
28 du G.B.D. 66 (à Husseren, sergent Gérome).
32 du G.B.D. 51
20 du 55e Territorial à Freundstein (rendus à la ferme).

Moyens de transport
8 mulets de cacolets, Mittlach
8 mulets de litières, Mittlach
1 grande voiture pour blessés G.B.C. Avec bouillottes
2 petites voitures pour blessés G.B.C. et couvertures
3 autos de la S.S.A. pour grands blessés
20 brancards du G.B.C.

EXÉCUTION DU SERVICE

a). Camp Rochette : 1 médecin auxiliaire, 28 hommes du G.B.D. 66 remplacés au fur et à mesure de leur arrivée à Freundstein, 3 mulets de cacolets, 1 mulet de litières.
b). Relais de Freundstein : médecin aide major Pfulb, 52 hommes (G.B.C. et 55e Tal), 1 grande voiture, 1 petite auto, 5 mulets de cacolets, 1 de litières.
NOTAS.
1) – Les voitures devront toujours se diriger (chargées) vers Thomanns, point de jonction des deux secteurs où les blessés sont revus et triés et peuvent recevoir une boisson chaude.
2) A Freundstein, même des soins d’urgence pourront être donnés et des boissons chaudes préparées.
3) Quelques équipes de Freundstein (6 équipes territoriales pourront être utilisées pour le transport à bras des grands blessés de Freundstein à Thomanns par le chemin raccourci direct.

B. SECTEUR SUD (pentes EST et SUD de l’HWK).

GÉNÉRALITES.- Ce secteur si l’on considère les effectifs supposés engagés, paraît destiné à fournir les 4/5e des évacuations. La tâche imposée est multiple. Elle commence au Nord de Silberloch, non loin de l’HWK.
De Silberloch à Bains-Douches, route descendante, praticable seulement aux mulets ou aux brancardiers. Ce trajet est de 20 minutes environ. Plus au Sud, se trouve le camp Renié à l’Est du poste des Bains-Douches (1 kilomètre), du camp Renié à Bains-Douches, route droite praticable aux brouettes seulement, trajet facile. Le poste des Bains-Douches recevra aussi les évacués du camp des Dames (2 bataillons) situé plus au Sud, au bas d’une pente raide. Le chemin qui unit Bains-Douches au camp des Dames, rapide, mal entretenu, ne permet que le transport humain. Le temps nécessaire pour le parcours (aller et retour) est de 1 heure 40 dont 1 heure pour la montée (équipe chargée) du camp aux Bains-Douches. D’où la nécessité d’un poste considérable aux Bains-Douche.
A Herrenfluh, (poste relais du G.B.D.) s’embranche la route descendant du camp Schaeffer, d’où nous avons aussi à assurer les évacuations d’un bataillon. A noter qu’un chemin réunit également le camp Schaeffer au poste central de Bains-Douches mais qu’on suivra de préférence la route d’Herrenfluh. La route la moins longue (1 h 10, dont 40 minutes pour la montée, équipe chargée) est également en meilleur état et praticable aux petites voitures et brouettes brancards.
Au Sud du camp Schaeffer, le camp Collardelle serait accessible par la même route, le trajet serait plus long de 10 minutes pour la montée et un peu moins pour la descente.

PERSONNEL. Médecin chef de tout le secteur Sud. Médecin major de 1ère classe du G.B.C. 1 médecin aide major G.B.D., 4 médecins auxiliaires, 220 hommes, gradés, etc….

MATÉRIEL. Le matériel restant disponible est réparti ainsi qu’il sera dit plus loin, ainsi que les moyens de transport.

MOYENS DE TRANSPORT.

1) Poste de Bains-Douches. Téléphone. 100 places, sous abris de rondins. Médecin chef du relais, M. le médecin aide major Gueit, du G.B.D., 2 médecins auxiliaires G.B.C. 100 hommes (25 équipes) provenant :

Du G.B.D. 40 brancardiers Sergent Guiraud
Du G.B.C. 40 brancardiers
Du 334e Infanterie 20 brancardiers

2 grandes voitures pour blessés G.B.C. Bouillottes et couvertures
2 petites voitures pour blessés Bouillottes et couvertures

Moyens de transport II

10 brouettes porte brancards (a)
6 mulets de cacolets Treh 1/74
2 mulets de litières Treh 1/74
25 brancards

FONCTIONNEMENT.
Le médecin aide major enverra ses équipes dans 3 directions. 1 Silberloch – 2 camp Renié où il pourra se servir également des petites voitures pour blessés, de brouettes brancards (un médecin auxiliaire) – 3 camp des Dames, où il dispose déjà de 5 équipes fraîches il disposera toujours pour le trajet uniquement, des brancards et des mulets. Ce 3e camp devra avoir comme le précédent un médecin auxiliaire détaché du G.B.C.
De Bains Douches où les blessés sont revus, abreuvés (boissons chaudes) ils seront dirigés sur Herrenfluh, Thomanns, par les grandes voitures – pour les grands blessés seulement par autos, de la S.S.A.

2) Poste d’Herrenfluh. Relais du G.B.D. Téléphone.

A Herrenfluh se tient le médecin major du G.B.C. chef du secteur, assisté du médecin auxiliaire Carral, chef de poste d’Herrenfluh, état major du G.B.C. Le Poste d’Herrenfluh est un relais sur la grande route Est-Ouest ; mais, de plus, il reçoit les blessés directement du camp Schaeffer. Tous les blessés du secteur Sud passent à Herrenfluh (détacher un médecin auxiliaire à Schaeffer).

PERSONNEL – 72 hommes provenant :
8 du G.B.D.
24 du G.B.C.
20 du 213e d’Infanterie. (rendus au camp Schaeffer)
20 du 57e Territorial. (rendus à Herrenfluh)

MOYENS DE TRANSPORT.

2 grandes voitures pour blessé du G.B.C. Bouillottes et couvertures
2 petites voitures pour blessé du G.B.D. Bouillottes et couvertures
10 brouettes porte brancards
6 mulets de cacolets Treh 1/74
2 mulets de litières Treh 1/74
20 brancards

Le chef de poste envoie ces équipes au camp Schaeffer, où se trouvent déjà 20 hommes du 213e d’Infanterie, il peut se servir également dans cette direction des voitures petites et des brouettes porte brancards. Des grandes voitures sont, en principe, réservées pour le transport à l’arrière, ainsi que les autos, réservées aux grands blessés. (Un médecin auxiliaire du G.B.D. au camp Schaeffer).
Le relais d’Herrenfluh sert, comme Bains Douches, de refuge pour les assis et d’hospitalisation temporaire en attendant les moyens d’évacuation. Dans chacun de ces postes, on pourra faire une injection d’huile camphrée, régulariser une hémostase. On donnera enfin des boissons chaudes…..

3) Poste de Thommansplatz. Point de jonction des deux secteurs. Médecin major de 1ère classe Peltier, médecin chef du G.B.D. Bicycliste. Téléphone – Officier du Train – Etat major du groupe – Médecin auxiliaire Manhés – Chevaux de relais – Petits relais – Mulets de cacolets 4 et haut le pied 5….. Renforts……20 hommes (5 équipes) du G.B.D. 66 – 5 brancards.

MOYENS DE TRANSPORT.

Grandes voitures pour blessés… 4. (3 du G.B.D. 66 et 1 du G.B.C.). Voitures automobiles de la S.S.A. 15 (pour se rendre de là au point où elles sont demandées d’urgence). A Thomannsplatz, carrefour, passeront tous les blessés évacuées, ils seront au besoin visités réchauffés. Le poste peut abriter temporairement des blessés couchés et des blessés assis.
De Thomannsplatz, tous les évacués le sont par voie hippo ou auto mobile. La voie d’évacuation passe par Pastetenplatz et Bitschwiller. Les voitures vides remontent toujours par la route de Willer à Thomannsplatz. Un procédé de pilotage permettant de connaître le nombre des voitures en route sur un segment donné est à l’étude.

En cas d’encombrement du Thomans et des postes plus à l’Est, nous aurons à disposition un nouveau relais à Pastetenplatz.

4) Poste de Pastetenplatz. Eventuellement médecin major de 2e classe du G.B.C. Un médecin auxiliaire G.B.D., 20 hommes provenant :
10 du G.B.D. 66
10 du G.B.C.

Moyens de transport
2 petites voitures du G.B.D. 66
5 brouettes porte brancards
3 brancards

Considéré comme en dehors de la zone d’action ce poste peut cependant par répercussion, avoir à évacuer un petit nombre de blessés. Il sera en tous cas le dernier relais sur la voie d’évacuation. Il recevra en particulier des artilleurs en raison de la prévision dans les pentes voisines de nombreuses batteries.

ORGANISATION DES ÉVACUATIONS DANS LA VALLÉE

Il nous a semblé nécessaire que sitôt descendues de Pastetenplatz et arrivées à Bitschwiller sur la route de la vallée, nos voitures hippomobiles soient vidées de leur contenu. Elles pourront ensuite regagner à vide par Willer la route de Thomannsplatz sans perdre un temps précieux à faire le trajet de Willer à Moosch et retour.
A cet effet, nous établirons à Bitschwiller un relais de transbordement, où les autos de la S.S. sanitaire de réserve ou les camions du G.B.C. viendraient relever les voitures à chevaux ayant terminé la descente.

RELAIS DE TRANSBORDEMENT DE BITSCHWILLER

Un cantonnement préfixé (à l’arrière de la route de Pastetenplatz après le pont, loge 1 et 2, Schmalzgasse, 20 hommes provenant du G.B.C. 51 qui seront chargés du transbordement susdit.

NOTA. Indépendamment de cette organisation qui vise seulement les troupes d’infanterie, il y aura lieu de prévoir pour les isolés et les artilleurs opérant en arrière ou en dehors de la ligne d’attaque la nécessité des moyens de transport. Ce seront, en général, des voitures automobiles qui vraisemblablement auront à se transporter en deux points principaux :

1° GOLDBACH
2° NEUHAUSEN

Elles seront envoyées en ces deux localités sur demande téléphonique des médecins attachés aux groupes d’artillerie.


Source: SHD cote 24 N 1632
Merci à L.S. pour la retranscription

vendredi 24 décembre 2010

mercredi 22 décembre 2010

Après la Marne


Les positions successives des armées du 4 au 16 septembre 1914





Source : Je sais tout

samedi 18 décembre 2010

lundi 13 décembre 2010

Sur les traces de la Grande Guerre




Source : Vosges Matin

Il y a quatre-vingt-dix ans... Valenciennes recevait la Croix de guerre


Le dimanche 21 novembre 1920 fut « une belle journée de soleil et d'enthousiasme, d'amour et de reconnaissance, de réparation aussi, le mot fut prononcé. Valenciennes tout entière vibra comme aux plus beaux jours de son histoire, de ceux que fleurissent les muses ».
Dans un style grandiloquent, caractéristique de son époque, Le Grand Écho du Nord rend compte de la cérémonie de remise de la Croix de guerre

La suite sur la voix du nord

jeudi 9 décembre 2010

Cérémonie de Tradition de l’Ecole des Fusiliers Marins et Commandos de Lorient à l’Aiguillon sur Mer

Le 17 décembre, une cérémonie de tradition de l’Ecole des Fusiliers Marins et Commandos de Lorient se déroulera à l’Aiguillon sur Mer. Au cours de cette cérémonie, les élèves de l’école recevront la fourragère, en hommage à l’héroïsme des anciens de la grande guerre.

La suite sur corlobe

Première Guerre mondiale Les bonnes volontés unies pour une exposition réussie


L'exposition Crugny, village de l'arrière, pendant la guerre de 1914-18 qui s'est tenue à l'église fut un grand succès. C'est l'œuvre d'une multitude de bonnes volontés, que les organisateurs ont tenu à remercier toutes les parties prenantes, notamment les écoliers et leurs professeurs, le maire, le conseiller général…

La suite sur l’union

Textes et images sur la Grande guerre


L'Office National des Anciens Combattants a créé une exposition itinérante sur la guerre de 1914-1918, une suite de panneaux détaillant par le texte et l'image les quatre années de ce meurtrier conflit européen. Une présentation grand public facile à suivre et accessible aux adultes comme aux jeunes et aux enfants. Cette exposition est actuellement installée à la Maison Saint-Joseph où chacun peut aller la visiter, l'établissement étant ouvert à tous.


lundi 6 décembre 2010

Ses descendants publient le récit de guerre du poilu

Auguste Hervouet, poilu anonyme de la Grande Guerre, est en train de connaître une postérité inattendue. Né en 1884, mort en 1952, cet homme originaire de Saint-George-de-Montaigu, en Vendée, a passé quatre ans dans les tranchées. Et pris des notes, de Vierzon à Verdun, de Nancy au chemin des Dames, sur ses conditions de vie et de bataille. Ses descendants, dont sa petite-fille, Gisèle Morio, née Leconte, Sébastiennaise depuis deux générations, ont décidé de publier ce récit authentique, témoignage d'une guerre interminable qui démarra il y a presque un siècle. Des liens resserrés

La suite sur Ouest-France

Les successeurs des peintres des batailles

Il n'y a pas que les batailles pour les peintres officiels des armées qui exposent leurs œuvres à l'espace Apollo. Dans le cadre du festival Arts et couleurs d'Autan, Jean Marie Zacchi, peintre officiel de la marine et Jean Michel Golfier en charge de l'armée de l'air ont accroché des toiles puissantes illustrant l'action militaire comme les charmes de la nature ou les drames des guerres passées.

La suite sur la dépêche

samedi 4 décembre 2010

Le 20 mars 1915 au Reichackerkopf (6e BCP)


20 mars 1915



Dans la matinée bombardement habituel par pièces de tous calibres. Toutefois le 210 tire par 2.
13 h. Une forte colonne ennemie parvient à faire irruption dans la position sur la face N et sur les derrières de la 4e Cie du 6e qui défend le Grand Reichacker face à l’Est. Cette Cie est en même temps attaquée sur son front par une épaisse ligne de tirailleurs, munis de grenades.
Cette Cie est complètement enveloppée, détruite ou prise après une énergique résistance.
Entre les 2 Reichacker la 3e Cie du 6e qui fait face au ravin de Tiffenbach a deux sections enlevées par des explosions de mines. L’ennemi attaque avec violence sur tout le front ; la Cie du 23e qui gardait la gauche se replie par le col du Sattel.


La 6e Cie du 6e qui garde le Petit Reichacker est enveloppée. Les 2 pelotons de cette Cie s’adossent l’un à l’autre et parviennent à se dégager et à se replier sur la ligne du Sattel. Le peu d’action de notre artillerie, le barrage intense de l’artillerie allemande sur le col du Sattel et l’extrême état de fatigue des troupes ne permettent pas de pousser cette contre-attaque.


Sources : Texte : SHD, SGA Mémoire des Hommes

mardi 30 novembre 2010

Ambulance 13


Début novembre, Grand Angle publiait Croix de sang, le 1er tome de la série L’Ambulance 13 de Cothias, Ordas et Mounier.
Dans cette bande dessinée, les auteurs évoquent la guerre de 1914-1918.
Certes ceci a déjà été fait mais les auteurs ont ici choisi un point de vue jusqu’alors assez peu exploré : celui d’un jeune chirurgien du service de santé des armées. Affecté en première ligne, près de Verdun, et secondé par une équipe hétéroclite de brancardiers, leur héros tente d’accomplir la tâche épouvantable que la guerre lui impose, en essayant de préserver un peu d’humanisme.

La fiche album

Pas collectionneurs mais « sauveteurs d'histoire » «


La Grande Guerre s'affiche » pendant une semaine, à Cuzin. Rencontre avec un des organisateurs.
Laurent Ségalant préside l'association Grande Guerre en Gascogne qui expose, au centre Cuzin, « La Grande Guerre s'affiche », jusqu'au 5 décembre.

La suite sur sud-ouest

lundi 29 novembre 2010

Le 20 juillet 1918 au 217 R.I.



Je n’ai pas trouvé de fiche au nom de Cure Léon MPLF au 109e R I.
Je pense que la tombe correspond à cet homme, né et enterré° à Brazey-en-plaine, Blessé mortellement dans les environs de Prosnes.
° Chose étonnante, malgré le décès dans une ambulance, il y a une déclaration de jugement en 1921.

20 juillet 1918

Journée calme sur la 2e position. En exécution de l’ordre 8824 de la 71e D.I., le VIe Btn du 217e R.I. monte en 1re ligne dans le C.R. du Bois Noir en avant de la voie romaine au N.E. de Prosnes et est placé sous le commandement du Colonel Commt le 221e, Commt le sous-secteur Ermitage.
Le Bataillon du 221e situé sur la ligne avancée de la 2e position remplace en soutien le VIe Baton du 217e Le 2e Bataillon du 130e R.I. relevé de 1re ligne vient occuper l’emplacement laissé libre par le IVe Bataillon du 22e R.I.


Pertes :

Tués
Néant

Blessés
Adjudant Barroz Jean
Soldat Mottet François
Soldat Poulage Jean
Soldat Viale Fernand
Soldat Revel Jean
Sergent Quetin Auguste
Soldat Lassus Paul
Soldat Curé Leon
Soldat Senebier Albert
Soldat Girard André

Disparus
Néant



Sources :
Fiche : SGA Mémoire des Hommes
Carte : Géoportail - © 2007 - 2010 IGN (modifications tirées du JMO)


Photos Mounette et Achache / Forum Pages 14-18 (Cimetière de Brazey-en-plaine (21))

Merci à eux

vendredi 26 novembre 2010

Le 24e Dragons le 29 juin 1917


Le 29 juin 1917










Attaque allemande. A 18 heures, après une préparation d’artillerie qui dura 2 heures, le détachement du 1er Escadron commandé par le Lieutenant De Witte et tenant la tranchée du ‘Bec’ eut à soutenir une attaque allemande accompagnée de jets de liquides enflammés : après 3 heures1/2 de combat, la tranchée de première ligne doit être abandonnée,


elle fut reprise aussitôt et en entier par le détachement du 1er Escadron qui fit 4 prisonniers dans la contre-attaque.

Les pertes sont :

Disparus :
Lieutenant De Witte
cavalier Gentil
cavalier Le Méec

Tués :
Brigadier Talibart
Brigadier Marteil
cavalier Duboz
cavalier Fillâtre
cavalier Ydrac
cavalier Divay
cavalier Le Rigoleur

Blessés :
cavalier Gourhan
cavalier Herbette
cavalier Calvez
cavalier Barbé
cavalier Foubert
cavalier Potel
cavalier Henry
cavalier Martin
cavalier Guillou



Sources :
Carte : Géoportail - © 2007 - 2010 IGN


Merci à Valérie